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Votre management encourage-t-il le présentéisme ?

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Sylvie Laidet

La culture du présentéisme n’est pas que culturelle, elle dépend aussi de l’attitude des managers. Zoom sur les comportements de managers qui encouragent le présentéisme et les pistes pour en sortir.

 « En France, faire des heures de présence est perçu, à tort, comme un marqueur de son engagement et de loyauté vis-à-vis de l’entreprise », constate Matthieu Poirot, fondateur et dirigeant de Midori Consulting. Parfois inconsciemment, les managers sont les premiers à encourager ce présentéisme. C’est le cas….

 

Si vous faites des journées à rallonge

L’exemple doit venir d’en haut. Donc, si vous-même quittez le bureau le soir vers 21 heures, ou plus tard, vous encouragez votre équipe à faire pareil. Pour eux, partir avant vous, serait déloyal.

Comment changer ? En montrant l’exemple. « J’avais un boss québécois qui en arrivant dans l’entreprise nous a dit qu’il allait faire un effort. Au lieu de partir à 17 heures le soir, il resterait jusqu’à 18 heures mais que, passée cette heure, plus personne ne devait rester au bureau », se souvient Matthieu Poirot. Et tout le monde lui a emboité le pas.

 

Si vous envoyez des mails tard le soir

Le cas typique, à 19 heures, vous cherchez un collaborateur déjà parti. Votre réflexe, un mail du genre "je suis passé à ton bureau mais je ne t’ai pas trouvé, donc je me permets un mail pour te signaler…". « C’est une manière de rappeler les normes de présence implicites de l’entreprise », observe Denis Monneuse, sociologue et chercheur à l’IE Business School de Madrid.

Comment changer ? Vous interdire d’envoyer ce genre de mail tard le soir. Au mieux, vous rédigez un mail soft sans référence à l’absence du collaborateur, et vous en différez l’envoi au lendemain matin. Le sujet peut sans doute largement attendre.

 

Si vous n’êtes disponible pour vos équipes qu’en soirée

Happé par votre boulot et l’enchaînement des réunions, vous n’êtes vraiment joignable que tard le soir, une fois la frénésie de la journée passée. Vous calez donc des entretiens tard le soir avec vos équipes. Ou pire, ces dernières doivent attendre patiemment votre retour si elles veulent vous croiser et échanger sur les dossiers en cours.

Comment changer ? Planifier les entretiens en journée, après tout, vous êtes manager, recevoir vos équipes fait partie intégrante de votre job. Et refuser toute réunion débutant au delà de 17 heures.  

 

Si vous fliquez votre équipe

Un grand classique, à 19 heures, vous passez en revue vos troupes pour voir qui a déjà levé le camp et vous demandez aux présents où sont les absents. Les collaborateurs encore à leur poste comprennent qu’ils ont bien fait de rester et ils ne manqueront pas de rappeler aux absents que le boss les cherchait. Un membre de votre staff part à 17h30. Vous ne pouvez vous empêcher de lui demander s’il prend son après-midi. Ou, vous regardez ostensiblement votre montre ? Là encore vous encouragez le présentéisme.

Comment changer ? Remettre en cause une bonne fois pour toute le lien entre temps de travail et performance. « Pour les tâches intellectuelles, un temps de travail trop important empêche de prendre le recul nécessaire, bride la créativité, engendre erreur, étourderie…. Ce n’est pas pour rien si on dit souvent que les meilleures idées viennent sous la douche, en courant, etc », argumente Denis Monneuse, auteur de Le silence des cadres. Enquête sur un malaise (Vuibert 2014).

 

Si vous liez l’évaluation de vos collaborateurs à leur temps de présence

« Il n’est pas rare de constater que les gens qui restent tard le soir sont évalués plus positivement par leur manager alors qu’ils sont peut-être moins efficaces et prennent plus de pauses dans la journée », constate Denis Monneuse.

Comment changer ? Chercher à objectiver au maximum la performance de vos collaborateurs.

 

Si vous définissez mal les objectifs de votre équipe

« Des objectifs trop élevés ou mal définis encouragent les gens à dépasser le volume horaire d’une journée de travail normal, notamment s’ils sont au forfait jours », constate Thierry Rousseau, chargé de mission au département Études Capitalisation Prospective de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT).

Comment changer ? « En respectant l’obligation de suivi de la charge de travail dans le cadre d’un forfait jours. C’est un bon moyen légal de limiter le présentéisme », conclut-il.

 

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Osbert

28/08/2017

à 15:29

Il y a de bons, très bons managers et des piètres managers. c'est une éternelle réalité. Si vous avez la malchance de tomber sur un piètre manager, il va vous compliquer la vie. ces mauvais managers n'ont pas compris " Qu'un employé devrait être traité comme un membre de la famille (Joyce Hervey) et que les hommes devraient être gérés avec humanité (David Mc Donald) pour un grand rendement. Passant la grande partie de notre temps au boulot, avec un mauvais manager, la solution serait d'envisager de changer de boulot rapidement...
Je me souvent en 2012, j’étais dans une équipe donc une partie commençait à 7h pour finir à 16h et une autre à 10h pour finir à 19h mais généralement ceux qui commençaient à 7h partaient à 18h au lieu de 16h, parce que quand tu partais à 16h le manager te faisait une remarque, pourtant sachant que tu y es depuis 7h.... voila un manager à éviter.

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Guillaume

06/09/2017

à 20:01

Je connais ce genre d'équipe séparée en deux horaires...

dans mon cas, ceux qui arrivent à 7H passait une bonne heure au café puis une bonne demie heure de discussion avant de vraiment commencer à travailler donc ne pas être à cheval sur ses horaires c'est bien aussi quand on n'est pas trop hypocrite

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Osbert

25/08/2017

à 12:01

Il y a de bons, très bons managers et des piètres managers. c'est une éternelle réalité. Si vous avez la malchance de tomber sur un piètre manager, il va vous compliquer la vie. ces mauvais managers n'ont pas compris " Qu'un employé devrait être traité comme un membre de la famille (Joyce Hervey) et que les hommes devraient être gérés avec humanité (David Mc Donald) pour un grand rendement. Passant la grande partie de notre temps au boulot, avec un mauvais manager, la solution serait d'envisager de changer de boulot rapidement...
Je me souvent en 2012, j’étais dans une équipe donc une partie commençait à 7h pour finir à 16h et une autre à 10h pour finir à 19h mais généralement ceux qui commençaient à 7h partaient à 18h au lieu de 16h, parce que quand tu partais à 16h le manager te faisait une remarque, pourtant sachant que tu y es depuis 7h.... voila un manager à éviter.

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Osbert

24/08/2017

à 14:54

Il y a de bons, très bons managers et des piètres managers. c'est une éternelle réalité. Si vous avez la malchance de tomber sur un piètre manager, il va vous compliquer la vie. ces mauvais managers n'ont pas compris " Qu'un employé devrait être traité comme un membre de la famille (Joyce Hervey) et que les hommes devraient être gérés avec humanité (David Mc Donald) pour un grand rendement. Passant la grande partie de notre temps au boulot, avec un mauvais manager, la solution serait d'envisager de changer de boulot rapidement...
Je me souvent en 2012, j’étais dans une équipe donc une partie commençait à 7h pour finir à 16h et une autre à 10h pour finir à 19h mais généralement ceux qui commençaient à 7h partaient à 18h au lieu de 16h, parce que quand tu partais à 16h le manager te faisait une remarque, pourtant sachant que tu y es depuis 7h.... voila un manager à éviter.

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Osbert

24/08/2017

à 11:04

Il y a de bons, très bons managers et des piètres managers. c'est une éternelle réalité. Si vous avez la malchance de tomber sur un piètre manager, il va vous compliquer la vie. ces mauvais managers n'ont pas compris " Qu'un employé devrait être traité comme un membre de la famille (Joyce Hervey) et que les hommes devraient être gérés avec humanité (David Mc Donald) pour un grand rendement. Passant la grande partie de notre temps au boulot, avec un mauvais manager, la solution serait d'envisager de changer de boulot rapidement...
Je me souvent en 2012, j’étais dans une équipe donc une partie commençait à 7h pour finir à 16h et une autre à 10h pour finir à 19h mais généralement ceux qui commençaient à 7h partaient à 18h au lieu de 16h, parce que quand tu partais à 16h le manager te faisait une remarque, pourtant sachant que tu y es depuis 7h.... voila un manager à éviter.

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Tony

23/08/2017

à 19:32

L'intérêt pour un cadre moyen/supérieur de rester tard est de pouvoir se concentrer sur certaines tâches (analyse complexe, planif, etc) sans être interrompu par ses collaborateurs ou clients. En ce qui concerne les horaires des non cadres, oui les managers de proximité doivent favoriser les performances de leurs équipes. Mais il ne faut pas oublier que chez certains, 8 heures de présences ne sont pas 8 heures de travail effectif (40% sur internet, 20% sur facebook, 20% en pause cigarette). Ces derniers j'aurai tendance à les faire rester tard pour justifier un minimum leur salaire.

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Osbert

22/08/2017

à 17:16

Il y a des boulots qui nécessitent une présence physique (Vigile, accueil, Garderie etc..) sur le site avec des heures d'ouverture et de fermeture à respecter sérieusement.
Pour les tâches intellectuelles le plus important c'est de savoir ce qu'on a à faire dans une mission, dans une projet ou dans une entreprise et le faire bien. Le but c'est de faire du bon travail et faire du bon travail n'est pas synonyme d'arriver au bureau tôt et rentrer tard... faire du bon travail n'est pas synonyme du présentéisme.
Dans un projet, je peux rentrer 30 min plus tôt ou venir 30 min plus tard mais être bien plus efficace qu'une personne qui arrive à 5h du matin et rentre à 21h
Travaillez dans la détente car la détente est la clé du succès.

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Pascal

22/08/2017

à 13:18

à la vue du titre, je pensais à l'inverse de l'absentéisme et non pas qu'il s'agissait de présentiel.

Que je sois manager ou non, ce qui m'indispose le plus, c'est les personnes qui partent à 17h pile en regardant leur montre 10 mn avant et se refusant ainsi de commencer ou de continuer une tache à partir de 16h50.
Si c'est pour prendre un train ou un enfant à aller chercher à l'école cela peut être compréhensible (pour le 17h pile)
En revanche je ne vois pas ce qui justifie de ne pas continuer son travail jusqu'à l'heure pile voir de dépasser l'heure de 5mn

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Osbert

24/08/2017

à 10:19

En réalité rentrer 10 min avant ou 10 min après reste assez relatif, si à 16H50 j'ai un nouveau mail qui tombe et nécessite un traitement rapide et urgent je peux tout à fait rester au bureau si nécessaire jusqu'à 19H pour régler le problème... mais si répondre dans les 1h qui suivent ou après 24H ne change rien pour l’expéditeur, je préférè rentrer et revenir le lendemain plus posé et plus fort.... mais rentrer TOUS les jours avant l'heure peu être synonyme de ne pas aimer son boulot car selon les statistiques "80% de personnes font un travail qui n'aiment, travaille pour un manager qui n’apprécie pas, et ce dans un cadre qui déteste"
Tout ce que je sais ce que je ne laisserai jamais un problème urgent pour rentrer plus tôt.
Dans le monde du travail, on appelle juste chacun à avoir une conscience professionnelle...

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En réponse à Pascal

JiPeg148

23/08/2017

à 18:40

Totalemen d'accord avec vous !

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Osbert

23/08/2017

à 13:59

En réalité rentrer 10 min avant ou 10 min après reste assez relatif, si à 16H50 j'ai un nouveau mail qui tombe et nécessite un traitement rapide et urgent je peux tout à fait rester au bureau si nécessaire jusqu'à 19H pour régler le problème... mais si répondre dans les 1h qui suivent ou après 24H ne change rien pour l’expéditeur, je préférè rentrer et revenir le lendemain plus posé et plus fort.... mais rentrer TOUS les jours avant l'heure peu être synonyme de ne pas aimer son boulot car selon les statistiques "80% de personnes font un travail qui n'aiment, travaille pour un manager qui n’apprécie pas, et ce dans un cadre qui déteste"
Tout ce que je sais ce que je ne laisserai jamais un problème urgent pour rentrer plus tôt.
Dans le monde du travail, on appelle juste chacun à avoir une conscience professionnelle...

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Osbert

23/08/2017

à 11:00

En réalité rentrer 10 min avant ou 10 min après reste assez relatif, si à 16H50 j'ai un nouveau mail qui tombe et nécessite un traitement rapide et urgent je peux tout à fait rester au bureau si nécessaire jusqu'à 19H pour régler le problème... mais si répondre dans les 1h qui suivent ou après 24H ne change rien pour l’expéditeur, je préférè rentrer et revenir le lendemain plus posé et plus fort.... mais rentrer TOUS les jours avant l'heure peu être synonyme de ne pas aimer son boulot car selon les statistiques "80% de personnes font un travail qui n'aiment, travaille pour un manager qui n’apprécie pas, et ce dans un cadre qui déteste"
Tout ce que je sais ce que je ne laisserai jamais un problème urgent pour rentrer plus tôt.
Dans le monde du travail, on appelle juste chacun à avoir une conscience professionnelle...

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Osbert

23/08/2017

à 09:45

En réalité rentrer 10 min avant ou 10 min après reste assez relatif, si à 16H50 j'ai un nouveau mail qui tombe et nécessite un traitement rapide et urgent je peux tout à fait rester au bureau si nécessaire jusqu'à 19H pour régler le problème... mais si répondre dans les 1h qui suivent ou après 24H ne change rien pour l’expéditeur, je préférè rentrer et revenir le lendemain plus posé et plus fort.... mais rentrer TOUS les jours avant l'heure peu être synonyme de ne pas aimer son boulot car selon les statistiques "80% de personnes font un travail qui n'aiment, travaille pour un manager qui n’apprécie pas, et ce dans un cadre qui déteste"
Tout ce que je sais ce que je ne laisserai jamais un problème urgent pour rentrer plus tôt.
Dans le monde du travail, on appelle juste chacun à avoir une conscience professionnelle...

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Cédric

23/08/2017

à 08:18

Personnellement, je ne vois pas où est le problème de ne pas commencer une tâche à 10 minutes de la fin de la journée. Si c'est urgent, bah ça attendra le lendemain matin.
Personne n'est indispensable et irremplaçable...
Il faut savoir se déconnecter du travail et se préserver une vie de famille.
Ce n'est pas parce que l'employeur vous "offre" du travail que vous devez lui être corvéable à merci.

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Benjamin

22/08/2017

à 22:42

Pascal : parce que parfois l'employé a fini une tâche et que les suivantes vont prendre plus de temps qu'il ne reste.
Si la tache n'est pas urgente je ne vois pas pourquoi il faudrait s'indigner de quelqu'un qui veut simplement ne pas partir la tête pleine le soir en s'arrêtant en plein milieu de quelque chose.

Pire, en utilisant des mots comme "ce qui m'insupporte", quand bien même l'employé est atteint de flemme sans justification, le fliquer et soupirer de ces comportements est exactement ce que cet article dénonce. Laissez les gens faire leur travail en leur laissant gérer leur temps comme ils le veulent, si à la fin le boulot est fait correctement et à l'heure, je ne vois pas bien ce que ça peut vous faire qu'il se detende 20mn avant de partir après avoir bûché pendant 6h40.

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En réponse à Benjamin

Pascal

23/08/2017

à 08:28

Benjamin, Ce qui m'insupporte n'est pas le fait que la personne se détende mais le fait que lorsque l'on vient lui demander une information, il vous fait sentir que ce n'est plus l'heure. et cela sans chercher à fliquer ou à soupirer car la réflexion je me l'a fait uniquement dans ma tête

Perso, je ne porte plus de montre depuis plus de 5 ans et lorsque j'ai besoin d'une information, je me renseigne directement auprès de la personne succeptible de me la communiquer alors soit la personne est encore dans l'entreprise et elle est donc à même de me la communiquer soit elle est déjà partie (de son bureau) et dans ce cas, je lui laisse un mot pour quelle puisse me la communiquer le lendemain matin.

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Osbert

22/08/2017

à 17:37

En réalité rentrer 10 min avant ou 10 min après reste assez relatif, si à 16H50 j'ai un nouveau mail qui tombe et nécessite un traitement rapide et urgent je peux tout à fait rester au bureau si nécessaire jusqu'à 19H pour régler le problème... mais si répondre dans les 1h qui suivent ou après 24H ne change rien pour l’expéditeur, je préférè rentrer et revenir le lendemain plus posé et plus fort.... mais rentrer TOUS les jours avant l'heure peu être synonyme de ne pas aimer son boulot car selon les statistiques "80% de personnes font un travail qui n'aiment, travaille pour un manager qui n’apprécie pas, et ce dans un cadre qui déteste"
Tout ce que je sais ce que je ne laisserai jamais un problème urgent pour rentrer plus tôt.
Dans le monde du travail, on appelle juste chacun à avoir une conscience professionnelle...

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Geuze, Francois

22/08/2017

à 16:08

Plus que de vous insurger sur ces personnes qui regardent leur montre et partent à 17h pile... interrogez vous sur le contenu de leur travail, la qualite de leur management et ce qui relève de l'urgence qui fait qu'il faille terminer toutes affaires cessantes le travail. Vous aurez alors fait de sacrés progrès sur la qualite de vie au travail et ce qui vous indispose disparaîtra naturellement ...

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Aurelie C

22/08/2017

à 11:35

Très bonnes techniques, pour ceux qui souhaitent changer leur fusil d'épaule. Ce qui est rare à ma connaissance!

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