Jeunes dip' : 5 conseils pour survivre à la crise

Publié le 29 avril 2010 Aurélie Tachot

Il ne fait pas bon être débutant sur le marché de l'emploi. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Selon l'Apec, en 2010, les employeurs prévoient de recruter environ 25 % de jeunes diplômés de moins qu'en 2009. Voici cinq conseils pour contourner les portes des entreprises qui restent si bien fermées.

 

1- Ne boudez pas les contrats précaires

« Il ne faut pas se décourager car il reste des opportunités à prendre, assure Manuelle Malot, directrice Carrière et Prospective de l'EDHEC. Mais il faut savoir que les entreprises cherchent surtout à recruter les jeunes diplômés autrement que via des CDI : sous la forme de contrats courts ou de consulting, par exemple. » Une porte d'entré dans la vie active, en vue de rebondir plus tard sur le fameux CDI.

 

2- Sortez des sentiers battus !

« Chercher du travail là où les autres ne le font pas ! », incite Manuelle Malot. Concrètement, cela signifie ne pas se contenter d'envoyer sa candidature aux entreprises du CAC 40. « Il faut écrire aux TPE et PME qui ne communiquent pas toujours sur leurs recrutements mais qui ont pourtant des besoins. »

Pour mieux identifier les attentes des recruteurs, vous pouvez aussi les solliciter pour des entretiens conseils. « Ces rencontres informelles permettent au jeune diplômé de se positionner en tant que professionnel, de conforter ses compétences, d'agrandir son réseau de contacts et éventuellement de tomber sur une opportunité ! », assure Marion Brunet, chargée de mission insertion à l'AFIJ de Bordeaux (Association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés).

 

3- Reprendre ses études ? Seulement dans certains cas...

Retourner sur les bancs de l'école le temps que l'orage passe, une bonne idée ? Pas forcement... « C'est judicieux lorsque le diplôme acquis n'est pas opérationnel. Dans les autres cas, c'est reculer pour mieux sauter », estime Manuelle Malot. Une reprise d'études pourrait même laisser entendre aux recruteurs que vous ne vous sentiez pas prêt à occuper un poste en entreprise. Il faut ainsi se préparer à justifier cette période devant les employeurs.

« Lorsque les jeunes souhaitent absolument reprendre leur cursus, je leur conseille de privilégier des formations professionnalisantes en alternance, car celles-ci facilitent l'insertion », explique de son côté Marion Brunet.

 

4- S'expatrier pour faire décoller sa carrière

En 10 ans, le nombre de jeunes démarrant leur vie professionnelle dans un pays étranger a explosé. Dans les grandes écoles, environ un quart des promotions se tournent à présent vers des postes à l'étranger. « C'est l'occasion pour eux d'avoir plus de responsabilités et de viser des missions plus attrayantes, surtout lorsqu'ils s'expatrient dans des pays en voie de développement comme en Asie », précise Manuelle Malot. À noter : l'expatriation des jeunes diplômés est désormais facilitée par de nombreux dispositifs (V.I.E, V.I.A, Graduate Program, P.V.T...).

 

5- Prendre un coach : attention l'arnaque !

Depuis peu, des coachs privés proposent aux jeunes diplômés de les assister dans leur recherche d'emploi. « Notre atout, c'est d'être en contact constant avec les employeurs et de connaitre leurs besoins en termes de recrutement », explique Sylvain Jouve, psychologue et fondateur du cabinet de conseil et de coaching Capéo. Mais avant d'opter pour cette solution onéreuse, méfiez-vous ! Si certains coachs sont très professionnels, d'autres souhaitent juste profiter d'un marché juteux... « Il ne me parait pas opportun de faire appel à un coach privé dans la mesure où les services « Carrière » des grandes écoles, des universités et les associations d'anciens élèves proposent déjà des accompagnements individualisés gratuits, encadrés par des professionnels », prévient Manuelle Malot.

 

Aurélie Tachot
Aurélie Tachot

Après avoir occupé le poste de rédactrice en chef d’ExclusiveRH.com (entre autres), je travaille désormais à mon compte. Pour Cadremploi, je contribue à la rubrique Actualités via des enquêtes, des interviews ou des analyses sur les évolutions du monde du travail, sans jamais oublier l'angle du digital.

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