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Toulouse : l’aéronautique tire le marché de l’emploi cadre vers le haut

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Séverine Dégallaix

Airbus et tous ses sous-traitants portent bien sûr l’activité économique toulousaine. L’attractivité de la ville est telle qu’il faut développer les infrastructures nécessaires pour accueillir tous ces nouveaux arrivants ! Ce sont ainsi trois secteurs majeurs qui sont à la recherche de cadres dans la Ville Rose.

Entre juillet 2017 et juin 2018, le nombre d’offres d’emploi à destination des cadres déposées à Pôle emploi a augmenté de 16 % !

« Nous attendons confirmation pour les chiffres 2019, mais nous pensons que les voyants seront plutôt au vert pour les prévisions », annonce Hamid Lanani, directeur de l’agence Pôle emploi Toulouse Jolimont.

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Les trois quarts des postes sont répartis sur trois secteurs particulièrement dynamiques dans la région : l’industrie tirée par l’aéronautique, l’informatique et le BTP. En parallèle, d’autres secteurs sont plutôt en baisse en nombre d’offres collectées par Pôle emploi, tels que le commerce, la distribution et la bancassurance.

Qui recrute qui à Toulouse ?

« L’aéronautique est en pleine phase de ramp up, la production accélère. Cela tire toute la supply chain. En conséquence, on recherche entre autres des profils manufacturing, supply chain, mais aussi des experts IT et digital dans ces domaines. Sans oublier les profils en production », constate Pierre Lacazedieu, directeur senior Michael Page.

Hamid Lanani nuance : « La maîtrise des coûts est importante à l’heure actuelle, mais la conception a encore sa place dans le paysage. Il y a toujours des offres pour des ingénieurs conception très spécialisés, par exemple dans la conception de pièces électroniques, mécaniques ou hydrauliques utilisées dans l’aéronautique. Les ingénieurs calculs ou logiciels embarqués peuvent aussi trouver leur place. »

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Et puis, il y a toutes les activités annexes, notamment ce qui tourne autour des objets connectés et du développement de projets innovants en lien avec l’aéronautique. La connexion du passager en vol notamment prend de l’ampleur, avec des bureaux d’études et sous-traitants qui se penchent sur la question.

Tout cela a bien sûr un impact direct sur les besoins de compétences en IT, aussi bien grâce à un solide réseau de start-ups boosté par la volonté de faire de Toulouse une ville innovante que grâce à la présence de grands groupes et ESN (Entreprises de services du numérique) comme Sogeti ou GFI.

« Certains postes n’affichent pas de gros volumes mais restent demandés en raison d’une pénurie de compétences, à l’image des chefs de projet informatique, explique Hamid Lanani. Il y a aussi une pénurie chez les développeurs informatiques, qui sont beaucoup amenés à faire de la maintenance pour des clients de l’aéronautique ou d’autres branches de l’industrie. »

Les développeurs web et experts de la création d’applications sont aussi des spécialités très recherchées.

Enfin, avec plus de 10 000 nouveaux habitants par an, Toulouse est l’une des villes qui affichent la plus belle croissance de France.

Et quand on arrive, il faut bien se loger ! « La construction, qui avait beaucoup souffert de la crise, reprend de façon significative. Avec la loi Pinel prolongée, il y a une bonne visibilité. Les investisseurs aiment venir ici car cela reste moins cher que Paris ou Bordeaux par exemple, et avec ce flux migratoire, ils sont sûrs de trouver des locataires. Nous enregistrons donc de fortes demandes de nos clients promoteurs et des entreprises du bâtiment, et ce sur de nombreux profils », assure Emmanuel Arribat, regional manager Hays à Toulouse.

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Responsables de programmes, spécialistes du développement foncier, conducteurs de travaux, ingénieurs études de prix, chefs de chantiers… Il y a de la place pour presque tout le monde, et ces tendances devraient perdurer, puisque « il y a aussi une forte augmentation sur les travaux publics, secteur qui avait beaucoup souffert ces dernières années », rappelle Emmanuel Arribat. De l’histoire ancienne, grâce à plusieurs gros chantiers qui se dessinent à l’horizon, tels que la troisième ligne de métro, la LGV, et la Tour Occitanie, ce futur gratte-ciel de 150 mètres et 40 étages !

Les quartiers d’affaires

« Enova Labège (ex Innopole), Toulouse Aerospace (anciennement Montaudran Aerospace), mais aussi la zone de Blagnac accueillent beaucoup d’entreprises technologiques. Il se passe également des choses au nord avec la construction du parc des expositions », liste Pierre Lacazedieu. Et bien sûr, le projet TESO (Toulouse EuroSudOuest), autour de la gare Matabiau, avec la Tour Occitanie sera lui aussi porteur de projets de recrutements et d’implantations d’entreprises.

Les plus : une grande ville idéalement située

Toulouse présente les avantages auxquels on pourrait s’attendre pour une grande ville : vie culturelle dynamique, écoles et universités, pôles d’activité divers, grandes places et esthétique séduisante… Elle occupe aussi une situation géographique idéale, à une heure de route de la mer ou de la montagne, et bénéficie bien sûr d’un climat à rivaliser avec la Côte d’Azur.

Les moins : à quand la LGV ?

« Ce qui nous manque, c’est la LGV ! », regrette Emmanuel Arribat. Plus pour longtemps, puisque le projet qui permettra de relier Toulouse à Paris en 3h10 vient d’être confirmé. Mais en attendant la mise en service, dont la date n’est pas encore annoncée, Toulouse est relativement isolée de la capitale, malgré les vols fréquents. Elle permet en revanche, comme le souligne Emmanuel Arribat, « de relier toutes les grandes villes européennes directement grâce au troisième aéroport de France. »

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Un autre inconvénient : « Toulouse est victime de son attractivité car elle doit absorber une croissance démographique parmi les plus importantes de France, selon Pierre Lacazedieu. Aujourd’hui, de nombreux chantiers ont été lancés, comme le doublement de la ligne A du métro, une troisième ligne à venir, et l’élargissement du centre-ville, qui vont permettra d’éviter la saturation. »

 

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