Énergie : quels sont les métiers les mieux payés ?

Bruno Askenazi

Dans certains métiers dits "pénuriques", les salaires ont tendance à flamber. Les experts des filières techniques les plus prisées en profitent.

Dans l'énergie, les salaires évoluent plus vite que dans les autres secteurs industriels. Ainsi, un ingénieur bureau d'étude qui débute à 35 000 euros brut par an peut au bout de cinq à six ans seulement être payé 75 000 euros. Entre temps, il sera devenu un véritable expert dans une filière technique très demandée.

« L'expertise technique se paie très chère. Pas besoin d'occuper des fonctions de manager pour obtenir un salaire confortable », estime Nicolas Leroy, directeur de la division ingénieur-technicien de Michael Page. A condition toutefois d'opter dès le début pour une technique d'avenir, comme celle des machines tournantes.

 

Ingénieur ou chef de projet expert

Une spécialité peu répandue sur le marché et une expérience approfondie du sujet : c'est le cocktail idéal pour booster sa rémunération.

Dans l'industrie du pétrole, un chef de projet « tuyauterie » avec 10 à 15 années d'expérience perçoit sur Paris de 55 à 60 000 euros/an et en province de 50 à 55 000 euros. Contrôle commande, automatisme, instrumentation et systèmes de contrôle ... dans ces domaines pointus, une expertise d'une dizaine d'années peut rapporter jusqu'à 60 000 euros par an.

 

Ingénieur maintenance nucléaire

Dans le nucléaire, comme les spécialistes de la maintenance sont très recherchés, leurs salaires ont tendance à augmenter. Un prestataire spécialisé dans ce domaine paiera un ingénieur méthode avec deux à cinq ans d'expérience entre 35 et 40 000 euros par an.

 

Ingénieur sureté nucléaire

C'est le responsable de la sécurité du site dont il a la charge. Avec plus de sept ans d'expérience dans ce domaine, son salaire peut dépasser les 50 000 euros annuels. Compte tenu du vieillissement du parc nucléaire, la demande pour ce type de profil devrait croître.

 

Ingénieur démarrage

Autre type de poste particulièrement bien rémunéré, celui d'ingénieur démarrage ou « commissioning » dans l'industrie pétrolière ou les centrales électriques. Pour peu qu'il soit expatrié dans une zone à risque et expérimenté, son salaire peut facilement dépasser les 50 000 euros par an.

 

Directeur de projet photovoltaïque

Dans l'énergie solaire, les entreprises font la chasse aux managers de haut niveau: des directeurs de projet, directeurs de département ou même chefs de projet, avec une dizaine d'années d'expérience et idéalement une connaissance de l'activité photovoltaïque.

Des profils expérimentés encore rares dans un secteur naissant. Du coup, leurs rémunérations s'emballent et oscillent entre 50 et 70 000 euros par an.

 

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Bruno Askenazi
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