Comment demander et négocier une rupture conventionnelle ?

Publié le 13 novembre 2019 Fleur Chrétien

Vous avez fait le tour de votre poste ? Vous n’êtes plus en phase avec le management et les valeurs de l’entreprise ? Vous souhaitez vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale ? Dans la plupart des cas, vous aurez tout intérêt à négocier une rupture conventionnelle, ne serait-ce que pour bénéficier de l’ouverture de vos droits au chômage. Encore faut-il convaincre votre employeur de la signer. Comment obtenir une rupture conventionnelle ? Voici la marche à suivre et trois stratégies qui ont fait leurs preuves.
Comment demander et négocier une rupture conventionnelle ?
  1. Renseignez-vous sur la politique de votre entreprise avant de demander une rupture conventionnelle
  2. Choisissez le bon interlocuteur à qui demander une rupture conventionnelle
  3. Les arguments à mettre en avant pour négocier une rupture conventionnelle avec votre employeur

La rupture conventionnelle présente de nombreux avantages et vous souhaitez la proposer à votre employeur. Avant de vous lancer dans la procédure, suivez nos conseils pour obtenir un accord de votre employeur.

Renseignez-vous sur la politique de votre entreprise avant de demander une rupture conventionnelle

Vous voulez une rupture conventionnelle ? La première chose à faire, c’est de vous renseigner sur la politique de votre entreprise en la matière. En accorde-t-elle ? Ou, au contraire, refuse-t-elle d’en signer ? Votre employeur est-il plutôt ouvert sur le sujet ? A-t-il déjà accepté d’autres demandes par le passé ?

Pour le savoir, mener votre enquête. Vous pouvez demander à vos collègues, votre manager ou encore vous adresser aux représentants du personnel ou aux ressources humaines.

Choisissez le bon interlocuteur à qui demander une rupture conventionnelle

Une fois que vous en savez un peu plus sur les pratiques de votre entreprise en matière de rupture conventionnelle, vous devez identifier la personne à qui vous allez en parler, c’est-à-dire celle la plus à même de convaincre le décisionnaire de votre entreprise. Votre manager direct (sauf si vous voulez partir à cause de lui), votre N+2, votre RH ou le dirigeant, surtout si vous travaillez dans une PME.

Notre conseil Cadremploi : pas de demande écrite de but en blanc. Privilégiez les discussions informelles au début. Dès lors que votre supérieur hiérarchique est au courant de votre volonté d’obtenir une rupture conventionnelle, vous pouvez à ce moment-là lui faire parvenir votre lettre de demande de rupture conventionnelle.

Une réserve cependant : si vous avez d’ores et déjà trouvé votre futur poste, chercher à tout prix à négocier une rupture conventionnelle avec votre actuel employeur peut être mal vu. Dans cette hypothèse, la meilleure option reste la démission.  

Les arguments à mettre en avant pour négocier une rupture conventionnelle avec votre employeur

Si votre employeur ne souhaite pas votre départ, il faudra être stratégique dans la façon de négocier la fin de votre contrat.

>> Stratégie n°1 : faire valoir un projet personnel

Se reconvertir, monter ou reprendre une entreprise ou suivre un MBA pour monter en compétence sont des arguments qui fonctionnent. Vous pouvez jouer franc-jeu, mais vous devez surtout exposer un projet clair à votre employeur. Cependant, précisez bien que vous ne partez pas à la concurrence et que vous ne vous lancerez pas sur le même créneau (si vous avez une clause de non-concurrence dans votre contrat de travail). Rassurer votre employeur en lui indiquant qu’il n’est en rien responsable de votre départ, mais que pour vous, il n’y a pas d’autre issue possible. Si vous restiez, vous seriez moins motivé et moins performant. Vous souhaitez donc partir dans le cadre d’une rupture conventionnelle. Après ça, en revanche, plus moyen de faire machine arrière. Méfiez-vous.

>> Stratégie n°2 : vous n’avez pas de perspective d’évolution en interne

Vous avez fait le tour du poste ? Vous commencez à vous ennuyer mais votre entreprise n’a rien de mieux à vous proposer ? Vous risquez de perdre en motivation et en efficacité. Un manque à gagner certain pour l’entreprise. C’est votre argument. L’idéal serait même de se transformer en salarié gênant dont au final dont l’employeur aurait envie de se séparer. Mais attention, on ne gagne pas à tous les coups. Vous serez peut-être obligé de démissionner si l’employeur refuse malgré tout.

>> Stratégie n°3 : vous êtes en souffrance au travail

Vous allez au bureau à reculons ? Vos rapports professionnels avec des collègues ou votre manager sont compliqués ? Votre travail ne correspond pas à votre fiche de poste ? Précisez à votre employeur qu’une rupture conventionnelle est le meilleur moyen pour tout le monde d’éviter que la situation se dégrade. Et en creux, qu’on en arrive à un contentieux devant le Conseil de prud’hommes. Préciser que vous allez désormais vous en tenir à la simple exécution de votre contrat de travail est un bon moyen d’amorcer la négociation.

Une fois que vous avez exposé vos arguments à votre interlocuteur, vous pouvez suivre la procédure classique de rupture conventionnelle

Fleur Chrétien
Fleur Chrétien

Formée au journalisme et à l’édition, Fleur commence sa carrière chez Hachette Livre au département jeunesse. Après Bécassine et Franklin, elle s’immerge dans l’univers du luxe en agence de communication. Très vite, le digital devient incontournable. Petites agences et jolis clients - Harry Winston, Benjamin de Rothschild, l’Atelier BNP Paribas, Yann Arthus-Bertrand - permettent d’alterner réflexions stratégiques et création de contenu innovant. En 2010, Fleur fait le choix de l’indépendance. Elle se concentre alors sur son cœur de métier : donner du sens par le contenu. Cadremploi figure parmi ses heureuses collaborations.

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