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Partir sur un coup de tête : attention aux conséquences

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Valérie Froger

Dire ce que l'on a sur le cœur à son patron, s'emporter, et finalement claquer la porte ! Peut-on et doit-on, revenir sur sa décision ?

« Ce jour-là, je ne sais pas ce qui m'a pris. La goutte d'eau de trop, j'imagine... J'ai piqué une énorme colère, j'ai dit à ma chef que ce n'était plus la peine qu'elle compte sur moi et je suis partie de l'entreprise sur le champ ». Sonia, la trentaine, chef de projet dans un laboratoire pharmaceutique, fait partie de cette catégorie de salariés qui chaque année quitte son employeur sur un coup de tête. « Le surmenage, le ras-le-bol général ou une dispute avec un supérieur peuvent conduire des salariés à tout lâcher et à partir sur un coup de colère », analyse Thierry Chavel, coach de dirigeants et associé du cabinet Alter & Coach.
Une étiquette qui colle à la peau

Les conséquences d'un tel acte sont souvent très lourdes. « Le salarié va d'abord passer par une phase de soulagement, content d'avoir osé faire ce qu'il a fait. Il va s'occuper de ses enfants, prendre du temps pour lui, sa famille... Ensuite, il va traverser une période de vide : il va multiplier les bilans de compétences, les expériences qui lui permettent d'avoir un retour sur lui. Il va peu à peu revenir à la réalité professionnelle et se rendre compte de son geste. Il va réaliser la situation et comprendre son éventuelle erreur », poursuit Thierry Chavel. Il est rarement bien vu de partir sur un coup de tête et cet acte va être difficile à expliquer à un futur recruteur. Matériellement, le fait d'avoir démissionné ne permet pas de toucher les allocations chômage. « Il faut avoir les reins solides pour se permettre ce manque à gagner. Le niveau de vie du foyer peut très vite en pâtir », prévient Thierry Chavel.

 

Un acte réparable

 

Heureusement, les coups de tête se réparent. Le code du travail est plutôt conciliant. Le fait de partir après une dispute, même quelques heures, n'est pas considéré comme une démission. Pour être sans équivoque, une démission doit être écrite.

 

Certains départs précipités peuvent se transformer en véritable conte de fées. Thierry Chavel parle de « merveilleux malheur » pour décrire ce phénomène. « Pour ceux qui ont frôlé l'implosion, tout plaquer du jour au lendemain est aussi un moyen de se reconstruire, voire de donner vie à un nouveau projet professionnel. Certains créent leur entreprise, d'autres partent en mission humanitaire. Un coup de tête peut aussi être une bonne réponse  à un problème », conclut Thierry Chavel.

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