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Québec : n'immigre pas qui veut

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Olivier Pierson

Montre moi qui tu es et je te dirai si tu peux venir... Ce pourrait être le message du Canada à l'encontre de ses immigrants. Les démarches d'immigration sont fastidieuses et les autorités plutôt pointilleuses. Le Québec n'échappe pas à la règle. Quatre expatriés témoignent.

Quand Yohann a décidé d'emmener femme, enfants et chien au Québec, il ne se doutait pas que les démarches d'immigration seraient aussi poussées. Ce Breton originaire de Plouhinec, près de Lorient, est arrivé avec sa famille en juillet 2007. Infirmier tout comme sa compagne, il n'a eu aucun mal à décrocher un emploi sur le sol canadien. Au contraire, puisque cette profession souffre d'un manque criant de personnels. Mais avant de poser leurs valises dans la patrie de Félix Leclerc, il a fallu montrer patte blanche. Après un voyage  de prospection l'année précédente, le couple a décidé d'entamer les démarches pour obtenir sa résidence permanente, via l'ambassade canadienne à Paris.

Des démarches fastidieuses

Si tout s'est réglé en six mois étant donné leurs compétences (il faut compter en moyenne un an de préparatifs), Yohann et Sophie n'ont pas chômé pour rassembler tous les papiers qu'on leur réclamait. « Ils demandent notamment tous les bulletins de note jusqu'au collège, les appréciations et les attestations des différents employeurs en France, un extrait du casier judiciaire... », égrène Yohann, qui a passé de longues heures au téléphone. Le couple a également dû prouver qu'il avait suffisamment d'argent pour subvenir à ses besoins, et à ceux de ses enfants, jusqu'à ce qu'il soit autonome au Canada.

600 euros de frais de dossier

Une fois leur dossier accepté par le Québec, il a fallu obtenir l'aval au niveau fédéral. Les Bretons n'étaient pas au bout de leurs surprises! On leur a fait passer une visite médicale complète, avec notamment prise de sang et radio des poumons. Et pas chez n'importe quel praticien : « Vous devez vous présenter devant un médecin assermenté par le gouvernement du Canada. Pour nous, le plus proche était à Rennes, soit à 150 km de chez nous. Une fois sur place, on y a passé la journée. » Petit détail : les frais de dossier (environ 1 000 dollars pour une personne seule, soit 600 euros) et de la visite médicale sont à votre charge et non remboursés.

Le choix des visas temporaires

Eric, 35 ans, a lui aussi fait connaissance avec l'immigration choisie à la sauce canadienne. Avec son accent chantant de Lezeignan, entre Narbonne et Carcassonne, il raconte son parcours pour s'installer au Québec. Par sécurité, il a d'abord opté pour un visa temporaire histoire de prendre le pouls de la province : le PVT (programme vacances travail), qui donne droit à travailler un an au Canada. Puis il a prolongé son séjour en décrochant un visa de perfectionnement. « Cela vous permet de rester 18 mois de plus, à condition de justifier une offre d'embauche », explique ce dessinateur CAO (conception assistée par ordinateur). Dans les deux cas, les visas temporaires s'obtiennent assez facilement, et sans trop débourser, mais ils sont soumis à des quotas.

Les petits boulots

Pour Eric, le plus compliqué aura été de résilier tous ses papiers en France. Récemment, il a entamé les démarches pour obtenir sa résidence permanente, en compagnie de Michael, un ami français rencontré sur place. Ce dernier a démissionné de son poste de journaliste pour tenter l'aventure Outre-Atlantique. Arrivé en juin 2007, ce Lorrain d'origine est reparti de zéro et a dû faire ses preuves. « Ici, personne ne vous attend et tout fonctionne par réseautage », prévient-il. Pour survivre et se familiariser avec le marché du travail nord-américain, il est passé comme beaucoup par la case « petits boulots ». Le bénévolat, très bien vu au Québec, lui a aussi permis de se constituer un petit réseau de connaissances bien utile. S'il a un conseil à donner, en particulier si l'on exerce une profession peu recherchée, c'est de faire preuve de curiosité et d'humilité. Tout vient à point à qui sait attendre.

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commentaires

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mocona

06/03/2012

à 17:30

Les professionnels au Québec ne peuvent se permettre de perdre du temps.
Ils ne sont pas précipités.
Ils sont pressés.

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GUY FRANCOIS PHILIP

12/01/2009

à 16:29

Bonjour suis arrive au Québec en aout 1998 donc cela fait 10 ans .Il faut savoir une chose très importante quand vous débarquez : ils recherchent des diplômés avec expériences mais ici certains diplômes ne sont pas reconnus et il faut repasser des équivalences.

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