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Période d’essai renouvelée : 3 leçons à en tirer

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D’une durée de quatre mois pour les cadres, la période d’essai peut être renouvelée à l’initiative de l’employeur ou du salarié. Mais est-ce mauvais signe et comment devez-vous réagir ?

Avant tout, Sylvie Gonzalez-Peyron, responsable des ressources humaines à la CLDSSTI, tient à rappeler qu’il ne peut y avoir renouvellement que sous trois conditions : « qu’il soit prévu dans la convention collective à laquelle est rattaché le salarié, qu’il soit inscrit dans le contrat de travail, et que les deux parties donnent leur accord. »

Le renouvellement pour raisons liées au poste : ne vous inquiétez pas

« Imaginez : vous avez été recruté en tant que consultant dans un cabinet, mais vous n’avez pas pu être  positionné sur une mission correspondant à votre profil car il n’y en avait pas L’employeur n’a donc pas pu apprécier vos compétences et votre posture professionnelle », illustre Pierre Chevalier, directeur associé de Statim RH. Dans ce cas, il est logique de souhaiter vous voir davantage à l’œuvre et vous n’avez pas à vous inquiéter outre mesure.

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Le renouvellement automatique : prenez votre mal en patience

Certaines entreprises optent presque systématiquement pour un renouvellement de la période d’essai. Lorsque votre manager vous le propose, renseignez-vous auprès de vos collègues pour savoir si c’est une pratique courante. Si la réponse est affirmative, vous n’avez là non plus pas de souci à vous faire.

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Le renouvellement pour doute : dialoguez… Et actualisez votre CV

En-dehors de ces deux situations, cela se complique. « Il y a incertitude. Cela peut être perturbant, mais ce n’est pas forcément mauvais signe, selon Sylvie Gonzalez-Peyron. Si l’employeur était certain que vous ne correspondiez pas, il mettrait immédiatement fin au contrat. » Alors comment réagir ? En levant l’incertitude. La clé pour cela : le dialogue. Vous devez questionner et découvrir pourquoi il reste un doute. « Il peut s’agir de leadership, de votre capacité à fédérer, de savoir-être et d’intégration… » souligne Sylvie Gonzalez-Peyron. A vous de rectifier le tir en prenant les mesures nécessaires (changement de comportement, formation pour combler une lacune…).

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Pierre Chevalier a un avis plus tranché : « S’il y a doute, il est déjà trop tard. C’est aussi le signe d’un manque de confiance difficile à surmonter. » Son conseil : acceptez le renouvellement parce qu’il est toujours plus confortable de répondre à des offres d’emploi en étant déjà en poste, mettez à jour votre CV et commencez à chercher ailleurs.

Un cas particulier : le renouvellement à l’initiative du salarié

Sylvie Gonzalez-Peyron note que « on oublie souvent que la période d’essai est aussi pour le salarié : elle lui permet de vérifier que l’entreprise et la fonction correspondent bien à ce qui lui a été proposé. » Vous pouvez ainsi, de votre côté, demander à la prolonger. Toutefois, Pierre Chevalier estime que la stratégie est risquée : « Là encore, à partir du moment où vous exprimez cette incertitude, la confiance est peut être rompue et la relation professionnelle à suivre risque d’être compliquée. Il n’est pas rare, dans ce genre de situation, que l’employeur mette fin à la période d’essai. »

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