5 trucs pour réussir un gap salarial en changeant de job

26 juillet 2019 Céline Chaudeau

Quitter un emploi pour un autre, certes, mais pas à n’importe quel prix. Qu’il soit débauché ou qu’il prospecte, un candidat envisage souvent d’y gagner niveau salaire. À condition de savoir aborder le sujet… Consultez notre article pour réussir votre gap salarial en changeant de travail.
5 trucs pour réussir un gap salarial en changeant de job
  1. Ne pas mentir sur son salaire précédent
  2. Jouer la franchise
  3. Éviter la question miroir
  4. Justifier son salaire comme un investissement
  5. Faire comme si cela n’avait pas d’importance (du moins au début…)

Ne pas mentir sur son salaire précédent

Mieux vaut évacuer tout de suite la fausse bonne idée. « Il est en effet tentant de gonfler son salaire précédent », reconnaît Corinne Moret. Mais la fondatrice du cabinet Coaching et Communication recommande toujours un minimum d’authenticité à ses clients. « C’est souvent compliqué de mentir car beaucoup de choses finissent par se savoir. Ce serait dommage de rompre la confiance instaurée par la suite. » En revanche, rien n’interdit de compter un peu large. « Quand vous chiffrez votre salaire, n’oubliez pas d’intégrer le 13e mois, l’intéressement et d’éventuels avantages en nature, préconise Nicolas Pavesi, coauteur du guide Recherche d'emploi : secrets de pros. Car ce sont des aspects d’une rémunération que l’on oublie parfois d’intégrer. »

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Jouer la franchise

Évidemment, c’est plus facile si l’on est encore en poste ou si son profil est relativement rare. Néanmoins, dans tous les cas, Corinne Moret recommande la franchise. « Quand on quitte un job pour un autre, il est somme toute assez légitime de vouloir gagner plus. Dans ce cas, on peut dérouler un argumentaire en disant simplement : "Je gagnais tant et j’apprécierais un gap salarial de 5 %", par exemple. » Nicolas Pavesi confirme et invite à montrer que l’on est à l'écoute du marché. « Trouver un emploi, c’est avant tout proposer une prestation de services. Si l’on se montre trop pressé, cela ne marchera pas. Il faut laisser venir un peu le recruteur et laisser entendre que l’on a peut-être d’autres pistes. »

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Éviter la question miroir

Émilie Devienne évoque une autre idée contre-productive qui consiste à retourner la question au recruteur. « Quand on demande à un candidat ses prétentions salariales, il ne faut pas demander combien l’autre propose, estime cette consultante, auteure du livre Cigale ? Fourmi ? Les clés d'une bonne relation à l'argent. Pour faire bonne impression, la base d’une négociation salariale est d’avoir au moins une idée de combien on vaut. » Or, poser une question miroir revient à se placer en position d’infériorité. « Parfois, on pose cette question un peu naïvement dans l’espoir que l’entreprise va proposer une rémunération supérieure à son ancien salaire, mais c’est aussi un mauvais calcul. » Pour cette spécialiste, il faut enquêter un minimum sur la rémunération possible. « On peut avoir des informations de l’intérieur sur les salaires pratiqués dans l’entreprise ou consulter certains barèmes de rémunération par secteurs publiés par de grands cabinets. » Et ensuite, on aligne ses prétentions salariales en connaissance de cause…

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Justifier son salaire comme un investissement

Encore faut-il aussi savoir argumenter. « Car il se peut aussi que l’on vous réponde que vous êtes cher, prévient Émilie Devienne. C’est peut-être une façon de tester le candidat ou de négocier, donc il faut se préparer un peu. » Dans ce cas, une seule solution. « Il faut pouvoir suggérer un retour sur investissement et le candidat doit être capable de prouver en quoi sa valeur ajoutée dépasse de loin le salaire demandé. » Parmi les arguments à faire valoir : son expérience bien sûr, une expertise particulière ou encore un carnet d’adresses et un réseau potentiel de nouveaux clients. Autre astuce juridique possible : négocier dans son contrat de travail une revalorisation ou une prime à six mois, en fonction de résultats tangibles.

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Faire comme si cela n’avait pas d’importance (du moins au début…)

Christel de Foucault rappelle toutefois qu’il faut prendre en compte qui l’on a en face de soi. « Sachant qu’il y aura plusieurs entretiens, il faut garder à l’esprit que plus on avance dans le processus, plus les interlocuteurs sont décisionnaires en termes de salaire, analyse cette experte. Dès que l’on sait cela, il y a un autre truc qui fonctionne très bien, qui consiste à botter en touche sur la question et de ne pas se montrer trop gourmand tout de suite. » L’idée, par précaution, est donc d’afficher son ancien salaire en disant que l’on ne veut pas toucher moins, et d’avancer. « Si tout va bien, le recruteur vous fera passer au stade suivant, et ainsi de suite. En effet, si vous correspondez au poste, quand vous êtes face à un manager ou un dirigeant qui vous veut, le dernier entretien capote rarement sur des questions d’argent et il est plus facile de négocier. »

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Céline Chaudeau
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