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Télétravail, télécentres... Le travail se fait mobile !

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Nathalie Alonso

De plus en plus ouverts au télétravail, les cadres pourraient bientôt investir des bureaux partagés situés à deux pas de chez eux, les télécentres.

Gérer des conf'calls et des réunions Skype, éviter de passer des heures dans les transports pour rejoindre son open-space ? Les cadres en rêvent mais peu ont cette chance. « Notre pays est très en retard en ce qui concerne le travail mobile et à distance », a rappelé lundi Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat chargé du commerce, de l'artisanat et des PME lors d'une table-ronde consacrée au télétravail à Bercy.

L'occasion d'annoncer le lancement d'un site internet de référence sur le sujet en 2012 (e-travail.gouv.fr), pour faciliter l'accès des salariés à cette pratique économe. En temps et en CO2. Alors que 18% des salariés sont concernés en Europe (et même plus de 30% dans les pays scandinaves), le télétravail ne touche que 9% de salariés en France. Mais ça bouge.

Un bureau mobile

Des entreprises telles que Renault ou Axa proposent ainsi, de plus en plus largement, le travail à domicile à certains de leurs salariés, quelques jours par semaine. Dans le même temps, des espaces de travail mutualisés entre travailleurs ont fait leur apparition, à la ville comme la campagne, dans la lignée de La Cantine, un des premiers lieux de coworking ouverts à Paris, comme Soleilles Cowork dont nous vous parlions il y a quelques semaines. Ces espaces associatifs, en plein essor, accueillent le plus souvent des indépendants évoluant dans les métiers de la communication, des médias ou du high-tech.

Moins connus sont les télécentres, ces immeubles de bureaux tout équipés qui permettent à des salariés d'entreprises diverses de travailler à distance à 10 minutes de chez eux, un ou deux jours par semaine, tout en étant présents dans l'entreprise les autres jours. « De plus en plus de gens aspirent à télétravailler mais sans pour autant rompre le lien social », constate Olivier Brun, directeur associé de Greenworking, cabinet de conseil en télétravail.

Pour l'heure, la France ne compterait qu'une trentaine de télécentres dont la moitié seraient vides ou peu occupés. Ils seraient soit trop petits, soit trop éloignés des bassins de vie, selon une étude Greenworking réalisée cette année avec l'école Centrale.

Vers un label des télécentres

Voilà qui fait pâle figure à côté de l'activisme de la ville d'Amsterdam, qui compte 120 télécentres réunis dans un réseau labellisé « Smart work centers » et soutenus par la municipalité. « En France, les entreprises ne sont pas tout à fait prêtes », concède Christian Ollivry, président de l'association Ara21 qui défend l'idée d'un label, pour promouvoir ces espaces auprès des entreprises, avec la possibilité pour elles « de diviser le coût d'un poste de travail par deux ».

Il y aurait la place pour une cinquantaine de lieux de ce type en île de France, assure Jean-Baptiste Roger, chargé de mission à la Région Île-de-France, qui soutient des projets en gestation. « L'objectif est d'en faire sortir de terre 10 à 12 en 2012 », ajoute-t-il.

Pour l'heure, les initiatives franciliennes sont surtout portées par des collectivités qui voient là un moyen de sortir de l'image de la ville-dortoir en offrant un service de proximité à leurs habitants.

Mais le marché intéresse aussi les investisseurs privés même s'ils jouent la prudence dans l'attente d'un modèle économique rentable. « Les grandes entreprises sont intéressées, mais elles veulent prendre leur temps, alors que du côté des PME, elles semblent plus promptes à y aller », estime Laurian Bertin-Hugault, qui porte un projet de télécentres en Seine-et-Marne.

Nathalie Alonso © Cadremploi.fr

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