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Pourquoi l'économie collaborative concerne aussi les cadres

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Cécline Chaudeau

Si vous pensez que l’économie collaborative ne sert qu’à se trouver un complément de revenu en louant son appartement ou sa voiture, c’est qu’il est temps de remettre les choses en perspective. L’ubérisation de l’économie impacte déjà la carrière des cadres…

Parce qu’on y trouve de (vrais) postes

Blablacar ne s’est va construite en un jour. Et pas non plus, seulement, grâce aux automobilistes prêts à covoiturer. Trois ans après son lancement, cette start-up emblématique de l’économie collaborative recrute. Soutenue par des fonds d'investissement (Accel Partners et Index Ventures), elle poursuit son internationalisation et affiche une centaine de postes à pourvoir sur son site dans les domaines du marketing, de la communication ou du digital. « Avec plus de 20 millions de membres et présente dans 20 pays, nous recherchons actuellement de nouveaux talents pour accompagner notre développement rapide », explique Frédéric Mazzella, son fondateur. Si Blablacar est l’une des sucess story françaises de l’économie collaborative les plus connues, il y a d’autres belles histoires de réussites et d’entreprises qui recrutent. « Il y a deux ans, nous étions encore deux, se souvient Arnaud Katz, le cofondateur de Bird Office, une plateforme de partage de salles de réunion. On s'est simplement demandé comment optimiser tous les mètres carrés disponibles dans les entreprises et cela a marché. » L’idée reçoit le soutien d’acteurs-clé du digital tels comme Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon. « Aujourd’hui, nous sommes 25 et nous allons encore embaucher dans les semaines à venir. On va notamment recruter des commerciaux et des développeurs. » Chez Drivy, les opportunités s’étendent aux domaines du marketing ou de la relation client et Priceminister continue de rechercher des profils de développeurs et de commerciaux. Entre autres.

 

Parce que c’est un tremplin pour entrepreneurs

L’engouement pour cette économie du partage est plus que jamais d’actualité : selon un récent sondage, près d’un Français sur deux est aujourd’hui adepte de la consommation dite collaborative. En 2016, près d’un Français sur deux vendra un objet ou une prestation sur une plateforme collaborative selon Rémy Oudghiri. « On est tous en train de devenir potentiellement des vendeurs, analyse cet expert, directeur général adjoint de l’observatoire Sociovision. L'économie collaborative favorise l'esprit d’entreprise. Car à partir du moment où vous mettez un produit en avant, vous vous posez les mêmes questions que tous les commerçants. » De quoi générer de nouvelles créations d’entreprise ? Possible. Car l’économie collaborative ne se résume pas à devenir chauffeur pour Uber ou à louer son appartement sur Airbnb. « Aujourd’hui des salariés ou des candidats avec des profils hautement qualifiés peuvent aussi utiliser l’économie collaborative comme tremplin pour tester une activité indépendante », explique Laetitia Alcover. En 2012, cette entrepreneure a participé, avec le soutien de Xavier Niel, au lancement de Kang, une plateforme dédiée au partage des talents. « Notre plateforme peut intéresser des consultants, des avocats ou encore des graphistes qui travaillent de chez eux. » Techniquement, le client achète des crédits selon la prestation et le site reverse des revenus aux différents experts en fonction de leur activité et moyennant le paiement d’une commission. Trois ans après sa création, les 2 500 experts, les plus assidus gagneraient de vrais revenus à quatre chiffres.

 

Parce que cela va changer notre façon de travailler

« On est au milieu du gué, résume Rémy Oudghiri. On est en train de vivre un moment historique et une vraie mutation économique… » Que l’on s’y implique ou pas, l’économie collaborative risque d’influer sur nos façons de travailler, même dans les entreprises encore traditionnelles. Chez Blablacar, le modèle économique déteint sur les codes du management. « Nous avons instauré de nombreux canaux de partage d'expérience pour que, d'une équipe à l'autre, nous puissions tous apprendre des expériences de nos collaborateurs et progresser ensemble », explique Frédéric Mazzella, qui préface le récent ouvrage Ensemble on va plus loin. Le livre propose justement de s’inspirer de l’économie collaborative en entreprise. Parmi ses idées : des blogs participatifs, des présentations hebdomadaires ou encore des échanges de postes. « Mises bout à bout, ces initiatives créer une ambiance de partage permanent, une véritable sensation d'équipe unie, avec une vraie force d’apprentissage. »

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