Qu’est-ce qu’une scale-up ?

Publié le 28 janvier 2020 Fleur Chrétien

Vous ne cessez d’entendre parler de start-up, ces entreprises ultra-innovantes peuplées de jeunes cadres dynamiques et ambitieux ? Depuis peu, c’est le terme « Scale Up » qui fait son apparition dans les médias. Non, il ne s’agit pas d’une coquille mais bien d’une appellation qui désigne une réalité autre que la start-up. Qu’est-ce qu’une scale-up ? Réponse ci-dessous avec Cadremploi.
Qu’est-ce qu’une scale-up ?
  1. Après la start-up, la scale-up
  2. La scale-up, une entreprise en très forte croissance
  3. Qui travaille en scale-up ?
  4. Scale-up : méthodes de travail et compétences

Après la start-up, la scale-up

Si les deux appellations sont très proches, ce n’est pas par hasard. En effet, la start-up désigne une entreprise naissante à fort potentiel de croissance exerçant une activité dans le domaine de la tech. En phase de démarrage, la start-up est souvent composée d’une équipe restreinte et dotée de moyens limités. Son enjeu : mettre en place son MVP (Minimum Viable Product), et valider son business model. Autrement dit, développer une première version commercialisable de son produit - ou service - et valider le modèle de rémunération associé.

La scale-up est une start-up passée à l’étape numéro 2. D’où le mot anglais « Scale », qui signifie « échelle » en français. De la start-up à la scale-up, le changement d’échelle se manifeste à tous les niveaux car l’entreprise adopte volontairement une stratégie de croissance. À ce stade, l’offre et le business model sont validés. L’objectif d’une scale-up est donc d’être capable de changer d’échelle pour faire croître son business et son chiffre d’affaires de façon significative.

La scale-up, une entreprise en très forte croissance

Développée en interne et en externe, la stratégie de croissance et d’innovation de l’entreprise s’accompagne d’une modification de l’organisation et de la structure. Elle s’appuie sur le développement des moyens humains avec des équipes qui se démultiplient en l’espace de quelques mois, et une augmentation des apports financiers avec les ouvertures de capital et les levées de fonds.

L’objectif est de développer l’activité de l’entreprise avec de nouvelles offres, la conquête de nouveaux marchés, d’un nouveau business model et/ou le lancement à l’international.

Souvent qualifiée d’entreprise en hyper-croissance, la scale-up affiche une croissance à 2 chiffres de 20 % par an minimum.

Qui travaille en scale-up ?

Profils financiers, commerciaux, marketing, informatiques, techniques et administratifs : on retrouve en scale-up toutes les compétences d’une entreprise classique, avec en plus un service informatique particulièrement étoffé. En effet, la scale-up a souvent été développée sur base d’un concept incluant des innovations technologiques et usages numériques. Les systèmes d’informations (SI) sont donc clés dans ce genre de structure.

Scale-up : méthodes de travail et compétences

Point de scale-up sans innovation continue. En scale-up, on poursuit les façons de faire de la start-up : innover, tester, ajuster. Et innover de nouveau, en effectuant une veille permanente sur le marché et une remise en question constante. La méthode agile et la méthode scrum sortent du service informatique pour être appliquées sur tout type de projets. Ainsi, au-delà du diplôme, de la jeunesse et de la « coolitude », les collaborateurs de la scale-up doivent faire preuve d’agilité, d’autonomie et de leadership. Souvent dotés de qualités relationnelles et de très bonnes capacités d’organisation, les profils qui intègrent la scale-up parlent plusieurs langues étrangères, sont capables d’avoir une vision 360° des projets, n’ont pas peur de l’hypercroissance… et surtout, ils ne craignent pas la disruption.

Fleur Chrétien
Fleur Chrétien

Formée au journalisme et à l’édition, Fleur commence sa carrière chez Hachette Livre au département jeunesse. Après Bécassine et Franklin, elle s’immerge dans l’univers du luxe en agence de communication. Très vite, le digital devient incontournable. Petites agences et jolis clients - Harry Winston, Benjamin de Rothschild, l’Atelier BNP Paribas, Yann Arthus-Bertrand - permettent d’alterner réflexions stratégiques et création de contenu innovant. En 2010, Fleur fait le choix de l’indépendance. Elle se concentre alors sur son cœur de métier : donner du sens par le contenu. Cadremploi figure parmi ses heureuses collaborations.

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