Comment répondre à la question sur vos prétentions salariales ?

8 avril 2019 Elodie Buzaud

La prétention salariale peut être définie comme la rémunération à laquelle un candidat souhaite prétendre pour un poste. Cette question est généralement abordée par le recruteur lors d’un entretien d’embauche, c’est pourquoi le candidat doit l’avoir préalablement travaillée afin de ne pas paraître désarçonné. Il existe plusieurs réponses possibles à la question du salaire. Reste à savoir laquelle est la meilleure… Comment répondre à la question sur vos prétentions salariales ? Nous vous disons tout dans notre article.
Comment répondre à la question sur vos prétentions salariales ?
  1. Prétention salariale, la réponse précise : donner un chiffre, suivi d'une question
  2. La réponse osée à la question de la prétention salariale : « le plus possible »
  3. La réponse souple : proposer une fourchette de salaire
  4. La réponse à éviter : « combien me proposez-vous ? »
  5. Et après ?

Prétention salariale, la réponse précise : donner un chiffre, suivi d'une question

C’est la réponse que les recruteurs attendent, en salaire brut annuel. Mais ne vous contentez pas de répondre 35 000 euros. « Le but de toute négociation salariale, c’est d’obtenir le maximum que l’employeur peut vous donner, estime Thierry Krief. Si vous donnez un prix fixe, a priori, il n’y a pas d’ouverture à la négociation », analyse-t-il. Pour éviter la coupure du dialogue (ce qui est l’inverse de la négociation), « évitez le "je veux" ou "je demande". Il vaut mieux répondre une phrase du type : "un salaire de 45 000 euros annuels brut me semble légitime, qu’en pensez-vous ?". Répondre par une autre question ouvre le dialogue. »

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La réponse osée à la question de la prétention salariale : « le plus possible »

C’est une réponse plutôt osée mais elle peut passer, « à condition d’être jouée », estime Thierry Krief, président du cabinet NegoAndCo dans une vidéo (ci-dessous). Autrement dit : formulée sur le ton de l’humour. Et d’ajouter : « Ce n’est pas une mauvaise réponse si vous êtes commercial. » Mais si ce n’est pas votre cas, évitez.

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La réponse souple : proposer une fourchette de salaire

C’est une option valable. Mais attention : « si vous donnez une fourchette, il faut que le salaire bas soit celui que vous voulez et que vous puissiez justifier pourquoi vous demandez plus, sinon, vous perdez en crédibilité », prévient Thierry Krief. Ne vous avisez pas de mettre en fourchette basse un salaire sous-évalué. « Vous pouvez perdre le poste si vous n’êtes pas assez cher. On ne se vend pas mieux en baissant ses tarifs », indique Thierry Krief. Pour les jeunes diplômés, ou si le recruteur n’a pas le budget pour vous proposer un salaire en accord avec votre expérience et de vos réalisations, mais que le poste vous plaît vraiment, cela peut valoir le coup de faire un effort et de négocier à la baisse. « À condition de négocier une réévaluation de salaire en fin de période d’essai ou au bout de 6 mois », propose Mariame Soumaoro.

 

La réponse à éviter : « combien me proposez-vous ? »

« La réponse miroir est la pire réponse que l’on puisse poser », estime Mariame Soumaoro, du cabinet Hays. Les recruteurs veulent que les candidats aient une idée de combien ils valent. Pour le savoir, vous pouvez consulter les barèmes des études de rémunération disponibles en ligne, ou « réclamer environ 10 % de plus que votre salaire actuel si vous avez de l’expérience, estime la consultante. C’est l’augmentation acceptable pour un profil expérimenté. » Mais il faut être prêt à fournir la preuve au recruteur : votre dernier bulletin de salaire. Pour les profils les plus recherchés, il est possible de demander davantage en s’appuyant sur ses réalisations.

Et après ?

Une fois que vous avez ouvert la discussion salaire avec le recruteur, plusieurs options s’offrent à vous :

  • Si la rémunération proposée par le recruteur vous convient, vous pouvez l’accepter immédiatement. Mais vous pouvez aussi essayer de négocier davantage en ne vous prononçant pas tout de suite. Vous pourrez y revenir par la suite, lors d’un futur entretien. « L’une des erreurs les plus fréquentes est de croire qu’il vous faut accepter le premier chiffre qui est offert lors d’une négociation… de crainte de voir s’envoler la possibilité d’obtenir l’emploi recherché. Ce chiffre est un point de départ », écrit selon le spécialiste de la négociation salariale, Daniel Porot, auteur du livre "Comment négocier votre salaire ou une augmentation" (Les Editions d’Organisation).
  • Si le montant proposé ne vous convient pas, ou que vous comprenez que le recruteur n’a pas l’intention de vous proposer plus, ne vous acharnez pas non plus. La meilleure attitude, selon ce spécialiste, c’est de continuer la discussion sur autre chose. « En poursuivant par exemple avec : "Est-ce qu’on peut revenir sur le poste ?". Ce faisant, vous générez le besoin chez votre interlocuteur », dit-il. Vous multipliez vos chances d’être retenu. Vous pourrez ainsi revenir à la charge après pour le salaire.
Elodie Buzaud
Elodie Buzaud

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