Les 15 caractéristiques du mauvais manager

Publié le 24 juin 2020 Fleur Chrétien

Autoritaire, colérique et susceptible, votre manager vous rend la vie impossible. En plus de jouer au petit chef, il éprouve un malin plaisir à créer des conflits dans l’équipe et à saper le moral des troupes. Bref, vous avez affaire à un mauvais manager. Si vous en doutez encore, Cadremploi vous détaille dans cet article les 15 caractéristiques du mauvais manager. Pour connaître en détail tous les défauts du profil mauvais manager et savoir à quoi vous attendre si vous n’êtes pas tombé sur la bonne pioche.
Les 15 caractéristiques du mauvais manager
  1. Le mauvais manager délègue sans organiser
  2. Le mauvais manager contrôle sans accompagner
  3. Le micro-management : un semblant de management
  4. Le syndrome du petit chef, caractéristique du mauvais manager
  5. Un manager qui décide, les autres qui exécutent
  6. Le mauvais manager fragmente le travail
  7. L’absence de vision du mauvais manager
  8. Le mauvais manager réagit mal à la pression
  9. Le mauvais manager se défausse en cas de problème
  10. Le mauvais manager divise pour mieux régner
  11. Quand le mauvais manager crée les conditions de l’échec
  12. Le mauvais manager ne sait pas communiquer
  13. Le mauvais manager manque de respect
  14. Intelligence relationnelle : le point faible des mauvais managers
  15. Le mauvais manager, source de stagnation professionnelle

Le mauvais manager délègue sans organiser

Face aux nombreux dossiers à traiter, sa façon de déléguer consiste à se débarrasser des missions indésirables. Situations compliquées, taches rébarbatives : le mauvais manager n’hésite pas à refiler « la patate chaude » à ses collaborateurs. Il ne cherche ni à organiser le travail dans l’équipe, ni à le répartir en fonction des compétences.  

Le mauvais manager contrôle sans accompagner

Selon un adage connu, « la confiance n’exclut pas le contrôle ». Le problème avec le mauvais manager, c’est que le contrôle existe - il est même pratiqué de manière excessive -, mais pas la confiance. Le rapport qui s’instaure alors entre le manager et le collaborateur est un rapport d’autorité et de défiance, qui place le collaborateur en posture d’exécution. Le mauvais manager laisse également de côté son rôle de conseil, d’orientation et d’accompagnement. Il se rend d’ailleurs très peu disponible pour ses équipes.  

Le micro-management : un semblant de management

Pointilleux à l’extrême, le mauvais manager s’attarde sur des points de détails. Il ne laisse aucune marge de manœuvre à ses équipes, ni en terme de périmètre, ni en terme de timing. Cette forme de micro-management lui donne d’ailleurs l’impression d’être un très bon manager.  

Le syndrome du petit chef, caractéristique du mauvais manager

Le mauvais manager excelle dans l’art de donner des ordres et de jouer à l’inspecteur des travaux finis. Il sollicite rarement l’avis de ses collaborateurs. Et si ces derniers l’expriment, leur point de vue est rarement pris en compte. Le mauvais manager exclut en général toute démarche collaborative ou management participatif pour se concentrer sur un mode de management directif. Bien souvent, il agit tel un petit chef, qui ne cesse de marteler : « C’est moi qui décide ».  

Un manager qui décide, les autres qui exécutent

Le mauvais manager a tendance à imposer son autorité. Dénué de charisme, il va donc jouer sur d’autres leviers : décisions arbitraires, sanctions. Dans son équipe, mieux vaut adopter une posture de suiveur que de faire preuve de leadership. Autonomie et prise de responsabilité ne sont pas autorisées.  

Le mauvais manager fragmente le travail

Pour réduire les talents à des fonctions d’exécutants, le mauvais manager s’applique à diviser et fragmenter le travail. Il ne donne pas de vision globale, à la fois pour mieux régner, mais aussi car il n’en a pas.   

L’absence de vision du mauvais manager

Pour être un bon manager (découvrez les 5 qualités d’un bon manager), il importe de bien comprendre son environnement, d’avoir une approche globale, de favoriser les interactions et d’être en veille permanente sur les évolutions de son secteur. Or, le mauvais manager est souvent trop accaparé par son rôle de petit chef pour prendre de la hauteur et en donner à ses équipes. Cette absence de vision s’accompagne également d’une discontinuité des actions : le mauvais manager change d’avis au gré des influences. D’où un manque de cohérence dans la façon de gérer les projets et les équipes.  

Le mauvais manager réagit mal à la pression

L’absence de cohérence et de continuité s’accompagne généralement d’un caractère impulsif. Un mauvais manager aura tendance à réagir à chaud, à s’énerver, voire à hausser la voix. S’il subit une pression de la part de ses supérieurs hiérarchiques, il est incapable de jouer le rôle de tampon. Il véhicule ce stress à ses équipes, ce qui est source de tension et de mal-être au travail.  

Le mauvais manager se défausse en cas de problème

Plutôt que de protéger ses collaborateurs et d’assumer les responsabilités qui lui incombent, le mauvais manager les accuse en cas de problème. Inversement, il s’attribue les succès de ses collaborateurs pour sa gloire personnelle. Son intérêt individuel prime sur l’évolution de son équipe.  

Le mauvais manager divise pour mieux régner

Alors qu’une des principales missions du manager est de fédérer les membres de son équipe, le mauvais manager s’applique à diviser : il encourage la compétition et fait du favoritisme. De ce manque d’équité résultent des conflits internes et l’absence de cohésion.   

Quand le mauvais manager crée les conditions de l’échec

Objectifs difficilement atteignables, équipes surchargées, délais impossibles à tenir, changements de cap en dernière minute : en plus de ne pas définir les objectifs, le mauvais manager ne sait pas doter son équipe des moyens de réussir. 

Le mauvais manager ne sait pas communiquer

Souvent manipulateur, le mauvais manager pratique la rétention d’informations pour être sûr de conserver le pouvoir. Il distille les informations au compte-goutte, reste opaque sur certains sujets, manipule les chiffres à son avantage. Par ailleurs, ses messages sont souvent mal reçus et mal compris.  

Le mauvais manager manque de respect

En plus d’organiser des réunions tardives auxquelles il arrive systématiquement en retard, le mauvais manager a tendance à oublier les règles de politesse basiques : avec ses propres collaborateurs, ni bonjour, ni merci.

Annulation de congés, horaires à rallonge, exigence de disponibilité durant le week-end ou les vacances : il empiète sur la vie privée, en exigeant souvent des concessions sans contrepartie.  

Intelligence relationnelle : le point faible des mauvais managers

Davantage centré sur sa propre personne, le mauvais manager manque d’intelligence émotionnelle et relationnelle. Connaissant mal ses collaborateurs, il est incapable d’adapter son mode de management et de communication en fonction de ses interlocuteurs. Il pratique un management uniforme, dénué de flexibilité.  

Le mauvais manager, source de stagnation professionnelle

S’il n’agit ni pour le bien-être, ni pour l’évolution de son équipe, le mauvais manager représente également un frein sur le plan individuel. Avec lui, compliqué de construire un plan de carrière, d’envisager une évolution professionnelle, ou même de songer à se former.

Fleur Chrétien
Fleur Chrétien

Formée au journalisme et à l’édition, Fleur commence sa carrière chez Hachette Livre au département jeunesse. Après Bécassine et Franklin, elle s’immerge dans l’univers du luxe en agence de communication. Très vite, le digital devient incontournable. Petites agences et jolis clients - Harry Winston, Benjamin de Rothschild, l’Atelier BNP Paribas, Yann Arthus-Bertrand - permettent d’alterner réflexions stratégiques et création de contenu innovant. En 2010, Fleur fait le choix de l’indépendance. Elle se concentre alors sur son cœur de métier : donner du sens par le contenu. Cadremploi figure parmi ses heureuses collaborations.

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