Le choix du télétravail

Publié le 01 juin 2002 M. J.

Le télétravail pose encore problème. Certains employés doutent encore de ses vertus épanouissantes et se montrent encore réticents. Et pourtant, aujourd'hui le cadre juridique autour de ce mode de travail est mieux défini. De quoi convaincre les récalcitrants.

Problématiques autour du télétravail

Autonomie, équilibre entre vie privée et vie professionnelle pour le salarié, flexibilité et économie de locaux pour les entreprises... Le télétravail, rendu possible par les nouvelles technologies de l'information, est censé favoriser à la fois l'épanouissement personnel et la compétitivité. Reste qu'en réalité, les quelques télétravailleurs existants sont confrontés à bon nombre de questions : cette forme d'organisation nuit-elle à leur intégration dans l'entreprise ? A leur carrière ? Sans compter que des contentieux ont déjà existé sur qui, de l'employeur ou du salarié, devait financer l'équipement du télétravailleur.

Le télétravailleur, un travailleur comme les autres

Heureusement, les partenaires sociaux européens, sous l'impulsion de la Commission européenne, ont souhaité mettre de l'ordre dans tout cela en signant, le 16 juillet 2002, un accord cadre sur le télétravail. Ce texte doit être mis en oeuvre dans les trois ans suivant la date de sa signature dans les différents Etats membres. Mais mieux vaut en connaître déjà les différentes dispositions, pour aborder la pratique selon les conditions qui serviront de base aux négociations nationales. Sachez que selon l'accord, le télétravail doit être librement accepté par le salarié et l'employeur, et peut être refusé sans que cela soit un motif de résiliation du contrat de travail. Le télétravailleur bénéficie des mêmes droits que les autres salariés et voit sa vie privée respectée par l'employeur. L'entreprise doit fournir, installer et entretenir les équipements nécessaires, sauf si le salarié utilise les siens, et veiller à la protection de la santé et de la sécurité professionnelles du télétravailleur. Toujours selon l'accord cadre européen, la charge de travail et les critères de résultat doivent être les mêmes que dans les murs de l'entreprise, les télétravailleurs doivent avoir accès aux mêmes plans de formation et aux mêmes possibilités de carrière, et bénéficier des mêmes droits collectifs (éligibilité et participation aux élections pour les instances représentatives du personnel, communication avec les syndicats...)
Bref, de quoi désormais voir le télétravail d'un autre œil et lever bien des réticences de la part des salariés.

M. J.
M. J.

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