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Le DRHache vous coache : « Il vous manque un vernis, faites une VAE... »

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Le DRHache

Son rêve de devenir professeur d'anglais a fait long feu. Finalement, cette internaute s'est dirigée vers le monde de l'entreprise. Mais comment prendre du galon quand on n'a pas le diplôme requis ? Le DRHache a la solution.

Tous les 15 jours, le DRHache se penche sur un dilemme professionnel. Envoyez-lui vos questions sur ledrhache@gmail.com. Il vous répondra directement mais fera également partager à tous les internautes les cas les plus inspirants. Bien sûr, votre anonymat sera strictement préservé. Mais attention, foin de langue de bois, le DRHache ne pratique que le franc-parler...

 

Mail d'une internaute :

Bonjour,

Je viens de découvrir votre rubrique que je trouve passionnante. Je vais donc vous exposer ma réflexion. En PJ mon CV pour étayer tout ceci.

Je suis actuellement chargée de communication Relations Extérieures au sein d'un petit groupe, et adjointe du responsable communication. Depuis le début de ma vie active (2005) je me suis spécialisée dans tout ce qui est évènementiel, foires, salons, congrès, ... Et au fur et à mesure de mes expériences professionnelles, je suis maintenant généraliste.

Je suis cependant rentrée par la petite porte. En effet, depuis l'âge de 14 ans je me destinais à l'enseignement de l'anglais. CAPES en poche en 2004, me voici en stage dans les Alpes Maritimes. J'ai alors rencontré une incompatibilité que je n'avais pas soupçonnée entre ce que moi je voulais apporter en enseignement et la rigidité de l'enseignement secondaire en France. J'ai donc pris une année sabbatique à l'étranger pour "prendre l'air". En pendant cette année, j'ai confirmé mon refus d'enseigner et mon souhait de faire de l'évènementiel.

De retour en France, avec ma maîtrise d'anglais en poche je n'ai pas repris d'études, j'ai fait ma réorientation professionnelle sur le tas. Et depuis je n'ai jamais été au chômage. Partant du boulot d'hôtesse lors d'évènementiel, j'ai gravi les marches, à coup de week-ends travaillés et de sacrifices. Hôtesse, régisseuse, assistante, ... Accumulant les CDD jusqu'au CDI que j'ai actuellement.

Mon ambition aujourd'hui ? Arriver à moyen terme à un poste de Responsable communication dans une structure moyenne, ou responsable communication d'un pôle évènement par exemple. Cependant au vue des différents échanges que j'ai pu avoir avec des DRH, responsables, cabinets de recrutement, ... Il m'apparaît bien difficile en France d'arriver à prétendre à ce type de poste à "responsabilités" si on n'est pas estampillé grande école de communication type Celsa ou autre.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce réaliste de penser être embauchée après 5/8/10 d'années d'expérience sans le diplôme adéquat ? Dois-je envisager une VAE / MBA professionnel pour arriver à mes fins et avoir ce label "théorique" si cher aux recruteurs français ?

En vous remerciant par avance,

Bien cordialement

 

Réponse du DRHache

Bonjour,

Le nombre de personnes qui sont passées par des études approfondies en vue de devenir professeur et qui se tournent vers le monde de l'entreprise par dégoût est effrayant. Vous n'avez pas idée du nombre de normaliens et d'agrégés qu'on voit arriver dans les cabinets de recrutement.

Ils sont souvent déconsidérés car on a peur qu'ils soient trop théoriques et pas assez impliqués dans le réel, ce qui me fait marrer car ceux qui font le grand saut ont en général très faim.

Donc on se retrouve à dire a des gens qui n'ont pas à rougir de leurs diplômes « désolé mais vous n'avez pas les qualifications nécessaires pour postuler... »

Ça m'énerve fort, les anglo-saxons sont beaucoup plus malins, qui permettent à une maîtrise d'espagnol de devenir financier si ça lui chante et qu'il a l'air d'avoir la personnalité pour.

Bref, vous êtes dans la com'.

Le métier dans lequel les diplômes sont plus que n'importe où ailleurs d'avantage la reconnaissance et la validation d'un parcours que l'acquisition de connaissances brutes utilisables en l'état.

La logique dirait donc : pas besoin de vous offrir un vernis universitaire ou de grande école.

La pratique dit le contraire. Vous en avez besoin en effet pour asseoir une légitimité, d'abord parce que le métier est sinistré et que tout « plus » est bon à prendre.

Ensuite parce que vous visez une place de responsable et que le système français aime les beaux diplômes : c'est préférable de pouvoir indiquer « Celsa » que maîtrise d'anglais pour le responsable de la com', même d'une structure moyenne.

Donc oui, faites une VAE, une formation diplomate financée par votre entreprise, des cours du soir s'il le faut.

Vous avez vu le peu de goût que j'ai pour les MBA en général mais dans votre cas cela parait envisageable, en tentant de limiter la casse en termes de risques de perte d'emploi et de coût pour vous.

Bien cordialement

D R Hache

 

Réponse de l'internaute

Bonjour, je vous remercie pour votre réponse qui a le mérite d'être claire.

Je trouve cela bien dommage que notre pays attache autant d'importance à un "bout de papier" qui ne remplace en rien l'expérience professionnelle. Mais je vais suivre votre conseil et me renseigner pour obtenir une VAE.

Cependant, quitte à obtenir une VAE, ne vaut-il pas mieux attendre encore 1 ou 2 ans et pouvoir prétendre à un diplôme d'une grande école type Celsa ? En effet à ce jour, après quelques renseignements, le Celsa m'a clairement dit qu'ils me trouvaient encore un peu juste pour leur cursus.

Vaut-il mieux prendre son mal en patience et postuler pour une VAE très reconnue ou entamer cette démarche maintenant avec une certification moins reconnue. Par ailleurs pensez vous qu'il faille viser un diplôme communication ou plutôt un diplôme estampillé management par exemple ?

En tout cas je vous remercie pour vos conseils

Bien cordialement

 

Réponse du DRHache

Dans votre cas, j'attendrais en effet deux ans pour intégrer le Celsa si vous pouvez, puisque vous avez un job qui reste acceptable pour vous et dans lequel vous continuez à évoluer.

Donc prenez votre mal en patience, et pendant ce temps, faites de la veille économique et développez votre réseau dans une logique de mobilité.

Bien cordialement

D R Hache


Réponse de l'internaute

Merci beaucoup. Je vais donc prendre mon mal en patience. Par ailleurs merci beaucoup pour vos échanges. Ce service est une excellente chose.

Bien cordialement

 

4

commentaires

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La rédaction

08/01/2013

à 10:13

@PIE
Dans votre cas, un bilan de compétences me semble tout indiqué, pour commencer. De nombreuses sessions gratuites d'informations existent. Des experts vous guideront pour définir votre projet et cela peut aider pour l'obtention du financement d'une formation complémentaire. Je vous conseille de prendre RDV au Fongecif de votre lieu de résidence, que vous trouverez sur ce site : http://www.fongecif.com/ N'hésitez pas à nous tenir au courant en témoignant sur cette page, merci !

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Pié

03/01/2013

à 14:06

Bonjour,

j'ai 25 ans et je suis standardiste depuis bientôt 4 ans..
Pourtant rien ne laissait présager ça. J'ai fait une licence L.E.A anglais allemand, et comme j'avais besoin d'un travail, j'ai vite accepté celui qui se présentait. Et puis les années sont passées... et comme je suis chanteuse en parallèle et qu'être standardiste me permet d'avoir l'esprit libre et du temps à consacrer à la musique, je n'ai toujours pas quitté cet emploi.

Cependant, je pense qu'il est grand temps que j'arrête de gaspiller ces précieuses années.. et que je revienne à mes premières amours, les langues étrangères.

En effet, plus jeune, je voulais devenir professeur d'anglais car j'ai toujours été très douée dans cette matière. Mais mon expérience en temps qu'élève m'a dégoutée de l'enseignement public. Je pense que je finirais comme bon nombre de profs.. en dépression!

Donc je songe à me tourner vers l'enseignement en entreprise, cours particuliers (je travaille déjà avec Acadomia depuis 4 ans) en temps que formatrice ou intervenante... même dans des organismes comme le GRETA etc.

Par contre étant donné que je n'ai "qu'une licence" et pas un master , je ne sais pas ce que je devrais faire... si c'est possible en cours du soir ou formation ... J'ai également 60h de DIF à utiliser peut être en complément.

Bref je ne sais pas du tout quoi faire! Si vous aviez quelques tuyaux pour m'éguiller... ça serait vraiment génial !! car je suis un peu perdue pour l'instant.

Je vous remercie par avance!

Bien cordialement,
Pierrine

> Répondre

Merten

25/01/2011

à 12:34

bonjour,

J'ai fais une VAE en 2007 celle ci a été entièrement fimancé par le fongécif. Je suis arrivé au bout et obtenu mon diplôme auprès de l'éducation national. J'ai réalisé mes module avec le GRETA qui ma indiqué les démarches et organisme à contacté pour les subventions. Cordialement

> Répondre

gittens daniel

25/01/2011

à 08:43

Bonjour,
Avoir droit à la VAE c'est bien ! Pouvoir aller jusqu'au bout et obtenir le diplôme convoité c'est mieux !!
En effet, dans de nombreux cas, la VAE est validée et financée, mais pas les formations complémentaires....car les organismes dispensant les VAE sont en général des organismes de formation...qui ne donnent "jamais" le diplôme du 1er coup. Aussi, quand le candidat ne peut financer lui-même les modules nécessaires à valider sa VAE, sa démarche tombe à l'eau ! et son souhait "d'employabilité " aussi...
C'est du vécu.
Aussi, s'il éxiste des pistes que je ne connais pas, merci de m'orienter !
Cordialement.

> Répondre

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