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Les étapes d’une candidature MBA

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Benjamin Dusaussoy

26/10/2015

Si les profils recrutés en MBA évoluent sans cesse afin de diversifier la richesse des promotions, les attentes lors de la procédure de candidature restent quant à elles sensiblement identiques. L'entrée dans une large majorité des écoles est conditionnée par la réussite du GMAT, la réalisation d'un ou plusieurs essais ainsi qu'un voire plusieurs entretiens ! Zoom sur ces différentes étapes.

Avant les traditionnelles lettres de recommandation, « parfois négligées par les candidats et à tort, relève Riadh Hamida, directeur et fondateur des cours Colbert, ou encore la validation du Toefl ou du Toeic pour justifier de la maîtrise de l'anglais », la première étape pour intégrer une large majorité des MBA, en France comme à l'étranger, consiste à passer le GMAT (Graduate Management Admission Test).

GMAT : personnaliser sa préparation

Dispensé de la même façon à travers le monde entier, le GMAT est un test évolutif. En d'autres termes, les questions deviennent plus ou moins complexes en fonction des réponses données. « Cela permet aux candidats de pouvoir se distinguer selon leurs forces et rendre l’examen dans sa globalité plus juste », concède Daniel Kovacs, directeur académique chez Kaplan International. Le test contient une première partie de réflexion analytique, un raisonnement qualitatif reposant sur l'interprétation d’un graphique ou l'analyse d’une grille de données, un raisonnement quantitatif comprenant la résolution de problèmes et la gestion de données et enfin, un test de vocabulaire portant sur l'analyse de l’utilisation de la langue. « Les candidats devront mettre en place une méthode de révision la plus personnalisée possible deux à trois mois avant le passage de l’examen », prévient Daniel Kovacs.

Sciences sociales, histoire, marketing… Les thématiques abordées dans la partie «  verbal » du GMAT proviennent de sources variées. « Le but n'est pas d'être un expert dans chacun de ces domaines. Mais de savoir interpréter et utiliser les informations », ajoute Daniel Kovacs. Il est donc recommandé de lire beaucoup et surtout, différentes formes de textes avant l’examen : articles de journaux, magazines ou blogs pour se familiariser avec les thèmes comme avec les styles. « Quelle que soit la méthode de révision choisie, il est important qu’elle soit en phase avec le mode de vie et les disponibilités du candidat pour s’assurer que les révisions seront régulières »… quotidiennes même.

Lire aussi : 5 conseils pour préparer le GMAT

Un score minimum qui varie selon les écoles

Certains programmes, notamment américains, exigent un score minimum de ses candidats. En France et en Europe, la tendance est plutôt à la personnalisation. « Nous allons regarder non pas le score global mais certaines sous-dimensions en fonction de la formation du candidat pour modérer le score », indique par exemple Denis Darpy, directeur du MBA Management International de l’Université Paris-Dauphine.

Essai : "Think out of the box"

Autre élément déterminant de la candidature : le ou les essais. Leur nombre varie selon les écoles : cela va de un jusqu’à sept selon les différents processus de sélection. Exercice bien connu des Américains, il n’est pas naturel chez les personnes qui ont effectué leur scolarité dans l’Hexagone. Concrètement, il s’agit de répondre à une question personnelle de manière argumentée. Très simples de prime à bord, « Il faut en réalité y répondre de manière chirurgicale et ne pas avoir peur d’aborder ses défauts. Le jury de sélection les verra comme des aspects qui peuvent être corrigés par un MBA, ce qui renforcera votre candidature », précise Riadh Hamida. Autre point important selon le fondateur des cours Colbert : « Etre capable de démontrer un aspect créatif dans la façon de penser, "To think out of the box". »

L'essai peut aussi prendre la forme d'une narration d'une expérience professionnelle marquante ou la résolution d'études de cas comme à l'Euro MBA de l'IAE Aix-Marseille. « Nous attendons une analyse stratégique qui identifie les vraies problématiques, indique Carolina Serrano-Archimi, maître de conférences. Les facultés à être concis, à s'intéresser à la compréhension du cas et proposer une recommandation pour le résoudre seront alors évaluées. »

Entretien : faire preuve d'ouverture

Si vous avez passé avec brio ces premières étapes, rien n'est encore fait pour autant. Il va falloir convaincre le jury. Pour y parvenir, Riadh Hamida propose de s'entraîner en prenant en compte deux questions que se poseront perpétuellement vos examinateurs : « Ai-je envie d'avoir cette personne dans mon réseau professionnel ? Si j'étais en MBA avec cette personne, aurais-je voulu l'avoir dans mon groupe de travail ? » Les bons éléments pour un top MBA sont ceux qui démontrent, en plus des aspects de leadership et des expériences professionnelles, la faculté à partager avec les autres participants pour enrichir au maximum la promotion. Comme l'explique à son tour Denis Darpy : « Ce qui est fondamental dans la constitution d'un groupe, c'est la compatibilité des personnalités qui rendra le MBA le plus productif possible. »

Bien entendu, la cohérence du parcours tout comme la portée internationale du projet à venir seront également mises à l'épreuve. « Il peut soit s'agir d'une expérience passée à l'étranger pour ceux qui veulent continuer à travailler en France ou alors, démontrer qu'il y a une réelle dimension internationale au projet », conclut Carolina Serrano-Archimi. Car les échanges entre étudiants de différentes nationalités sont l'essence même de la formation.

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commentaires

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Jp

16/02/2017

à 18:27

Il faudrait vraiment être idiot pour claquer ses économies dans ce diplôme vu l'absence de reconnaissance des entreprises. Sur des sites emplois tapez mba vous verrez des offres à 35ke. Cest dire le mépris des sociétés pour les compétences des gens recherchés. Par ailleurs les études de rémunération sont fausses. On promet la Lune il restera rien.

Ne restent que des offres de stage. Honte aux sites emploi de proposer des offres de stage majoritairement illégales, car remplacement de salariés.

Cette honte s'applique aussi aux sites emploi autrefois qualitatifs et qui ont sombré

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