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Hyperactivité au travail : comment la détecter et la valoriser ?

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Fleur Chrétien

Elle touche 4 % des adultes ; 90 % d’entre eux ignorent qu’ils en sont atteints. L’hyperactivité, également appelée TDAH (Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) est d’origine neurologique, souvent héréditaire. Présente dès l’enfance, elle se manifeste, entre autres, par une impulsivité verbale et physique, un trouble de l’attention, une hypersensibilité. Dans le cadre du travail, ce trouble du comportement est souvent synonyme d’échec professionnel, notamment parce qu’il n’est pas bien diagnostiqué. Vous devez manager un hyperactif ? Il s’agit certes d’un challenge, mais il n’est pas insurmontable si vous êtes conscient du trouble de votre collaborateur. Hyperactivité au travail : comment la détecter et surtout, la valoriser ? Cadremploi s’est penché sur les signaux permettant d’identifier les comportements hyperactifs, et vous propose des pistes de management et d’organisation pour faire de ce trouble un atout pour votre équipe.

Détecter l’hyperactivité au travail

L’adulte hyperactif pense beaucoup, parle (trop) vite, passe d’une pensée à l’autre sans transition. Il est souvent submergé par les idées, ne sait pas par où commencer. C’est pourquoi il se met tardivement à la tâche. À l’agitation cognitive de l’hyperactif se greffe une impulsivité verbale et motrice. Concrètement, un hyperactif parle beaucoup, vite et fort. Dans un open space, il est rarement le plus discret. Cette attitude est épuisante pour lui, mais aussi pour tous ceux qui travaillent à ses côtés.

Imaginez-vous voisin de bureau avec un hyperactif incapable de rester assis plus de 10 minutes, gesticulant sans cesse, bavardant en continu, alors que vous avez besoin de vous concentrer sur un gros dossier !

À lire aussi >> Rester concentré au travail : comment faire ?

Valoriser l’hyperactivité au travail

>> Accompagner les difficultés d’organisation et de priorisation

Pour un adulte atteint du trouble d’hyperactivité, impossible de se projeter et de s’organiser. Donnez-lui un gros dossier 2 mois à l’avance : à coup sûr, il ne s’y plongera qu’une semaine avant la deadline de rendu. Il sera stressé, agité et incapable de prioriser ses actions pour remplir sa mission.

Vous avez un hyperactif dans votre équipe ? Ne le laissez pas rentrer dans le cercle vicieux urgence - stress - échec. Une piste pour l’accompagner : réfléchir avec lui au découpage de la mission, aux actions à prioriser, aux échéances intermédiaires qui lui permettront d’accomplir son travail de façon progressive et structurée. Et surtout, continuez de le stimuler en exploitant sa capacité à être multi-tâches. Car oui, ce que l’hyperactif craint plus que tout, c’est l’ennui. Alors pour lui, mieux vaut trop que pas assez. Si vous pilotez son activité, veillez à maintenir cet aspect multi-tâches tout en posant des objectifs réalistes.

>> Savoir valoriser la créativité et l’impulsion de l’hyperactif

L’agitation et l’impulsivité cognitive d’une personne hyperactive sont accompagnées d’une volonté de tout faire en même temps. Généralement, l’hyperactif alterne les phases « On » durant lesquelles il est agité, pressé, bavard ; et les phases « Off » qui correspondent aux périodes de relâche. Quand l’hyperactif est en phase « On », il produit une multitude d’idées qui lui permettraient presque de brainstormer seul. Un véritable atout pour booster la créativité des projets. Certes, votre collaborateur hyperactif ne saura pas mettre en place un plan d’action pour concrétiser ses idées. En revanche, il est capable de lancer des pistes de réflexion intéressantes à explorer.

De même, quand l’hyperactif déborde d’énergie, il peut initier plusieurs projets en même temps. Problème : aucun n’est mené à son terme. Solution : mettez-le en équipe avec un profil « faiseur » qui aime structurer, planifier, piloter. L’hyperactif donnera alors l’impulsion, tandis que son binôme garantira la mise en œuvre.

À lire aussi >> Manager : comment donner du sens au travail de son équipe ?

Trouble d’hyperactivité au travail : comment éviter l’épuisement ?

Si vous managez un hyperactif, votre défi sera donc d’éviter la phase d’épuisement. Scrutez les signes qui montrent que votre collaborateur entre dans un niveau d’agitation trop élevé, qui peut le mener au burn-out. Essayez de tempérer son stress et de le stabiliser.

Pour minimiser les impacts sur le reste de l’équipe, évitez les open spaces : un espace de travail isolé permettra à l’hyperactif de se concentrer sans trop de stimuli extérieurs, et sans risque d’importuner les collègues.

À vous aussi de savoir exploiter l’énergie débordante de l’hyperactif selon le contexte. Organisation d’événements d’entreprise, onboarding des nouveaux collaborateurs, brainstorm créatif pour de nouveaux projets ou produits : l’hyperactif ayant du dynamisme à revendre, nul doute qu’il saura insuffler une bonne dose d’énergie au reste de l’équipe.

L'hyperactivité peut-elle être un atout au travail ? La réponse est oui, si tant est qu’elle soit identifiée, accompagnée et exploitée à bon escient.

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