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Des citations de rappeurs pour inspirer les managers

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Elodie Buzaud

Vous croyez que le rap ne parle que de belles voitures, de femmes légèrement vêtues et de violence ? Détrompez-vous. Il évoque avant tout la réussite. La preuve en 4 citations expliquées par Jean-Philippe Denis.

Connaissez-vous le hip-hop management ? C’est le concept inventé par le docteur en sciences de gestion Jean-Philippe Denis et qu’il développe dans son livre Introduction au hip-hop management (éd. Ems, 2014). Ce dernier invite à s’inspirer du hip-hop pour manager. Pourquoi ? Parce que « le rap est la musique de ceux qui viennent de rien, qui veulent prendre le pouvoir et qui s’appuient sur le collectif pour y arriver », explique-t-il. Dans un environnement concurrentiel où le chômage est élevé, pour réussir, les managers auraient donc tout intérêt à s’inspirer des rappeurs « qui savent que la vie n’est faite que d’incertitudes ». Pour cela, « il suffit d’écouter attentivement leurs paroles ». Prêt ? À vos écouteurs !

"I’m not a businessman, I’m a business, Man."

Jay-Z, dans Diamonds from Sierre Leone, avec Kanye West.

« Cette phrase de Jay-Z veut dire qu’il n’est pas là pour faire de l’argent, mais pour développer son business. En stratégie, développer son business, c’est développer ses activités. Quand on sait que Jay-Z n’est pas simplement rappeur et producteur, mais qu’il a aussi sa marque de vêtement et une fortune estimée à 700 millions de dollars (entre autres), on comprend mieux cette phrase. C’est une incitation à la diversification. Dans un univers concurrentiel, c’est ce que font toutes les entreprises », explique Jean-Philippe Denis.

 

"J’attends pas leur p***** de paye ou leur p***** d’bus."

Booba, dans Ma définition, dans l’album Temps mort.

« Cette phrase résume à elle seule l’idée d’entrepreneuriat, d’innovation et d’audace qu’il y a dans le rap. Pour la petite histoire, dans ce rap, Booba s’adresse à Skyrock qui lui avait proposé de le payer pour passer à la radio. Il a refusé, créé son propre label, est allé négocier directement avec Virgin et a lancé une énorme campagne d’affichage dans tout Paris. Il n’a pas laissé les autres déterminer combien il devait être payé et il n’a pas attendu qu’on lui dise ce qu’il devait écrire (Skyrock trouvait parfois ses paroles trop violentes et refusait de le diffuser). Il dira aussi : "Je suis là pour ouvrir d’autres portes". »

 

"Laisse pas traîner ton fils, si tu veux pas qu’il glisse."

NTM, dans l’album Suprême NTM.

« C’est un morceau sur le mimétisme et l’éducation. NTM reconnaît que pour rentrer dans la famille, il faut faire ses preuves, mais ce n’est pas pour ça qu’il ne faut pas rejeter ce modèle. Là on parle de la rue, mais ça aurait pu être dirigé contre Wall Street ! C’est une leçon sur l’esprit critique et sur l’exemplarité. Être dirigeant, être manager, c’est être exemplaire. Or beaucoup de techniques de gestion poussent à la rivalité plus qu’à la solidarité et à l’éducation, or c’est l’un des enjeux clés. »

 

"J’ai troqué mes études contre un disque de platine tout en sachant que ton public te piétine."

Sexion d’Assaut, Ma direction.

« Ce morceau parle d’humilité, de vulnérabilité, mais aussi de résilience. La dimension égocentrique dans le rap (l’égo trip) est utilisée comme moyen de reconnaître sa vulnérabilité. C’est tout sauf de l’arrogance ! Les rappeurs de Sexion d’Assaut savent que leur succès ne tient qu’à un fil, qu’il n’est fait que d’incertitudes. C’est ça un hip-hop manager. »

 

Les figures du hip-hop management ne sont pas que des rappeurs

Steve Jobs : « C’est l’incarnation même du hip-hop manager, estime Jean-Philippe Denis. Il a trois grands principes, qui collent parfaitement avec cette idée. Le premier, c’est : agissez d’abord, soyez ambitieux ! Le second, c’est que le seul moyen de réussir, c’est d’être passionné. Le troisième, c’est qu’il faut oser ! »

Barack Obama : « Obama est un hip-hop manager car il croît au pouvoir de la voix. Il croit qu’une voix peut faire changer une pièce, un quartier, une ville. Et c’est ça aussi le hip-hop management : c’est croire au pouvoir du discours pour changer les choses. »

 

7

commentaires

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oups

28/06/2015

à 14:07

Mon petit Jean-Philippe Denis, prendre booba ou sexion d'assaut comme référence ça revient à citer bhl au bac de philo, c'est très casse gueule....

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A BAT JOUR

28/06/2015

à 13:39

N'importe quoi ....

et quand ils te disent " nique ta mère " , c'est une forme de leadership c'est ça ?

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ALADINOW

29/03/2015

à 20:47

Que de jeunes chômeurs, désespérés du sort qui leur fut réservé par les meilleures bontés des pouvoirs, avaient évité d'exprimer le désarroi par des méthodes autrement artistiques ... Dangereuses par l'expression de la violence au vrai sens du terme ... Le RAP avait ainsi, et d'autres styles aussi, servi le #libéralisme discret. Obama en est l'exemple achevé.

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future rapounette

17/02/2015

à 09:32

bon ben je vais me mettre au rapounet ça va dégommer ! vais peut être me faire des millions (heu ? de jaloux et jalouses) mais au moins, ça me permettra de me ménager ... toute seule ! lol

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futur retraité

15/02/2015

à 17:49

Barack Obama : « Obama est un hip-hop manager car il croît au pouvoir de la voix. Il croit qu’une voix peut faire changer une pièce, un quartier, une ville. Et c’est ça aussi le hip-hop management : c’est croire au pouvoir du discours pour changer les choses

Serions nous dans un monde féérique où le verbe s'incarne ??

"

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papasam

13/02/2015

à 12:58

mouaip.....

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NInhursag

10/02/2015

à 14:16

Vous auriez pu citer Keny Arkana. Elle a plein de choses intéressantes à dire, elle. En plus, c'est une femme. Cela aurait un peu rééquilibré votre sélection un peu trop testostéronée...

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