Les 5 nouvelles façons de s’asseoir au bureau

Publié le 13 décembre 2013 Céline Chaudeau

Dépassé, le bon vieux siège à roulettes ? Presque. De nouvelles tendances dans l’open space favorisent un mobilier de bureau inédit et surtout meilleur pour la santé. Inventaire avec deux experts.

1. La boule de yoga

Le tendance se diffuse à travers l’Europe et Outre-atlantique. Thierry Bredel, lui, est équipé d’un « swissball » depuis un moment. « J’ai adopté la boule de yoga comme siège de bureau après un voyage à Rotterdam en 2008, se souvient ce coach sportif en entreprise. Depuis, beaucoup de mes élèves, cadres supérieurs et patrons, l’ont adopté. Même s’ils passent un peu pour des extraterrestres dans l’open space, ils reconnaissent que cela procure un bien fou à la posture en faisant intelligemment travailler les muscles. » Coût de l’investissement : une quinzaine d’euros. « Il existe des modèles américains montés sur roulettes et avec un vrai dossier mais ils perdent de leur intérêt, observe le fondateur du site Personal Trainer. La boule de yoga de base se trouve en plusieurs tailles. En général, celle de 55 cm de diamètre remplace très bien un fauteuil standard. »

2. Le fauteuil (super) ergonomique

« En ce moment, je vois surtout fleurir des sièges ergonomiques de qualité dans les bureaux pour lutter contre les TMS, les troubles musculo-squelettiques », constate François Stévignon, médecin et auteur du livre En finir avec le mal de dos. S’il n’a rien contre la boule de yoga, ce kinésithérapeute depuis 30 ans distingue assise « active » et « passive ». « Tout le monde ne veut pas se passer d’un dossier et, dans ces cas, il est impératif de choisir un fauteuil qui épouse les courbures naturelles et soutienne efficacement les lombaires et les cervicales. Sinon, les conséquences peuvent être graves. »

3. Rester debout

De quoi susciter chez certains cadres des idées plus… radicales. « Et si votre chaise était en train de vous tuer ? » titrait récemment un magazine américain. « Une mauvaise position assise est effectivement dangereuse car elle met en compression la région lombaire, confirme Thierry Bredel. Les cadres français sont trop sédentaires. Mais rester debout toute la journée ne me semble pas très réaliste pour autant. Si c’était bon pour la santé, ça se saurait... »

4. Le siège « assis-debout »

François Stévignon acquiesce. « Debout, on finit par se cambrer avec la fatigue et l’apesanteur, explique le médecin. Mal assis, on favorise le dos rond. » En revanche le kinésithérapeute plébiscite le compromis « assis-debout » également en vogue. « C’est possible avec ce qu’on appelle des « sièges d’architecte », plus élevés. On peut travailler debout grâce à des plans de travail plus hauts et parfois légèrement inclinés. Et quand on s’assoit, ces sièges permettent de basculer le bassin vers l’avant, avec des cuisses obliques à 45°. »

5. La chaise sportive

Reste une dernière invention pour ceux qui voudraient varier les plaisirs. Courir sur un tapis roulant ou pédaler au bureau ? C’est possible grâce au siège de la société Lifespan. L’investissement (plus de 1000 € quand même…) vaut-il le coup ? « Je suis un peu sceptique sur le mélange des genres, nuance Thierry Bredel. Soit on fait du sport, soit on travaille... » François Stévignon, lui, ne le prescrit qu’à petite dose. « Un homme peut rarement faire deux choses à la fois, sourit-il. Certaines activités s’y prêtent davantage comme la lecture ou une discussion avec un collègue. C’est envisageable, mais pas plus de quelques minutes par jour. »

Céline Chaudeau © Cadremploi.fr

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