[Etude Cadremploi] Le confinement : déclic pour quitter Paris ?

Publié le 25 août 2020 Elodie FRANCO DA CRUZ

2020, l’année du passage à l’acte pour les cadres parisiens désireux de quitter Paris ? Car s’ils sont nombreux chaque année à déclarer vouloir fuir la capitale pour les grandes métropoles régionales, peu franchissent en réalité le pas. C’était toutefois sans compter les événements des derniers mois tels que la grève des transports de décembre et plus récemment le confinement poussant tous les Français à rester chez eux…et à entamer des réflexions sur leur mode de vie. Coup de projecteur sur les grandes tendances de la 8ème édition de l’étude Cadremploi sur les villes préférées des cadres parisiens.
[Etude Cadremploi] Le confinement : déclic pour quitter Paris ?

Plus d’1 cadre sur 2 est insatisfait de sa situation

Prisée par les touristes, décriée par ses habitants, paris semble ne plus autant séduire les cadres, c’est ce que révèle la 8ème édition de l’étude Cadremploi sur les villes préférées des cadres parisiens. Bien que l’accessibilité rapide à tous les services (85%) et la vie culturelle (84%) qu’elle propose soient appréciés, les inconvénients de la capitale semblent avoir pris le dessus sur les avantages qu’elle présente et 54% des cadres se déclarent insatisfaits de leur situation.

Les temps de transport trop importants (48%), le coût de la vie trop élevé (57%) et une ville jugée trop stressante (63%) se positionnent dans le top 3 des motifs qui poussent les cadres à réfléchir à une mobilité régionale. En parallèle de cela, les problématiques immobilières qui étaient déjà présentes à l’esprit des cadres semblent avoir pris une autre dimension avec la récente période de confinement. De plus en plus de cadres déplorent l’impossibilité d’investir dans l’immobilier à paris (27%).

83% des cadres déclarent envisager une mobilité régionale
Elodie FRANCO DA CRUZ - Responsable des études pour Cadremploi

Des cadres de plus en plus enclins aux allers/retours entre Paris et la Province

Comme toujours, s’ils sont nombreux à exprimer leurs désirs de quitter la capitale, 83% des cadres déclarent envisager une mobilité régionale, le cap entre la réflexion et la prise de décision reste difficile à franchir.

Principalement freinés par la peur de ne pas trouver un emploi, crainte avancée par 66% des cadres, les cadres sont toutefois prêts à faire des concessions afin que leurs projets se concrétisent. Tandis que 61% d’entre eux se déclarent prêts à changer de métier pour pouvoir partir en région, on observe que la démission (46%) est en léger recul comparé aux éditions précédentes. A l’inverse la possibilité de faire des allers/retours à paris est la concession qui connait la plus forte évolution (38% soit + 7 points vs 2019).

Près d’1 tiers des cadres est inscrit dans une démarche active de mobilité

Si jusqu’ici la frontière entre l’intention et le passage à l’acte réel était assez étendue, les récents événement tels que les grèves de décembre ou encore la période de confinement ont, en plus d’avoir entaché l’image de paris auprès des cadres (47%), renforcé les souhaits de mobilité régionale de ces derniers.  

Les cadres semblent même de plus en plus enclins à entamer des démarches en ce sens, 32% d’entre eux recherchent activement un poste ou ont demandé une mutation. Parmi leurs principales attentes, on retrouve, en écho aux motifs qui les pousseraient à quitter paris, le souhait de subir moins de stress au quotidien (75%), préserver la vie personnelle (62%) et sans surprise la diminution des charges (62%).

Bordeaux, Nantes et Lyon toujours plébiscitées par les cadres parisiens

Parmi les destinations préférées des cadres, on retrouve le trio de ville suivant : sur la plus haute marche du podium, la ville de Bordeaux est plébiscitée par 51 % des répondants, vient ensuite la ville de Nantes (44 % des répondants), puis enfin la ville de Lyon (31 % des répondants). Si chacune des villes présente bien des particularités, un souhait fait désormais l’unanimité auprès des cadres : la recherche d’un meilleur cadre de vie (89%).

Elodie FRANCO DA CRUZ
Elodie FRANCO DA CRUZ

Responsable des études pour Cadremploi

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