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Reprendre le travail après un burn-out

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Séverine Dégallaix

Le burn-out se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental. Le 18e baromètre Cadremploi/Ifop « Les cadres et leur avenir », publié le 21 mars 2019, révèle que 54 % des cadres estiment que leur employeur n’a mis aucun plan d’action pour lutter efficacement contre la gestion du stress et les risques psychosociaux, phénomènes pourtant de plus en plus prégnants. La solution pour lutter efficacement contre un burn-out consiste à faire une pause afin de prendre le temps de se soigner et de prendre du recul. Après cet arrêt maladie qui peut être long, comment revenir au bureau, et surtout sans retomber dans le même schéma ? Cadremploi vous donne quelques conseils pour reprendre le travail après un burn-out.

Reprenez le travail par étapes après un burn-out

Difficile, après une absence de plusieurs mois, voire années, de revenir comme si de rien n’était. Une reprise professionnelle après un burn-out, aussi appelé syndrome d’épuisement professionnel, se prépare. Vous pouvez commencer par reprendre contact avec vos collègues et les voir dans un cadre informel, autour d’un café ou au restaurant par exemple, afin qu’ils vous briefent sur les changements depuis votre départ. Car la vie d’une entreprise ne se résume pas à son chiffre d’affaires et à ses clients : il s’agit aussi de l’aménagement des bureaux, des changements en interne, des nouvelles responsabilités de certains, et surtout du relationnel au sein de l’équipe. Avoir une idée de ce qui vous attendra au moment de votre reprise de poste devrait vous aider. Ensuite, prévoyez avec votre manager un temps de réadaptation : pas question de reprendre directement par un gros contrat à l’immense pression, mais plutôt de passer par un mini-onboarding, comme si vous étiez un nouvel arrivant. Vous pouvez également prévoir avec la médecine du travail des visites de pré-reprises dont l’objet est d’effectuer une analyse de votre poste et des conditions de travail.

Conseil : le mi-temps thérapeutique peut être une solution de retour à l’emploi progressif. Parlez-en avec votre médecin traitant et le médecin du travail.

Procédez à des changements dans votre organisation professionnelle

Votre arrêt maladie est la preuve que vous avez pris conscience d’un problème et accepté de vous faire aider. L’un des composants de cette aide est la recherche et la compréhension des raisons, des éléments qui vous ont poussé à de tels extrêmes. Ce travail d’analyse va vous servir au moment du retour à votre emploi : reprendre une activité, d’accord, mais en effectuant des ajustements afin d’en éliminer les aspects toxiques. Il peut s’agir d’un changement radical (reconversion, nouvelle entreprise, etc.) mais pas forcément. Si vous retrouvez votre poste précédent, arrangez-vous avec votre hiérarchie pour ne pas reprendre au même rythme ou dans les mêmes conditions, au risque de voir votre syndrome d’épuisement professionnel revenir au galop. Charge de travail allégée, ambitions revues à la baisse, télétravail, meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle, poste de travail adapté, davantage de moyens pour atteindre vos objectifs, différent style de management, nouveau collègue pour partager les tâches, environnement de travail plus favorable… Changez ce qui a participé au problème afin de revenir dans de meilleures conditions.

À lire aussi >> Comment se mettre au télétravail ?

Continuez à prendre soin de vous lorsque vous reprenez le travail après un burn-out

Votre santé doit être une priorité. Si vous en êtes arrivé jusqu’au syndrome d’épuisement professionnel, c’est sans doute toute votre hygiène de vie qui a été impactée. Il est important de vous recentrer sur vous : savoir dire non lorsque vous êtes débordé, manger sainement, faire du sport, essayer de nouveaux loisirs, passer du temps avec votre entourage, sortir, prendre des pauses déjeuner et des vacances vraiment déconnectées pour vous détendre… Et ne pas avoir honte de continuer à voir un psychologue même si vous allez mieux, ou à consulter le médecin du travail, car parler à un professionnel pourra vous permettre de percevoir plus facilement les premiers symptômes si vous risquez une rechute et vous aider au maintien de votre emploi.

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