5 conseils pour réussir sa période d’essai

Publié le 22 octobre 2010 Mis à jour le 12 mars 2020 Mathilde Hardy

La période d’essai est devenue un incontournable dans le cycle d’embauche. Et pourtant, elle n’est pas obligatoire ! D’un côté, les employeurs s’en servent pour tester les compétences techniques, mais aussi comportementales de la nouvelle recrue, et de l’autre, elle permet à cette dernière de vérifier que le poste est en adéquation avec ses attentes. Vous en êtes certain, après quelques semaines passées dans l’entreprise, ce job est fait pour vous ! Comment mettre toutes les chances de votre côté pour briller auprès de votre employeur ? Découvrez dans notre article 5 conseils pour réussir haut la main votre période d’essai.
5 conseils pour réussir sa période d’essai

Réussir son onboarding

L’onboarding, c’est le nouveau dada des entreprises ! Vos premières heures dans l’entreprise, c’est-à-dire le début de votre période d’essai, seront chaleureusement encadrées pour que vous vous sentiez bien. Votre unique challenge à ce moment-là est de ne pas dénoter. Soignez votre arrivée et votre première impression auprès de votre manager et de votre n + 2 : pas de folies vestimentaires, un sourire éclatant et une poignée de main affirmée. N'oubliez jamais que c'est une phase où vous serez observé et jugé par tous. Si personne n'en prend l'initiative, faites le tour de votre service et des collègues « collatéraux » avec qui vous devrez collaborer et présentez-vous. Réussir ses premiers jours de travail est capital.

Bon à savoir : la période d'essai n'est pas imposée par la loi.

Respecter une phase d’observation pour réussir sa période d’essai

S’il y a une règle à laquelle il ne faut jamais déroger lorsqu’on arrive dans une nouvelle entreprise, c’est bien la discrétion. La discrétion est LA règle d’or en matière de période d’essai.

Concrètement, que faut-il faire et ne pas faire pour se donner toutes les chances de réussir sa période d’essai ?

À ne surtout pas faire :

  • Ne pas se vanter.
  • Ne pas étaler son savoir.
  • Ne pas dire aux salariés déjà en place qu’il devrait faire comme ça plutôt que comme ça.
  • Ne pas essayer de se mêler à toutes les conversations. Gardez vos distances, et certains commentaires pour vous.
  • Ne pas faire comme si vous étiez super « ami » avec vos futurs collègues alors que vous ne les connaissez que depuis quelques heures.

À l’inverse, voici ce que vous pouvez (et même devez !) faire :

  • Apporter le petit-déjeuner le premier jour, la nourriture est fédératrice.
  • Maîtriser les 10 infos à connaître sur l’entreprise : l’organigramme, les principaux concurrents, les chiffres clés...
  • Poser des questions professionnelles utiles à votre manager et à vos nouveaux collègues. C'est un signe d'intérêt, pas de faiblesse.
  • Prendre des notes. Ne pensez pas que vous retiendrez tout du premier coup. Pendant votre période d’essai, vous recevrez énormément d’informations. En cas d’oubli, vos notes vous rafraîchiront la mémoire. Ce qui est préférable plutôt que d’aller faire répéter votre voisin de bureau.
  • S’intéresser aux missions des personnes de votre équipe.

Monter en puissance sur ses propres missions

Vos premiers pas dans l’entreprise effectués, on attend de vous que vous montiez en compétences et en autonomie sur tous les sujets qui touchent votre fiche de poste. Pendant votre période d’essai, vous allez vite devoir vous familiariser avec votre environnement professionnel, vos fonctions, dossiers et autres clients. Un peu de zèle ne nuit pas, mais attention à maîtriser sa vitesse de croisière. Il ne s'agit pas de s'essouffler à mi-parcours. De même, si vous sentez le moindre flottement, n'hésitez pas à solliciter un entretien pour rectifier le cap.

Adopter la culture de l'entreprise pour réussir sa période d’essai

Vouvoiement, tenues vestimentaires, pause déjeuner, horaires de travail : adoptez la culture et les valeurs de l'entreprise si vous voulez survivre à votre période d’essai. Surtout n’essayer pas d’imposer votre propre style dès vos débuts. Vous devez plutôt agir comme un caméléon et vous fondre naturellement dans la masse. Pour ne pas risquer l’impair, rapprochez-vous de votre manager ou d’un collègue bienveillant et demandez-lui le « code de bonne conduite » de l’entreprise.

Ne rien lâcher jusqu’à la fin de la période d’essai pour la réussir

Une période d’essai c’est long… 4 mois quand on est cadre, renouvelable une fois… donc 8 mois au maximum. Pour une période d’essai réussie, la vigilance doit donc être maintenue pendant ces 8 mois… Restez concentré, ne vous relâchez pas.

Si tout se passe bien, le terme de la période d'essai marque la fin officielle de la phase de recrutement. Attention, c'est davantage une étape qu'un aboutissement. Cette « première impression » reste un tremplin pour le reste de votre carrière au sein de l'entreprise.

Notre conseil Cadremploi : si votre employeur décide de mettre fin à votre période d'essai, tâchez surtout de comprendre pourquoi et à en tirer des enseignements. Vous pouvez solliciter un entretien de fin de période d’essai pour vous aider à en savoir plus. Sachez aussi que si la période d'essai permet à l'employeur d'évaluer vos compétences, elle vous permet également d'apprécier si les fonctions occupées vous conviennent. Vous vous êtes trompé en acceptant ce poste ou il ne répond pas à vos attentes ? Ou, mieux, une meilleure opportunité se présente ? Vous pouvez, vous aussi, rompre la période d’essai ou décider de sa prolongation.

Mathilde Hardy
Mathilde Hardy

Après l'obtention du diplôme d'avocat, je me suis tournée vers l’édition et la production de contenus print et web pour différents Médias. Je suis aujourd'hui en charge de la rubrique Conseils du site Cadremploi. À ce titre, je rédige des articles afin d'accompagner les candidats à l'embauche et leur permettre de décrocher l'emploi de leurs rêves. J'informe également les cadres sur tout ce qui touche de près ou de loin au monde du travail.

Vous aimerez aussi :