Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Publié le 26 octobre 2020 Fleur Chrétien

Lors d’un entretien d’embauche, l’objectif du recruteur est à la fois d’apprendre à vous connaître et d’évaluer la pertinence de votre profil pour l’entreprise. Ainsi, tout l’enjeu est de vous poser les bonnes questions. Où vous voyez-vous dans 5 ans ? fait partie de ces questions qui semblent anodines mais qui peuvent décider de votre avenir professionnel. Quels sont les enjeux de cette question pour un recruteur ? Comment y répondre de façon à la fois honnête et efficace ? Quelles sont les réponses à proscrire ? Avec Cadremploi, découvrez tous les conseils pour bien répondre à la question : Où vous voyez-vous dans 5 ans ?
Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Où vous voyez-vous dans 5 ans ? : une question d'introspection avant tout

En vous préparant à la question Où vous voyez-vous dans 5 ans ?, vous commencerez par vous interroger sur votre situation espérée à cette échéance :

  • Quelles orientations professionnelles souhaitez-vous prendre ?
  • Quelles activités donnent du sens à votre travail aujourd’hui ?
  • Comment cette évolution est-elle réalisable au sein de votre entreprise ?
  • Quelles sont les différentes options possibles ?

Vous pourrez faire ensuite faire part de vos ambitions professionnelles. Ainsi cette question peut-elle être le point de départ d’un travail de co-construction de votre parcours professionnel, qui définira votre évolution en interne et vos éventuels besoins de formations. 

Qu’est-ce que les recruteurs évaluent en vous demandant où vous vous voyez dans 5 ans ?

Comparable à la fameuse question des 3 qualités et 3 défauts, la question Où vous voyez-vous dans 5 ans ? révèle des informations-clés au recruteur.

Afin de vous donner toutes les chances de réussite, qu’il s’agisse d’une évaluation annuelle ou d’un entretien d’embauche, il est donc indispensable de vous préparer en amont.

Au travers de votre réponse, la personne qui mène l’entretien - DRH ou manager - évalue en effet :  

  • Votre niveau de préparation à l’entretien.
  • Votre personnalité : êtes-vous plutôt ambitieux ou frileux ? Avez-vous confiance en vous ? Êtes-vous idéaliste ou réaliste ? Quels sont vos critères de réussite professionnelle ?
  • Votre capacité de projection sur votre propre avenir professionnel : comment imaginez-vous votre plan de carrière ? Quelle orientation souhaitez-vous donner à votre futur professionnel ? Quel est votre idéal professionnel ? Est-il réaliste par rapport à votre situation présente ?
  • Votre niveau d’implication dans l’entreprise et la façon dont vous vous y projetez : vos valeurs sont-elles en phase avec les valeurs de l’entreprise ? Existe-t-il une relation de confiance ? Un avenir commun est-il envisageable ?
  • L’adéquation entre votre projet professionnel et le projet d’entreprise : le poste que vous souhaitez occuper dans 5 ans est-il possible dans votre entreprise actuelle ? Est-il compatible avec l’évolution des besoins et des activités de votre employeur ?  

Les réponses à éviter à la question Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Au risque de voir votre candidature terminer à la corbeille, certaines réponses sont à proscrire lorsqu’un recruteur vous interroge sur votre situation professionnelle dans quelques années. En voici déjà 5 :  

  1. Je ne sais pas où je serai dans 5 ans : absence de réflexion sur votre carrière ou flou artistique quant à l’avenir de la planète, cette réponse est souvent inquiétante pour un recruteur. Même si la réalité sera probablement différente de ce que vous avez imaginé, l’important est d’être capable de rassurer le recruteur avec un minimum de projection. 
  2. Ça dépend : voici typiquement le genre de réponse qui n’en est pas une. En effet, personne n’est en capacité d’imaginer précisément ce que seront l’économie, le monde professionnel et les besoins des entreprises dans 5 ans. S’il est important d’introduire une dose de réserve et de flexibilité dans votre vision, il est également nécessaire de définir les contours de votre projet professionnel à moyen terme. 
  3. À votre place ! : si vous entretenez une relation complice et décomplexée avec votre interlocuteur, il est éventuellement possible de jouer la carte de l’humour. Sachez toutefois que l’humour est à manier avec précaution, surtout lorsqu’il s’agit d’entretiens « officiels ».  
  4. Manifester une ambition excessive peut également vous desservir. Si votre interlocuteur se sent menacé dans son poste par exemple, il n’hésitera pas à vous mettre des bâtons dans les roues.  
  5. Dans 5 ans, je serai en train de me dorer la pilule au soleil : « j’aurai créé ma startup, fait fortune et n’aurai plus qu’à profiter de ma situation de rentier ». Même si cette réponse correspond à vos rêves, elle est trop éloignée de votre réalité professionnelle et de celle de l’entreprise pour être acceptable. Avec ce genre de réponse, vous risquez surtout d’être mis au placard.  

Les réponses à fournir au recruteur lorsqu’il vous interroge sur votre situation professionnelle dans 5 ans 

Puisque vous êtes questionné sur le sujet, vous disposez d’une bonne opportunité pour poser les jalons de votre avenir professionnel.

Vous avez fait le tour de votre poste et aspirez à d’autres responsabilités ? Vous aimeriez vous former à un autre métier ? Vous êtes prêt à relever un nouveau défi ? C’est le bon moment pour exprimer vos envies professionnelles.  

Or, il existe plusieurs manières de répondre à cette question du où ? :

  • Où vous voyez-vous dans 5 ans… dans l’organigramme de l’entreprise ?
    Par exemple : actuellement chef de projet, j’aimerais évoluer sur un poste de directeur de la production.
  •  Où vous voyez-vous dans 5 ans… en terme d’expertise ?
    Par exemple : au-delà de mes compétences commerciales, j’aimerais me former en marketing digital pour accroître mon périmètre.
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans… en terme de responsabilités ?
    Par exemple : dans 5 ans, j’aimerais faire partie du comité de direction pour prendre pleinement part aux décisions stratégiques de l’entreprise.
  • Où vous voyez-vous dans 5 ans… en terme géographique ?
    Par exemple : l’entreprise étant implantée dans le monde, j’aimerais profiter d’une expérience à l’international en m’expatriant en Amérique latine.  

Notre conseil : veillez à donner des réponses honnêtes, ambitieuses et réalistes.

Fleur Chrétien
Fleur Chrétien

Formée au journalisme et à l’édition, Fleur commence sa carrière chez Hachette Livre au département jeunesse. Après Bécassine et Franklin, elle s’immerge dans l’univers du luxe en agence de communication. Très vite, le digital devient incontournable. Petites agences et jolis clients - Harry Winston, Benjamin de Rothschild, l’Atelier BNP Paribas, Yann Arthus-Bertrand - permettent d’alterner réflexions stratégiques et création de contenu innovant. En 2010, Fleur fait le choix de l’indépendance. Elle se concentre alors sur son cœur de métier : donner du sens par le contenu. Cadremploi figure parmi ses heureuses collaborations.

Vous aimerez aussi :