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Pensez aux carrières publiques

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Christine Piedalu

Il y a de belles places à prendre dans un secteur confronté au renouvellement d'une partie de ses effectifs, et de plus en plus ouvert aux contractuels.



Vincent Guérinet,

Acoss

Alexandra Tissot-Pages,

CG des Hauts-de-Seine


 

L'augmentation des effectifs dans le secteur public n'est ni dans l'air du temps, ni financièrement réaliste. Mais ce secteur est, comme les autres, confronté à une pyramide des âges vieillissante et au turnover. Par ailleurs, s'il recrute en majorité des fonctionnaires, il est de plus en plus ouvert aux contractuels. La ville d'Aubervilliers engage 120 à 150 personnes chaque année. Le conseil général des Hauts-de-Seine près de 350 agents, dont 44% à l'externe. « De nombreux départs en retraite sont programmés d'ici 2016, principalement dans l'encadrement », précise Alexandra Tissot-Pages, chef du service emploi et effectifs à la DRH.

Particularité des Urssaf, elles n'embauchent qu'en contrat de droit privé. « La branche recouvrement se réorganise, elle se régionalise. De 2010 à 2013, nous allons perdre une centaine de personnes, mais dans le même temps nous prévoyons 300 à 500 départs annuels en retraite. Nous allons donc procéder à 1200 à 1300 recrutements en 4 ans », déclare Vincent Guérinet, sous-directeur RH de l'Acoss, la caisse nationale des Urssaf. Pour quels types de postes ? La branche recouvrement recherche prioritairement des gestionnaires de recouvrement, des inspecteurs, des comptables, des téléconseillers. « Il s'agit en moyenne de bac+2, exceptés les inspecteurs plutôt issus de masters. Mais il n'y a pas de prérequis sauf pour ce dernier métier, assure Vincent Guérinet, car tout nouvel entrant reçoit une formation. » Un inspecteur suivra un programme intensif de 18 mois, un gestionnaire 6 mois en alternance.

Profils de plus en plus pointus

Les attentes des collectivités marquent une double évolution. « D'une part nous recherchons des profils de plus en plus pointus dans leur domaine et techniquement », indique Bruno Carrère, DRH de la ville d'Aubervilliers. Au-delà de l'urbanisme réglementaire, les besoins portent par exemple sur le règlement local de publicité, la ville s'intéresse aussi à des professionnels capables de coordonner différents acteurs. « D'autre part, les métiers médicaux et paramédicaux demeurent très demandés et pénuriques », ajoute Bruno Carrère.

Un constat que ne dément pas le conseil général des Hauts-de-Seine, où secteur social et de santé représentent la moitié des effectifs. Le domaine technique affiche aussi de forts besoins en ingénieurs bâtiment, voirie, transports... « Nous travaillons également beaucoup sur l'environnement numérique des collèges et il est difficile de trouver des ingénieurs informatique », souligne Alexandra Tissot-Pages.

Bourses et congés formation

Trouver les bons profils, les séduire, implique de diversifier le sourcing, annonces, réseaux, partenariats avec les écoles, et les outils d'accompagnement. La ville d'Aubervilliers propose des bourses à des étudiants, elle a monté un CFA en partenariat avec Marne-la-Vallée, encourage la mobilité interne et a notamment développé les congés formation afin de favoriser les évolutions.

Le conseil général des Hauts-de-Seine parie sur l'importance et la diversité de ses projets. « Participer à la conception d'un tramway, travailler au prolongement du métro, construire ou réhabiliter un collège sont des expériences passionnantes », affirme Alexandra Tissot-Pages. Le conseil général développe également la formation interne via le DIF, le coaching. « Nous travaillons aux passerelles entre métiers. La taille du conseil général, le nombre des métiers autorisent des parcours intéressants. »

Les Urssaf veulent donner des « perspectives ». Un téléconseiller par exemple, pourra accéder à un poste de gestionnaire ; depuis 3 ans a été instituée la fonction de contrôleur du recouvrement, un poste qui peut mener à l'inspection. « Sachant que plus on est mobile géographiquement, plus les perspectives d'évolution sont importantes », déclare Vincent Guérinet.

Christine Piedalu © Cadremploi.fr

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