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Le déclic pour démissionner : 15 témoignages

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Elodie Buzaud

Il y a autant de raisons de démissionner et de contextes que de candidats. Souvent frustrés par une situation, ils ont eu le courage de démissionner pour le meilleur. Et ils nous racontent.

La démission pour reprendre confiance en choix

« J’avais envie de voir autre chose, et ça passait par une évolution en interne ou par un changement d’entreprise. Quand j’ai démissionné, mon ancien employeur souhaitait me retenir, mais c’était trop tard : le fait de chercher un nouveau challenge et d'accepter une proposition font que je m’étais déjà projeté ailleurs. Même si c’est flatteur qu’on essaie de te retenir, je ne pense pas que cela soit une bonne idée de rester dans une entreprise suite à une contre-proposition. Si on est amenés à aller aussi loin, c’est qu’il y a plusieurs choses qui sont entrées en jeu et sont irréversibles. La démission, c’est un nouveau départ, un moyen de progresser, de monter en compétences, de voir autre chose. C’est un risque à prendre, mais il n’est pas si grand. J’ai trouvé rapidement un nouveau challenge, donc ça m’a fait comprendre que je pouvais être attractif sur le marché, ce qui atténue ma peur d’échouer ailleurs… même si ce n’est pas le but du jeu. »

Darinh, 30 ans, Business development manager chez Ozitem (IT)

 

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Exercer son métier, mais pas dans n’importe quelle condition

« Le deal quand tu es commercial c’est que ton salaire est divisé en deux parties. D’un côté, ton salaire fixe, de l’autre le variable, qui dépend de l’atteinte de tes objectifs. Quand j’ai signé mon premier contrat en start-up, je ne pensais pas que les objectifs seraient si élevés et si difficiles à atteindre. Au bout d’un an, j’ai fait un point. Je n’avais pas réussi à réaliser mes objectifs. Il y avait eu pas mal de départs. Le développement des produits avait été moins rapide que ce que j’espérais. On nous en demandait beaucoup. C’était dur. Et il y avait beaucoup de stress. J’ai commencé à me poser des questions. J’échangeais beaucoup avec mes collègues. L’un d’eux m’a envoyé une annonce pour rejoindre Figaro Classifieds. Au départ, je n’ai pas postulé à un poste de commercial. Ma première expérience m’avait un peu refroidie… Finalement, c’est la chargée de recrutement qui m’a réorientée vers un poste commercial, mais là ça n’a rien à voir. Les objectifs sont atteignables et les avantages ne sont pas du tout les mêmes. Ça se passe super bien! J’ai des amis qui ont commencé dans des grands groupes et qui cherchent à aller en start-up. Personnellement, je suis très contente de l’avoir fait dans ce sens-là. »

Nina, 27 ans, consultante commercial chez Figaro Classifieds

 

 

Le courage de la démission pour sortir d’une situation sans issue

« J’ai démissionné parce que je vivais une expérience de harcèlement moral. Je travaillais dans une petite entreprise. Je suis entrée en tant que chargée d’assistance logistique et puis je suis passée coordinatrice. C’est là que j’ai senti la pression se resserrer sur moi. Mon patron encerclait en rouge mes horaires d’arrivée et de départ. C’était très insidieux. Répétitif. J’étais sous surveillance totale. Je savais que l’on cherchait à me nuire, mais ce n’était pas visible. Ça a duré pendant deux ans. J’en pleurais le soir. Je n’avais pas confiance en moi. J’étais très fragilisée. Je n’arrivais plus à faire la part des choses. Je n’étais pas la seule. C’était un peu chacun son tour. Il y a eu un suicide. Des procès. J’ai commencé par multiplier les arrêts maladies puis, ce n’était plus suffisant. J’ai demandé une rupture conventionnelle qui m’a été refusée. J’ai attendu d’avoir autre chose pour partir. Je ne voulais pas me retrouver au chômage mais c’était dangereux. Comme toutes les situations de maltraitance, on a du mal à en sortir. C’est important d’en parler. Un collègue a utilisé l’adjectif "déformant" pour décrire ce que nous avons vécu. Nous avons été "déformés". En quittant ce travail, j’ai l’impression d’être redevenue normale, moi-même. J’ai retrouvé des expériences professionnelles épanouissantes qui m’ont permis d’avancer. J’ai fait un bilan de compétences et là, je me réoriente vers le développement durable. »

Alice, 41 ans, ex-coordinatrice de logistique médicale

 

Lire aussi : Les 4 plus mauvaises façons de démissionner

 

Il n’y a parfois pas de bon timing pour démissionner

« J’ai été chassé. Je ne cherchais pas à partir. J’avais un projet de famille en cours. Et puis, en discutant avec le recruteur, certains éléments ont attisé ma curiosité : c’était une start-up, avec une dimension internationale. J’étais en poste depuis trois ans. Dans le web, c’est considéré comme normal de changer après deux-trois ans. J’ai décidé d’aller voir. À la fin de l’entretien, le recruteur a fini par me donner le nom de l’entreprise. Je ne connaissais pas. J’étais assez réticent. Je voulais travailler pour des marques connues. J’ai failli ne pas aller au deuxième entretien. Ma curiosité a pris le dessus. Je me suis retrouvé dans un atelier bâché, avec plein de poussière partout et deux chaises pliantes au milieu ! Ils étaient en train d’agrandir les bureaux. Il y avait un côté "maker". Ça m’a tout de suite plu. J’ai senti que je pouvais apprendre beaucoup au contact de ces gens-là. Alors oui, ce n’était pas le bon moment. Mais, ce n’est jamais le bon moment. On va toujours se trouver des excuses : je change d’appartement, je fonde une famille… On arrive à se convaincre de pas mal de choses. Je n’avais pas envie de rentrer dans cette auto-persuasion de contentement. Et surtout, je ne voulais pas finir malheureux à mon poste sans même le savoir. »

Gatien, 33 ans, responsable SEO et affiliation pour Mano Mano

 

 

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commentaires

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Tinou

23/10/2018

à 13:08

S autoriser à partir, changer d entreprise lorsque les relations deviennent toxiques avec sa hiérarchie
Lorsque sa santé mentale est en danger
Lorsque ses valeurs de travail sont atteintes
Pour s ouvrir vers de nouveaux horizons et se reconstruire

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