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Les 4 plus mauvaises façons de démissionner

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Ingrid Falquy

Oubliez la pub du loto et son célèbre "au revoir président !". Dans la réalité une démission doit répondre à quelques règles et certaines attitudes, encore trop courantes, doivent être évitées. On vous aura prévenu.

Nouveau job, création d’entreprise, mutation de son conjoint, burn-out… Il y a mille raisons de vouloir quitter une entreprise. Mais quel que soit le motif du départ, on ne le fait pas n’importe comment. Florilèges des pires erreurs.

 

1. La démission surprise

Vous êtes sur le point d’envoyer une lettre de démission classique trouvée sur internet ? Vous oubliez peut-être une étape : parler de votre départ avec votre manager et les ressources humaines de votre boîte. Si vos relations professionnelles sont bonnes, aucune raison de les gâcher en coupant la communication. Si au contraire vous êtes en conflit, pas besoin de mettre de l’huile sur le feu. « Il ne faut pas oublier qu’il y a un préavis à respecter et qu’il vaut mieux que celui-ci se déroule sereinement. Sans compter que l’employeur pourrait être amené un jour à devoir vous recommander », rappelle Vanessa Joly-Calpas, consultante en RH.

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2. La démission ras-le-bol

« Quand on est dans une situation de harcèlement ou de surmenage, il est primordial de se ménager. Plutôt que démissionner trop vite, envisagez l’arrêt maladie. Il est tout à fait valable de demander plusieurs mois d’arrêt », conseille Caroline Kiehl, consultante et professeur en ressources humaines.

« Forcément quand on est dans cette situation, on réfléchit moins, on veut agir vite. Sauf que rédiger une lettre de démission non équivoque trop rapidement amène à perdre ses droits aux indemnités. Au contraire, il faut signaler sa situation auprès des instances représentatives du personnel, de l’inspecteur du travail, du médecin du travail et faire valoir ses droits auprès de la CPAM », développe Vanessa Joly-Calpas. Elle précise également que d’être poussé à la démission est aussi constitutif d’un harcèlement et doit être signalé.

Et surtout, pensez à réunir des preuves en restant dans la légalité, tant que vous avez accès à vos outils de travail : impression d’e-mails, copies de SMS, de votre agenda… Avant d’agir n’hésitez pas à contacter un avocat, une association, un consultant.

 

3. La rupture conventionnelle menace

De plus en plus de salariés demandent une rupture conventionnelle. Celle-ci, dans le cas d’une création d’entreprise par exemple, permet d’être aidé par Pôle emploi dès la sortie de l’entreprise. « Les patrons sont nombreux à accepter ce compromis », assure Vanessa Joly-Calpas. Mais à condition que cette demande soit faite avec les formes, que le salarié explique bien son projet et qu’il soit prêt à la négociation. Par exemple, il peut proposer un préavis plus long, assurer qu’il bouclera ses dossiers ou préparer une formation pour son successeur.

« La pire erreur, c’est de croire qu’on est en position de force et de donner l’impression à l’employeur qu’on le menace de ne plus travailler correctement s’il refuse », assure Caroline Kiehl. À bannir donc, les formules telles que "c’est dans votre intérêt, ce serait dommage que je reste alors que je suis démotivé".

 

4. Abandon de poste : le licenciement forcé

L’abandon de poste est pour beaucoup une situation de repli : on ne vient plus au travail, et on attend calmement que son employeur décide de nous licencier. Non seulement ce n’est pas une bonne stratégie si on compte avoir des recommandations plus tard, ou travailler à nouveau avec certains membres de l’équipe, mais en plus on prend le risque que l’employeur laisse traîner, et à juste titre ! « Cela peut durer plusieurs mois, pendant lesquels des lettres de rappel sont envoyées, les salaires suspendus, et le salarié ne peut prétendre au chômage », explique Vanessa Joly-Calpas.

« Et attention, une démission doit forcément être écrite. Le fait de crier qu’on veut partir en claquant la porte ne suffit pas pour que votre patron présume que vous ne reviendrez pas. Là encore, il pourra temporiser avant de procéder à un licenciement pour abandon de poste », précise-t-elle.

 

5. Le préavis à la carte

« C’est une erreur assez courante : la politique de la terre brûlée. Le salarié à partir du moment où il sait qu’il va partir commence à saboter son travail, à arriver en retard, voire à ne pas venir », raconte Caroline Kiehl.

Pourtant, Vanessa Joly-Calpas rappelle : « Beaucoup de personnes pensent que démissionner protège des procédures disciplinaires mais une insuffisance est tout à fait possible pendant un préavis ! Et pour le salarié qui décide de zapper son préavis, le risque est simple : l’employeur peut demander au salarié de rembourser les sommes correspondant. »

Lire aussi : Le préavis en cas de démission

 

Et toutes les autres...

Évidemment, les erreurs à éviter sont encore nombreuses. Par exemple, sachez que si vous refusez un CDI après un CDD, l’employeur n’est pas obligé de vous verser vos indemnités, alors mieux vaut l’annoncer en douceur. De même, ne le sous-estimez pas si vous aller chez la concurrence malgré une clause de non-concurrence : les conséquences peuvent faire mal. Et enfin, peu importe l’ampleur de vos conflits, que ce soit avant pendant ou après la démission, les étalages de votre frustration sur les réseaux sociaux sont à proscrire. Bientôt vous quitterez la boîte, courage, tenez bon sans dépasser les limites !

 

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commentaires

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Jeannin patrick

21/12/2017

à 22:49

Et la démission légitime vous pourriez en parler..je l'ai vécu et peu de gens le savent....et oui

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liam

11/05/2018

à 21:24

bonjour je suis en arrêt de maladie mais je veux envoyée ma lettre de démission car mon médecin a dit que ce trop dur pour mon dos.
est que ce bien de seulement écrit une lettre et le envoyée contre signature pour mon patron ou je dois le appelai avant pour le avertir.
et je pas de certificat de travaille, est que même après avoir démissionne il me donnerai le certificat?

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Jeanne

22/12/2017

à 18:42

Une démission légitime ne peut pas faire partie des "4 plus mauvaises façons de démissionner", ça colle pas au titre.

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tbo156X4HC

21/12/2017

à 19:05

Je suis d’accord avec la majorité des commentaires sur le sujet ; Quarante ans de carrière m’ont fait voir et subir des aberrations de la part de certains patrons. Dernier poste occupé, cela s’est traduit par la rupture conventionnelle à l’initiative de l’employeur, faisant suite à un an de harcèlement auquel je n’ai pas cédé, et tout cela malgré un parcours plus qu’exemplaire ayant doté l’entreprise d’un outil de travail tellement performant qu’elle continue à s’enrichir avec ! Il existe évidemment autant de cas de démission que de personne, ou presque, mais enfin ? Ne serait-t-il pas souhaitable, à l’inverse, de considérer que chaque employé peut atteindre un rendement exceptionnel, tous corps de métier confondu, une fois qu’il ressent un certain « bien-être » au travail ? Certes, il y a de tout dans les démissions, moi, au sein de mes services et durant tout ce temps, je n’en n’ai jamais eu une à contresigner. Une démission, c’est surtout l’échec d’un certain type d’encadrement, de « management » comme on dit. Le saviez-vous ? J’ai « subi » un stage, à l’étranger-pas loin, où un célèbre groupe bancaire dévoile les mille et une manières d’obtenir la démission d’un collaborateur, sans pour cela interférer avec le droit Français, afin qu’il n’ait aucun recours prudhommal. Eh si, ça existe… Et ça marche ! Si dans votre travail vous estimez être victime d’un certain style de discrimination, ne tombez pas dans le panneau, battez-vous !

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Edouard

21/12/2017

à 16:50

Qu'est-ce qu'il est tentant de partir "grand prince" en déchainant toute sa frustration. C'est comme crier au milieu de la rue : ça soulage sur le moment, mais après, on se sent tellement ridicule qu'on longe les murs en espérant ne croiser personne que l'on connaisse.

Mais voilà, pas de chance, la concièrge a tout vu et s'en va raconter à tout le momde le spectacle auquel elle vient d'assister. Il y a aussi votre prof de math qui était déjà sure à l'époque que vous ne ferier rien de bon de votre vie. Votre ex aussi est là qui se rassure de vous avoir quitté avant qu'il ne soit trop tard. Et enfin votre psy qui se programme déjà les centaines de séances qui vous attendent...


Même si la bienveillance n'est pas le fort de vos collègues ou managers, partir en "mauvais termes" est la pire chose à faire d'autant plus si vous êtes jeunes, et que votre carrière est devant vous. Dans certains secteurs, le monde est si petit que vous croiserez obligatoirement à un moment ou à un autre de votre carrière, l'une de ces figures croisée au milieu de la rue. Et ne croyez pas qu'il vous ai oublié !

Mettez toutes les chances de votre coté, et restez professionnel jusqu'au bout. Sortez l'affect et montrer quel professionnel vous êtes cela payera à un moment ou un autre de votre carrière.

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H

21/12/2017

à 14:44

encore des conseils de personnes qui n'ont jamais été dans une telle situation. Sur papier c'est tout beau, la réalité est toute autre avec la loi socialiste dite Macron (et beaucoup oublient qu'il a été conseillé puis ministre), les prud'hommes grâce à lui sont moins surchargés. Et maintenant avec les lois LREM ? le salarié est encore moins protégé

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Jb

21/12/2017

à 13:30

Attention, les employeurs ont intérêt a forcer la rupture conventionnelle plutôt que le licenciement, car cela leur coûte toujours moins cher...

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TOTO

12/09/2018

à 10:49

Bonjour, La partie rupture conventionnelle est très idyllique et succincte. Je suis complètement d'accords avec le commentaire de JB. Je trouve que la rupture conventionnelle à l'initiative de l'employé pour monter sa boite c'est du politiquement correct.
La réalité et les statistiques le prouvent, les ruptures conventionnelles sont à l'initiative de l'employeur pour se débarrasser à moindre frais et des délais extrêmement court de leurs personnels. Souvent se sont des licenciement économique déguisés. Pour preuve, désormais il existe la rupture conventionnelle de groupe!

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jeudi

21/12/2017

à 11:19

Pourquoi ne pas avoir intitulé l'article "les bonnes façons de démissionner" ?
ou bien "pourquoi il est important de démissionner correctement et comment procéder" ?
Ce titre donne le sentiment que son rédacteur ou sa rédactrice est dans le jugement par rapport à ceux qui démissionnent.
Il n'y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire dans la vie, les gens font ce qu'ils peuvent, et on peut surement dire qu'ensuite, il y a des conséquences, positives ou négatives. Nuance.

Quand on lit de la même rédactrice un article sur les entreprises où les salariés sont les plus heureux, en citant Orange, une des sociétés françaises qui a connu le plus de suicides, et qui détient un beau record d'arrêt maladies, on est en droit de se demander si la rédactrice en question sait un peu de quoi elle parle ? Il ne fait pas tout d'interviewer la direction général, il serait intéressant d'aller se mélanger parmi les salariés, les "petits" gens, et la vraie vie.

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Bob

15/12/2017

à 20:27

Très bonne analyse et j'en profite pour partager mon expérience. Suite au ras-le-bol dans mon entreprise, j'ai cherché et trouvé mieux ailleurs (en cdi bien sûr). Ayant effectué pendant 2 ans seul le travail de plusieurs, j'ai demandé une rupture conventionnelle ainsi qu'une "maigre" prime exceptionnelle. La rupture conventionnelle m'a été refusée mais pas la prime et j'ai dû encore négocier son montant en précisant que sans moi, mon successeur ne pourrait reprendre un tel poste. J'ai préparé plusieurs formations pour mon successeur. Ils m'ont saoulé pendant 1 semaine pour que je leur envoie les formations, et j'ai refusé tant que je n'avais pas reçu une réponse écrite pour l'accord de la prime. On se serait cru dans un western! Conclusion: toujours la jouer fine avec son employeur, ne jamais être impulsif, et bien négocier

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Renaccino

13/12/2017

à 22:51

Tres bonne analyse generale. L'employeur a 2 mois pour licencier lors d un abandon de poste, sinon il peut etre redevable des salaires.

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BD

21/12/2017

à 10:57

"L'employeur a 2 mois pour licencier lors d'un abandon de poste"...si l'on se positionne sur le terrain de la faute qui doit effectivement être sanctionnée dans les 2 mois de sa connaissance.
Au-delà des 2 mois, n'est-il pas possible de licencier pour simple cause réelle et sérieuse ?

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Omori Sogen

13/12/2017

à 15:46

Là, c'est n'importe quoi. D'abord parce que les motifs de départ sont aussi multiples que les salariés et les occasions. Quelqu'un qui veut changer de job, va chercher, et quand il aura trouvé, il va se mettre en tête de quitter son patron au terme d'un préavis fixé par le code du travail. Pendant son préavis, il touche le salaire, il fait le boulot. Et on s'en tient à la loi, sans sombrer dans le pathos et les sentiments. Il y a bien longtemps que plus personne ne s'embarrasse de ça dans le monde du travail. Le reste, non seulement n'est pas convenable, mais en plus, c'est illégal. De l'arrêt maladie à répétition et sans motif valable. Pour envoyer un médecin en prison après un passage devant le conseil de son ordre. Sans parler de la façon dont certains s'emploient à saboter le boulot pour se faire licencier, de façon à toucher les ASSEDIC , alors qu'en démissionnant ils n'auraient droit à rien. On va donc s'efforcer d'être clair. Chacun fait ce que bon lui semble selon sa bonne ou sa mauvaise éducation, et le respect qu'il a de lui-même. Ne parlons pas des sentiments que son boss lui inspire, restons pros. Le plus important étant de savoir que de toute façon, quand on s'en va, on est un imbécile. C'est bizarre, mais l'employeur le plus ingrat, le plus avare, et le plus méprisant, ne supporte pas qu'on lui échappe. C'est le syndrome du conjoint plaqué. Personne ne veut se trouver dans la peau du cocu. Et le besoin de domination de leur semblables est tellement développé chez certains que sentir qu'on leur échappe les rend malades. C'est le syndrome de Wauquiez.

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pierre

21/12/2017

à 10:58

L'analyse est généralement correcte, à l'exception du dernier syndrome, sentant une frustration politique. Grand dommage

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André Cohen

13/12/2017

à 12:51

Mon conseil est de prendre un avocat. Je vous recommande le Cabinet d’Avocats Utopia, spécialisé en droit du travail, qui a bien conseillé un de mes amis souhaitant démissionner.

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ebene56

12/12/2017

à 15:14

je trouve honteux de proposer un arrêt maladie de plusieurs mois..

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fabrice cadillon

13/12/2017

à 14:51

Moi n'on plus on devrait proposer un arrêt maladie de plusieurs années.

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Bruno

13/12/2017

à 08:12

Tout à fait d'accord, cette pratique est honteuse et ne grandit pas l'auteur de ces propos. Certes une pause, un temps de réflexion est indispensable avant de démissionner cela peut se faire pendant les temps de repos ou tout simplement au cours de plusieurs week-end.

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Lili

23/12/2017

à 21:16

Je suis d'accord, la solution me semble inadéquate. Pour avoir démissionné pour raison de surcharge de travail, je ne vois pas en quoi un arrêt maladie m'aurait aidé: mon manager n'avait aucune intention de changer. Revenir pour retomber dans la même situation, c'est reculer pour mieux sauter.
Un de mes collaborateurs a fait une dépression après mon départ (je n'étais plus là pour faire tampon). Puis il a démissionné à son tour. Le manager en question est resté au même poste et n'a pas changé d'un pouce.
Quant à ses recommandations, je m'en passe, j'en ai plein d'autres !

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FB

12/12/2017

à 20:51

Parfois il faut sauvegarder sa santé. En cas de trop forte pression, mieux vaut prendre du recul et préparer son départ. Parfois ce recul permet de renouer le contact avec son encadrement et solutionner les problèmes vous ayant conduit aux prémices d un bien out.

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Claire volnin

13/12/2017

à 09:09

Bonjour, on peut commencer par prendre un rendez vous avec la médecine du travail qui peut servir de médiateur et aider le salarié à prendre du recul avant de lui recommander de s’absenter pour maladie
Je suis optimiste et essaie toujours de trouver une alternative pour le salarié avant d’envisager la rupture du contrat de travail si c’est son souhait

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En réponse à ebene56

Y.ambitieux

12/12/2017

à 19:20

Effectivement cela peut choquer et c'est à l'appréciation seule du service médical compétent (médecin traitant ou médecine du travail pour le cas d'un harcèlement avéré), il est vrai que l'article aurait pu être tourner différemment...néanmoins c'est malheureusement la seule possibilité de certains employés de se sortir d'une situation d'abus de la part de leur employeur. Mais en soit, pour une personne en pleine forme mieux vaut être très correcte sur toute la ligne.

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En réponse à ebene56

petitloup78

12/12/2017

à 18:59

Sur le fond je suis assez d'accord avec vous. Toutefois vivant actuellement ce type de pression qui n a pour objectif que de pousser à la démission ou de provoquer la faute ou de mettre le salarié en situation d insuffisance professionnelle l arrêt maladie permet d éviter le bien out et de pouvoir se distancier afin de comprendre ce qui de sa propre responsabilité de ce qui est de la responsabilité de l entreprise
Si tout les employeurs ne sont pas d ignobles exploitants certains usent et abusent de la précarité salariale
De même certains salariés usent et abusent de l arrêt maladie
Chaque situation est complexe et savoir que l arrêt maladie peut permettre un sas de réflexion peut être salvateur dans certaines situations conflictuelles

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En réponse à petitloup78

klia

13/12/2017

à 16:50

l'arret maladie aggrave la situation au retour
je parle du privé
je l'ai vécu

> Répondre

En réponse à ebene56

lorenzo m

12/12/2017

à 17:25

c'est malheureusement parfois la seule solution. je travaille dans une société depuis presque 5 ans et lors de mon embauche j'ai senti très vite que "ça coincerait" avec mon supérieur hiérarchique. comme ce job m'intéressait j'ai persévéré en alertant régulièrement son supérieur de l’incompétence de mon N+1. a chaque fois bien évidemment réunion à 3 et je recevais un courrier de recadrage malgré mes bons résultats. cette année j'ai décidé de m'arrêter car ma santé s'en ressentait. après 1 mois d'arrêt en mai le DG m'a appelé personnellement pour connaitre la situation et après consultation de mes dires et d'autre éléments il a licencié le manager. depuis ma vie a changé et sans arrêt maladie je serais parti ou je subirais encore cette personne....

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Clement

23/02/2018

à 11:57

D'accord avec vous, dans certains cas où le dysfonctionnement est limité à un échelon, ça peut faire bouger les lignes.

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Y.Ambitieux

12/12/2017

à 12:39

Ces conseils sont de bonne augures et c' est bien de les rappeler.Ayant vécu plusieurs démissions,dont la dernière avec 3 mois de préavis,une clause de non concurrence assez restrictive,Il a fallu que je forme mon successeur,vous imaginez bien que patience et volonté ont du faire partie de mon quotidien pour conserver un climat serein.Émotionnellement parlant c' est très éprouvant car vous lâchez votre poste,votre direction vous tourne le dos,vous vous lancez vers l' inconnu...le maître mot c' est objectivité...gardez votre objectif premier :vous donner une nouvelle dynamique pro

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Lassegue

12/12/2017

à 11:46

Tout cela est bien du côté du salarié et les conseils de démission sont excellents, mais côté Patron les comportements ne sont pas toujours "réglo" si je puis dire. Durant le préavis, certains ne supportent pas qu'on les "abandonne" même pour de bonnes raisons et ils ont une conduite humiliante avec de petites réflexions aigres ou de l'agressivité et vous "pourrissent" la vie pour essayer de vous faire craquer, alors que vous avez tout fait dans les règles. Donc cela vaut pour les deux parties.

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