Manager ses anciens collègues : les 7 écueils à éviter

Sylvie Laidet

C'est officiel, vous venez de prendre la tête d'une équipe de 15 personnes : vous êtes heureux. Ce sont vos anciens collègues : vous êtes heureux et inquiet. Effectivement, cette configuration, bien que courante, est rarement des plus confortables. Voici les 7 erreurs les plus fréquemment commises lors d'une telle prise de poste.

Ne pas se présenter

Certes, vous connaissez tous les membres de l'équipe et tout le monde vous connaît. Mais ce n'est pas une raison pour zapper la réunion de présentation. « Il s'agit pour le nouveau promu de se présenter, de détailler sa mission et sa feuille de route. En commençant toujours par les forces en présence avant d'évoquer les faiblesses », prévient Pierre Bultel, fondateur du cabinet de conseil en ressources humaines PBRH.

Ne pas asseoir sa légitimité

Vous avez été choisi par la direction pour occuper cette fonction. Or, vous êtes réputé pour être un excellent technicien mais n'avez pas encore fait vos preuves comme manager. Qu'à cela ne tienne. Vous apprendrez en travaillant (voire en vous formant) mais n'allez pas répéter à l'envi que vous ne comprenez pas pourquoi c'est vous l'heureux élu et pas un autre, que vous n'avez aucune notion de management. Non, au contraire, rassurez votre équipe en détaillant votre feuille de route.

S'accrocher aux veilles recettes

« Il ne faut pas dire, « ne vous inquiétez pas, ma nomination ne changera rien ». C'est se mettre automatiquement les menottes et accréditer l'idée que le chef n'apporte rien », argumente Pierre Bultel, auteur de « Mobilité interne, comment réussir » (Eyrolles). Au contraire, sans tomber dans la démagogie, mettez en place une action symbolique. Par exemple, contrairement à votre prédécesseur, avancez l'horaire de la réunion reporting du vendredi soir 18h au vendredi fin de matinée.

S'installer dans sa tour d'ivoire

Certes, votre poste de manager va peut-être vous permettre de basculer de l'open space à un bureau individuel. Parfait ! Mais cette pièce ne doit pas se transformer en bunker. « Au contraire, prenez le temps de recevoir chacun de vos anciens collègues. Notamment ceux que vous sentez réfractaires à ce changement. Allez à leur contact de manière positive en les laissant s'exprimer sur leurs réserves par rapport à votre nomination. Puis, selon le cas, recadrer les et/ou rassurer les », encourage ce dernier.

Changer radicalement d'attitude

You are the new boss et alors ? Ce n'est pas une raison pour repasser au vouvoiement avec les gens que vous tutoyiez avant. « Le nouveau manager doit au contraire homogénéiser ses pratiques en vouvoyant ou tutoyant tout le monde. Il serait maladroit et détestable de dire tu à certains et vous à d'autres. Ces derniers auraient le sentiment de ne pas appartenir au cercle des admis », souligne-t-il.

Nier les affinités

Parmi vos anciens collègues, certains sont sans doute devenus des proches. Des amis que vous croisez en dehors du boulot. Pas question de nier ces affinités une fois dans la peau du boss. « Il suffit juste de ne pas mettre en avant cette amitié dans le cadre des relations professionnelles », conclut Pierre Bultel. Même (et surtout) en cas de remontage de bretelles. Lors de soirées privées, fixez les règles. On ne parle pas boulot !

Sur le même sujet : Je deviens le boss de mes anciens collègues, comment faire ?

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr

Ne pas se présenter

 

Certes, vous connaissez tous les membres de l'équipe et tout le monde vous connaît. Mais ce n'est pas une raison pour zapper la réunion de présentation. « Il s'agit pour le nouveau promu de se présenter, de détailler sa mission et sa feuille de route. En commençant toujours par les forces en présence avant d'évoquer les faiblesses », prévient Pierre Bultel, fondateur du cabinet de conseil en ressources humaines PBRH.

 

Ne pas asseoir sa légitimité

 

Vous avez été choisi par la direction pour occuper cette fonction. Or, vous êtes réputé pour être un excellent technicien mais n'avez pas encore fait vos preuves comme manager. Qu'à cela ne tienne. Vous apprendrez en travaillant (voire en vous formant) mais n'allez pas répéter à l'envie que vous ne comprenez pas pourquoi c'est vous l'heureux élu et pas un autre, que vous n'avez aucune notion de management. Non, au contraire, rassurez votre équipe en détaillant votre feuille de route.

 

S'accrocher aux veilles recettes

 

« Il ne faut pas dire, « ne vous inquiétez pas, ma nomination ne changera rien ». C'est se mettre automatiquement les menottes et accréditer l'idée que le chef n'apporte rien », argumente Pierre Bultel, auteur de « Mobilité interne, comment réussir » (Eyrolles). Au contraire, sans tomber dans la démagogie, mettez en place une action symbolique. Par exemple, contrairement à votre prédécesseur, avancez l'horaire de la réunion reporting du vendredi soir 18h au vendredi fin de matinée.

 

S'installer dans sa tour d'ivoire

 

Certes, votre poste de manager va peut-être vous permettre de basculer de l'open space à un bureau individuel. Parfait ! Mais cette pièce ne doit pas se transformer en bunker. « Au contraire, prenez le temps de recevoir chacun de vos anciens collègues. Notamment ceux que vous sentez réfractaires à ce changement. Allez à leur contact de manière positive en les laissant s'exprimer sur leurs réserves par rapport à votre nomination. Puis, selon le cas, recadrer les et/ou rassurer les », encourage ce dernier.

 

Changer radicalement d'attitude

 

You are the new boss et alors ? Ce n'est pas une raison pour repasser au vouvoiement avec les gens que vous tutoyiez avant. « Le nouveau manager doit au contraire homogénéiser ses pratiques en vouvoyant ou tutoyant tout le monde. Il serait maladroit et détestable de dire tu à certains et vous à d'autres. Ces derniers auraient le sentiment de ne pas appartenir au cercle des admis », souligne-t-il.

 

Nier les affinités

 

Parmi vos anciens collègues, certains sont sans doute devenus des proches. Des amis que vous croisez en dehors du boulot. Pas question de nier ces affinités une fois dans la peau du boss. « Il suffit juste de ne pas mettre en avant cette amitié dans le cadre des relations professionnelles », conclut Pierre Bultel. Même (et surtout) en cas de remontage de bretelles. Lors de soirées privées, fixez les règles. On ne parle pas boulot !

 

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr

Ne pas se présenter

Certes, vous connaissez tous les membres de l'équipe et tout le monde vous connaît. Mais ce n'est pas une raison pour zapper la réunion de présentation. « Il s'agit pour le nouveau promu de se présenter, de détailler sa mission et sa feuille de route. En commençant toujours par les forces en présence avant d'évoquer les faiblesses », prévient Pierre Bultel, fondateur du cabinet de conseil en ressources humaines PBRH.

Ne pas asseoir sa légitimité

Vous avez été choisi par la direction pour occuper cette fonction. Or, vous êtes réputé pour être un excellent technicien mais n'avez pas encore fait vos preuves comme manager. Qu'à cela ne tienne. Vous apprendrez en travaillant (voire en vous formant) mais n'allez pas répéter à l'envie que vous ne comprenez pas pourquoi c'est vous l'heureux élu et pas un autre, que vous n'avez aucune notion de management. Non, au contraire, rassurez votre équipe en détaillant votre feuille de route.

S'accrocher aux veilles recettes

« Il ne faut pas dire, « ne vous inquiétez pas, ma nomination ne changera rien ». C'est se mettre automatiquement les menottes et accréditer l'idée que le chef n'apporte rien », argumente Pierre Bultel, auteur de « Mobilité interne, comment réussir » (Eyrolles). Au contraire, sans tomber dans la démagogie, mettez en place une action symbolique. Par exemple, contrairement à votre prédécesseur, avancez l'horaire de la réunion reporting du vendredi soir 18h au vendredi fin de matinée.

S'installer dans sa tour d'ivoire

Certes, votre poste de manager va peut-être vous permettre de basculer de l'open space à un bureau individuel. Parfait ! Mais cette pièce ne doit pas se transformer en bunker. « Au contraire, prenez le temps de recevoir chacun de vos anciens collègues. Notamment ceux que vous sentez réfractaires à ce changement. Allez à leur contact de manière positive en les laissant s'exprimer sur leurs réserves par rapport à votre nomination. Puis, selon le cas, recadrer les et/ou rassurer les », encourage ce dernier.

Changer radicalement d'attitude

You are the new boss et alors ? Ce n'est pas une raison pour repasser au vouvoiement avec les gens que vous tutoyiez avant. « Le nouveau manager doit au contraire homogénéiser ses pratiques en vouvoyant ou tutoyant tout le monde. Il serait maladroit et détestable de dire tu à certains et vous à d'autres. Ces derniers auraient le sentiment de ne pas appartenir au cercle des admis », souligne-t-il.

Nier les affinités

Parmi vos anciens collègues, certains sont sans doute devenus des proches. Des amis que vous croisez en dehors du boulot. Pas question de nier ces affinités une fois dans la peau du boss. « Il suffit juste de ne pas mettre en avant cette amitié dans le cadre des relations professionnelles », conclut Pierre Bultel. Même (et surtout) en cas de remontage de bretelles. Lors de soirées privées, fixez les règles. On ne parle pas boulot !

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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