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Vive le démon de midi professionnel

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La rédaction

La quarantaine est le bel-âge dans la vie professionnelle d'un cadre. Mais il ne vaut mieux pas se reposer sur ses lauriers et profiter de la décennie à venir pour se préparer à entrer dans l'ère plus troublée des quinquas. Bilan de compétences ou formation, c'est le temps de la remise en question.

C'est sans doute l'affection masculine la plus courante. Et les psys lui ont trouvé un petit nom : CMV, pour « Crise de milieu de vie ». Elle guette surtout les hommes approchant de la quarantaine et est connue pour affecter leur vie personnelle. Si les femmes la subissent plus souvent par ricochet dans leur vie privée, elles n'y échappent cependant pas plus que leurs conjoints dans leur vie professionnelle.

Préparer son avenir

Car la quarantaine est le point d'orgue d'une carrière, du moins les recruteurs en ont-ils décidé ainsi. Selon eux, c'est l'âge où l'on est censé être au faîte de son potentiel. Celui, aussi, où il va falloir penser à la suite, surtout si, jusque-là, on s'est contenté de se laisser porter par la vague, passant d'une fonction à une autre ou surfant d'une entreprise à l'autre.
A ce moment de la vie, il faut songer, si ce n'est déjà fait, aux lendemains et surtout envisager la fin de sa carrière. Car il reste dix ans aux quadras pour arriver dans la zone de turbulence : celle où l'on devient un cadre senior. Et une décennie n'est pas de trop pour préparer cette période où nombre d'entreprises considèrent encore, à tort, un cadre de 53 ans comme un has been. Surtout si son CV est sensiblement équivalent à d'autres émanant de candidats plus jeunes.

Se remettre en question

Alors il faut se distinguer et mettre à profit le temps qui nous sépare de cette période pour y parvenir. Evidemment, la démarche s'apparente plus à une remise en question profonde qu'à un léger remaniement professionnel. Car il faut généralement sortir des rails tout tracés sur lesquels l'on s'est arrimé en début de carrière, histoire de rouler tranquille jusqu'à la retraite.
Mais, contrairement à celui qui peut affecter la vie privée d'un quadra, le démon de midi professionnel n'a que des avantages. Car, même si la cinquantaine venue, on peut poursuivre son chemin avec la même entreprise jusqu'à l'heure de la retraite, les efforts entrepris quelques années auparavant ne sauraient être que bénéfiques. On aura tout à gagner à se bouger. Et à mieux se connaître.

Faire le bilan

Car cette démarche revient avant tout à s'interroger et à jeter un coup d'œil dans le rétroviseur. C'est l'occasion ou jamais de réaliser un bilan de compétences. Non seulement pour découvrir des talents enfouis ou occultés, mais pour essayer de savoir ce que l'on a réellement envie de faire. Ce qui revient à faire expertiser son savoir-faire et son expérience pour en connaître la valeur sur son marché. Pour être embauché au-delà de 50 ans, il faut une expertise avérée. Et le quadra a dix ans pour l'acquérir.
S'il n'y a pas d'âge pour retourner à l'école, il y en a un pour gagner sa vie et à quarante ans, on ne peut pas toujours donner sa démission pour retourner en fac. Alors, cette expertise, il va falloir la découvrir dans son propre métier. Un début de connaissance peut suffire, il reste du temps pour l'approfondir au travers d'un congé individuel de formation ou par le biais du DIF. Les nouvelles connaissances acquises peuvent servir de tremplin pour accéder à un poste plus spécialisé au sein de l'entreprise qui nous emploie déjà. Et si l'on se sent bloqué chez son employeur actuel, sans réelle possibilité d'évolution, c'est le moment ou jamais de tenter sa chance ailleurs.

Mais peut-être que cette remise en question de la quarantaine peut faire surgir d'autres souhaits, d'autres passions, à exercer en dehors du cadre du salariat, en temps que travailleur indépendant, voire de créateur d'entreprise. C'est l'âge où de nombreux cadres franchissent le pas. Mais pour réussir, il est essentiel de réfléchir, de soupeser et d'étudier les différentes possibilités offertes. Même si nombre de psys estiment que la CMV s'accompagne souvent d'une régression vers l'adolescence, on n'est pas obligé d'agir sans réfléchir comme on sait si bien le faire à 15 ans.

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