Temps morts pour les retards

Publié le 01 février 2007 Sylvia Di Pasquale

Certains sont systématiquement à l'heure, d'autres continuellement en retard. Pas un rendez-vous, une réunion ou un déjeuner où ils ne sont attendus. Un défaut qui, à la longue, peut avoir des conséquences désastreuses sur leurs relations avec leurs clients ou supérieurs hiérarchiques.

Des temps morts dans l'agenda...

Bonne nouvelle, ce défaut se soigne. Mais pour endiguer le mal, il est bon d'en identifier l'origine. Ainsi, l'idée qu'un retardataire chronique soit un être totalement désorganisé est souvent fausse. On peut être puissamment organisé et chroniquement en retard au travail. Deux états qui ne sont pas du tout antagonistes, bien au contraire. Souvent ceux qui tentent de gérer leur temps à l'excès ne s'offrent pas même une minute de battement dans leur emploi du temps. Du coup, il est si rempli qu'ils ne peuvent pas le respecter. Il est impératif de prévoir des temps morts entre deux réunions ou rendez-vous. Une période qui ne doit pas être utilisée pour de petites siestes, mais pour la gestion du travail quotidien quand tout se déroule parfaitement bien. Bien sûr, en cas de pépin ou de retard d'un autre interlocuteur, ce précieux temps permet aussi de pallier cet impondérable et d'être malgré tout à l'heure.

... pour le trajet

Qu'il soit banalement de papier ou électronique, un agenda s'impose. A condition d'y prévoir ces fameux temps morts. Les spécialistes de l'organisation du travail sont tous d'accord : la journée ne doit pas être remplie à plus de 60% de rendez vous fixes. Le temps restant doit être consacré aux trajets qu'il est important de planifier, surtout en région parisienne. Les sites Internet dédiés au trafic routier, aux itinéraires et même aux transports en commun sont légion et ils permettent de savoir à l'avance quelle sera la durée du trajet.

... et pour préparer ses rendez-vous

Le « temps mort » doit également être consacré à la préparation des rendez-vous. Car si la ponctualité est une vertu plutôt bien vue, débarquer chez son interlocuteur à l'heure dite mais sans le moindre argument, document ou idée à lui soumettre, est un vice qu'on ne vous pardonnera pas. Surtout si l'improvisation n'est pas votre fort. Souffler ou réfléchir avant un rendez-vous ou une réunion n'est pas un luxe, c'est une phase importante de préparation qu'il faut planifier à tout prix. Toutes ces précautions peuvent sembler anodines, mais le simple fait d'arriver à l'heure à un rendez-vous et d'y avoir consacré un temps suffisant pour le préparer est une marque de respect que votre interlocuteur saura apprécier. Quelle que soit l'issue de la réunion ou du rendez-vous.

Malgré toutes ces précautions, un cas de force majeur peut survenir. Et parfois il peut entraîner un vrai retard, indépendant de la volonté du plus précautionneux. Dans ce cas, il est impératif de prévenir son interlocuteur 10 minutes après l'heure dite. Il comprendra parfaitement la situation, s'il ne s'agit pas du troisième « lapin » consécutif.

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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