Comment parler d'un trou sur son CV ?

Publié le 30 juin 2020 Fleur Chrétien

Démission, fin de contrat de travail à durée déterminée, congé parental, formation : dans une vie professionnelle, ces situations arrivent plus d’une fois. Et entraînent le « redouté » trou dans le CV, à savoir une période d’interruption de l’activité professionnelle. Si les recruteurs aiment en général les parcours linéaires, ils savent également qu’un parcours professionnel sans aucune interruption est assez rare. Alors quand on a un trou sur son CV, tout l’enjeu est de savoir bien en parler. Comment parler d’un trou sur son CV ? : Cadremploi vous livre tous ses bons conseils.
Comment parler d'un trou sur son CV ?

Qu’entend-on par trou sur un CV ?

Le trou sur un CV correspond à une période d’interruption de l’activité professionnelle. Pour pouvoir présenter correctement votre parcours professionnel, la première étape est d’être au clair avec vos périodes d’inactivité. Ainsi, il est important que vous en listiez la cause, la durée et les circonstances. Ces périodes d’interruption de l’activité professionnelle peuvent être de diverses natures.
Il peut s’agir :

  • d’une période de recherche d’emploi suite à une décision que vous avez prise, ou suite à un licenciement économique ;
  • d’une période de formation, dans le cadre d’une réorientation professionnelle par exemple ;
  • d’une période de transition qui concerne votre vie privée, tel qu’un déménagement ou une naissance ;
  • d’une période d’interruption de salariat pour lancer votre propre projet professionnel.

 Avec ces éléments en tête, vous pourrez plus facilement expliquer votre parcours, et notamment vos périodes d’inactivité.   

Pourquoi faut-il parler des trous sur le CV ?

Pouvoir expliquer les aléas de son parcours professionnel est essentiel. En effet, un recruteur passera rarement à côté d’un trou sur votre CV. Si vous n’abordez pas le sujet vous-même, soyez sûr que la question vous sera posée. Plutôt que de subir cette question, maîtrisez votre sujet en le préparant à l’avance. C’est également une manière de rassurer votre interlocuteur.  

Ce qu’il ne faut pas faire quand on a un trou sur son CV :

  • Éluder le sujet.
  • Mentir ou réinventer l’histoire (un recruteur peut facilement vérifier la véracité de vos propos).
  • Se mettre en colère ou rejeter la responsabilité sur d’autres.
  • Évoquer des détails de votre vie privée (si l’interruption de parcours est due à un décès, un divorce ou un burn-out au travail par exemple).  

La bonne posture à adopter quand on a un trou sur son CV :

  • Assumer ses périodes d’inactivité.
  • Prendre l’initiative d’aborder le sujet.
  • Donner des explications plutôt que se justifier.

Comment justifier un trou dans un CV ?

Que votre période d’inactivité ait été choisie ou subie, vous devez être capable de prendre du recul pour évoquer le sujet avec un recruteur.

Quand vous abordez la question du trou sur votre CV, votre intention doit être de donner une lecture professionnelle à cette période d’inactivité. Soyez positif et honnête dans la façon de présenter les choses. Donnez des explications pour permettre au recruteur de comprendre votre parcours sans vous mettre dans une posture de fautif.  

Comment parler d’un trou dans son CV quand la situation a été subie ? 

Évitez rancœur, colère, frustration. Au moment de votre entretien de recrutement, il faudra que vous ayez eu cette prise de recul pour expliquer objectivement les circonstances de la fin de contrat. Et également comment vous avez mis à profit votre période d’inactivité. En effet, le fait d’avoir une pause professionnelle imposée permet parfois de se former, d’effectuer un bilan de compétences ou de repenser son projet professionnel. Dans ce cas, votre capacité à transformer une situation subie en opportunité prouvera au recruteur votre résilience, votre agilité, votre capacité à rebondir et votre adaptabilité.  

Comment parler d’un trou dans son CV quand la situation a été choisie ? 

Dans ce contexte, il est plus aisé de valoriser une période d’inactivité professionnelle. Dans votre lettre de motivation ou lors de l’entretien de recrutement, expliquez ce qui a motivé votre décision, quel était votre projet, quels apprentissages vous en avez retiré. Même s’il s’agit de projets personnels, nombreuses sont les compétences qui peuvent être valorisées sur le plan professionnel.  

Comment expliquer une année sabbatique dans un CV ?

Vous avez fait un tour du monde ? Valorisez votre ouverture culturelle, votre capacité d’adaptation, votre aptitude en gestion de projet et l’intelligence émotionnelle acquise au cours de cette expérience.  

Comment mentionner un congé parental dans un CV ?

Vous avez pris un congé parental ? Une nouvelle organisation du quotidien requiert également de fortes capacités d’adaptation. Valorisez vos accomplissements, vos engagements associatifs par exemple.  

Comment évoquer un projet raté ?

Vous vous êtes lancé dans un projet entrepreneurial qui n’a pas fonctionné ? Les recruteurs sont souvent friands de ce genre d’expérience car ils sont face à des personnes qui ont pris des risques, qui ont dû apprendre à gérer tous les aspects de l’entreprise et qui ont touché du doigt les contraintes des chefs d’entreprise. Un échec professionnel représente également des apprentissages, remises en question et des évolutions personnelles qui font toute la richesse d’un profil.  

Comment transformer un trou dans un CV en atout ?

Se préparer à évoquer vos périodes d’inactivité est donc indispensable. Si vous adoptez une posture honnête et positive, si vous donnez une lecture professionnelle à ces périodes d’inactivité, vous commencez à maîtriser les ficelles du storytelling.

En emmenant le recruteur dans votre histoire, vous allez probablement générer de la proximité, voire de l’empathie.

En soulignant les retombées positives de ce que vous avez accompli durant ces périodes, vous valorisez vos soft skills, ces compétences douces de plus en plus recherchées par les recruteurs.

En assumant l’originalité de votre parcours, vous apparaissez comme un profil atypique qui peut apporter une nouvelle dynamique au sein d’une équipe.

Enfin, si l’entreprise cultive une culture entrepreneuriale à l’américaine et un esprit start-up, votre recruteur ne pourra qu’apprécier votre capacité à rebondir après des aléas de parcours.

Fleur Chrétien
Fleur Chrétien

Formée au journalisme et à l’édition, Fleur commence sa carrière chez Hachette Livre au département jeunesse. Après Bécassine et Franklin, elle s’immerge dans l’univers du luxe en agence de communication. Très vite, le digital devient incontournable. Petites agences et jolis clients - Harry Winston, Benjamin de Rothschild, l’Atelier BNP Paribas, Yann Arthus-Bertrand - permettent d’alterner réflexions stratégiques et création de contenu innovant. En 2010, Fleur fait le choix de l’indépendance. Elle se concentre alors sur son cœur de métier : donner du sens par le contenu. Cadremploi figure parmi ses heureuses collaborations.

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