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Jeunes diplômés : comment éviter le choc du premier emploi

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Régis Delanoë

Organisation de l’emploi du temps, apprentissage de l’autonomie, sens des responsabilités… À la fin de ses études, un jeune diplômé doit se sentir prêt à intégrer sa nouvelle vie professionnelle pour éviter le choc du premier poste.

Les incontournables stages

Pour appréhender au mieux le monde de l’entreprise, le mieux est encore d’apprendre à le connaître ! Une lapalissade qui impose comme une évidence l’importance des stages dans le cursus scolaire pour habituer progressivement les jeunes à quitter l’habit d’étudiant pour endosser celui de futur actif. « On impose 36 semaines de stage au minimum à nos étudiants, illustre Ulrike Braun, responsable de l’orientation et de l’insertion professionnelle à l’École des Mines de Nancy. Le programme de ces stages est fait de telle sorte qu’il permet aux jeunes une découverte progressive du monde de l’entreprise : 4 semaines de stage imposées la première année, 12 semaines la seconde année, puis 5 à 6 mois la troisième. » Sans compter les stages effectués pendant les vacances, par une partie des étudiants, avec des conventions de stage accordées à ceux qui le souhaitent. À Nancy comme dans un grand nombre d’autres écoles, « il est possible d’obtenir une année de césure pour les jeunes souhaitant passer encore plus de temps en entreprise avant la fin de leurs études », précise Ulrike Braun.

 

Le choix de l’apprentissage

De plus en plus de grandes écoles proposent également à leurs étudiants de suivre un cursus en alternance pour plonger à temps partiel dans le grand bain du monde du travail. C’est le cas par exemple de Sup Career, dont la responsable des relations entreprises Véronique Plasson explique l’intérêt du dispositif : « l’alternance permet aux jeunes, au cours de leurs études, d’occuper déjà de vrais postes avec des objectifs à remplir, une culture de l’entreprise à appréhender… Ce sont des "professionnels juniors" qui ont une opérationnalité très intéressante pour la suite de leur carrière. »

Là encore, la découverte est progressive, avec d’abord un temps supérieur de cours en centre de formation pendant les deux premières années d’études, puis l’inverse les deux années suivantes (une semaine en centre pour deux semaines en entreprise par exemple), et une dernière année avec trois jours d’école seulement pour douze jours en entreprise. « Il s’agit d’un rythme s’apparentant déjà plus aux séminaires de formation professionnelle », fait remarquer Véronique Plasson. À Sup Career comme dans tout cursus en alternance, le planning des étudiants est suffisamment dense aussi pour les habituer à assumer d’importantes charges de travail. « En réalité, le choc se fait plus ressentir au moment des études en alternance, un mode de formation particulièrement exigeant, qu’au moment de l’après-diplôme », assure même Véronique Plasson.

 

Des cours ouverts sur l’entreprise

Conscientes de l’importance de confronter les jeunes au monde de l’entreprise, les grandes écoles nouent depuis longtemps des liens étroits avec celui-ci. C’est le cas par exemple de l’ESITC à Caen, où Sandrine Jaunet est en charge des relations entreprises. « L’idée est de faire la liaison et d’être à l’écoute des deux mondes, dit-elle, que les attentes des entreprises en matière de formation correspondent aux enseignements délivrés. » À Nancy, Stéphane Caytel, campus manager chez Michelin, travaille en étroite collaboration avec l’École des Mines. « Mon rôle est celui d’un ambassadeur, présente-t-il. On réalise avec les étudiants des simulations d’entretien et on les fait prendre conscience des enjeux de leur futur emploi. » Le plus gros défi ? « Certains futurs ingénieurs sont d’excellents élèves mais n’ont pas toujours la maturité nécessaire pour comprendre l’importance d’être à leur tour pédagogues. Le travail en équipe est essentiel dans la sphère professionnelle, il faut apprendre à déléguer, à synthétiser, à motiver… » Ce qui peut se faire par le biais de business game par exemple, jeu de rôle réalisable en cours et pendant lequel les élèves apprennent à travailler ensemble à la réussite d’une mission.

 

C’est en faisant qu’on apprend

« L’autonomie, la prise d’initiative, ça s’apprend en faisant. » C’est en partant de ce principe que Sandrine Jaunet explique le programme mis en place au sein de l’école : « La première année, c’est 80 % de théorie, 20 % de projets. En dernière année c’est l’inverse. Ces projets sont semblables à des appels d’offre, comme dans la vraie vie d’une entreprise. Les jeunes apprennent à produire des rapports techniques, à présenter des soutenances orales… » Le fait que beaucoup de professeurs soient issus du monde professionnel contribue également à la transmission d’expériences.

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commentaires

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Réagir à cet article

réaliste

22/08/2017

à 16:26

Il y a toujours un choc que ce soit votre premier ou n-ième poste. Ce choc est salutaire et permet de prendre la mesure du poste et des responsabilités et d'avoir les pieds sur terre.

L'habitude est source de danger !

> Répondre

Jean C

27/07/2016

à 10:52

ou Le choc du premier SANS emploi

> Répondre

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