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Mal-être au travail : qu'est-ce qui rend les cadres malheureux ?

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Fleur Chrétien

Fatigués, stressés, frustrés : les cadres semblent de moins en moins épanouis au travail. Pire : ils seraient même malheureux ! Le malaise en entreprise se manifeste par des chiffres plutôt inquiétants. Burn-out, bore-out ou encore harcèlement au travail, quelles sont les origines, conséquences et manifestations de ces nouvelles pathologies professionnelles ? Le point avec Cadremploi.

Mal-être au travail : les chiffres-clés

Qui n’a pas, dans son entourage, un ami salarié, un membre de la famille ou un collègue en arrêt maladie pour cause de burn-out ? Depuis quelques années, le mot est sur toutes les bouches. Et pour cause : le 18e baromètre Cadremploi Ifop « Les cadres et leur avenir », publié le 21 mars 2019, révèle que 54 % des cadres estiment que leur employeur n’a mis aucun plan d’action pour lutter efficacement contre la gestion du stress et les risques psychosociaux, phénomènes pourtant de plus en plus prégnants en entreprise.

Sujet RH par excellence, le burn-out désigne un syndrome d’épuisement professionnel, souvent dû à un investissement excessif du salarié.

Depuis peu, ont également été identifiés le bore-out et le brown-out, qui désignent le syndrome de l’ennui professionnel, et l’état dépressif qui résulte de la perte de sens au travail.

À lire aussi >> Les 3 phases d’un burn-out

Souffrance au travail des cadres : quelles sont les causes ?

Au vu du nombre de cadres en situation de malaise professionnel, le mode de fonctionnement actuel de l’entreprise est largement remis en question.

Parmi les raisons identifiées des burn/bore et brown-out : le manque de reconnaissance de la part du management ou sur le plan financier - avec une rémunération jugée insuffisante -, une frontière de plus en plus floue entre vie professionnelle et vie pro, qui rend l’équilibre difficile à atteindre. Et enfin une quête de sens, que des cadres sous-employés par rapport à leurs compétences ont du mal à trouver.

Concrètement, les entreprises cherchent souvent à recruter des profils High-Potential, à qui elles demandent de dérouler présentations PowerPoint et suivi de performance sous Excel. Un décalage qui génère un sentiment de frustration, de dévalorisation et parfois même une perte de confiance des salariés.

Diplômée d’une école d’ingénieur et embauchée à un poste administratif, une cadre de 42 ans confie : « J’ai été formée pour définir des procédures et des processus. Une fois que c’est mis en place, je m’ennuie. Comme j’étais par ailleurs sous-employée, j’ai trouvé des petites activités annexes pour rythmer ma journée. Mais cela ne fonctionne qu’un temps : au final, ton esprit se disperse, tu n’es pas concentrée et tu commences à faire des erreurs. »

À lire aussi >> Formations : adieu le stress !

Mal-être au travail : les signes qui ne trompent pas

Irritabilité, stress, perte de motivation, répercussions sur la santé physique et mentale, incapacité à prendre du recul, erreurs récurrentes, fatigue : il s’agit parfois de petits signes, mais ils sont à prendre très au sérieux dès lors qu’ils apparaissent. « Le week-end, je passais mon temps au lit. Pendant cette période, je me suis bloquée le dos plusieurs fois, j’avais des douleurs au ventre quotidiennes, confie la cadre quarantenaire. Puis m’a été adressé un n-ième mail agressif de la part de la direction : quand je l’ai lu, j’ai fait un malaise au travail. Cet incident a été déclencheur : il m’a fait prendre conscience que je n’arrivais plus à travailler dans un environnement de pression et de dévalorisation permanente, alors que j’avais assimilé cette situation comme presque normale avec le temps. »

Face à ce cas de plus en plus fréquent, il existe aujourd’hui une prise de conscience collective. Des actions de prévention sont mises en œuvre pour éviter le point de rupture entre le salarié et l’entreprise. La preuve avec la vague de Chief Happiness Officer qui déferle dans les grands groupes et start-ups. Mais ces nouveaux garants du bonheur au travail sont-ils la solution ?

Pour la sociologue Danièle Linhart, citée sur le site Souffrance et Travail, « le développement du bonheur dans l’entreprise (..) vise à compenser une détérioration du contenu du travail et à occulter des contradictions profondes qui sont au cœur du modèle managérial moderne. »

Face à la souffrance des cadres, il semblerait que les petits pansements ne suffisent plus… mettant le sens du travail et la dimension humaine plus que jamais au cœur de la problématique.

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