Génie électrique et climatique : quel salaire pouvez-vous espérer ?

Publié le 28 mars 2011 Hays

Les niveaux de salaires restent élevés car la situation est pénurique pour les profils de la Maîtrise d'oeuvre, de l'Installation et de l'Exploitation.
  1. Evolution du marché
  2. Les changements sur les pratiques de recrutement
  3. Evolution des politiques de rémunération
  4. Quelle vision pour l'avenir ?
  5. Profils les plus recherchés
  6. Formations, compétences et critères

Evolution du marché

Le secteur du Génie Electrique & Climatique et Maintenance Multitechnique se décompose en 3 subdivisions qui sont la Maîtrise d'oeuvre, l'Installation et l'Exploitation.

La Maîtrise d'oeuvre, tout d'abord, a été très touchée l'an dernier par la crise et connaît une reprise depuis mi-septembre 2009. Conséquence directe de cette situation délicate, il n'y a eu pratiquement aucune ouverture de postes pendant le premier semestre 2009. Pendant cette période, les clients se focalisaient exclusivement sur les appels d'offres, augmentant ainsi leur charge de travail sans pour autant assurer une importante rentrée d'argent.

L'Installation, en revanche, est un domaine qui s'est assez bien porté pendant la crise. L'explication est simple : les carnets de commande ayant été bien remplis pendant la période précédant la crise, l'activité est restée importante. Contrecoup de la crise subie en 2008-2009 par la Maîtrise d'oeuvre, les installateurs connaissent logiquement plus de difficultés sur l'année 2009-2010. Une reprise est cependant espérée dans le courant du premier semestre 2011.

Fait commun à la Maîtrise d'oeuvre et à l'Installation, les PME, qui étaient auparavant les principaux acteurs de projets inférieurs à 1 million d'euros, voient maintenant affluer sur ces projets des grandes entreprises qui se focalisaient avant sur des projets plus importants.

Le marché de l'Exploitation n'a quant à lui pas été trop impacté par la crise car ses secteurs d'intervention correspondent à la maintenance annuelle et pluriannuelle de bâtiments existants. Le redémarrage des activités Maîtrise d'oeuvre et Installation dans le courant de l'année 2011 devrait permettre à l'Exploitation de connaître un accroissement d'activité.

Par ailleurs, il est intéressant de souligner l'évolution des métiers techniques d'ingénierie et d'installation qui sont en corrélation avec le secteur de la performance énergétique et des énergies renouvelables. Ces métiers sont intimement liés et nous pouvons envisager à terme une fusion de ces secteurs où les entreprises proposeraient une gamme de services élargie aux nouvelles énergies. Cette évolution se retrouve notamment dans le développement des projets portés par les évolutions technologiques (photovoltaïque, géothermie...) et les lois énergétiques et environnementales (Grenelle de l'environnement, future réglementation RT2012).

Les changements sur les pratiques de recrutement

Les méthodes de recrutement diffèrent selon la taille des entreprises. Nous remarquons que les grosses entreprises ont largement favorisé la mobilité interne courant 2009-2010. De plus, les grandes structures effectuent dorénavant le recrutement en priorité via leur service RH. Celui-ci achète des accès aux CV-thèques, ce qui lui permet de nourrir son propre vivier de candidats.

Les PME font, quant à elles, appel aux entreprises de recrutement. Les notions de service personnalisé, de suivi régulier du besoin et de réactivité sont alors indispensables pour nouer une relation durable et de qualité avec ces entreprises. Pour la recherche de candidats, le réseau fonctionne également énormément. La prise de références est aussi déterminante dans le choix des clients. Sur le recrutement en lui-même, les clients ont toujours été exigeants en termes de stabilité et d'expérience et ils sont prêts à mettre leur recrutement en veille s'ils ont le moindre doute concernant une candidature.

Evolution des politiques de rémunération

Les rémunérations se sont globalement stabilisées et sont restées pratiquement identiques à celles des années précédentes. Toutefois, les niveaux de salaires restent élevés car la situation est pénurique pour les profils de la Maîtrise d'oeuvre, de l'Installation et de l'Exploitation. Les clients, qui disposent de grilles de rémunérations, jouent sur les avantages financiers (intéressement, participation) et sur le sérieux de leurs structures (bonne organisation interne, technicité des projets, possibilités d'évolution interne) pour attirer les candidats.

Quelle vision pour l'avenir ?

La reprise est pour l'instant insuffisante sur la durée pour redonner confiance aux entreprises de ce secteur, surtout pour le domaine de l'Installation, en difficulté en cette fin d'année 2010. L'avenir reste donc plutôt flou, même si les indicateurs sont positifs. Pour l'instant, les clients comblent un départ, ils accompagnent un nouveau projet.

Le recrutement de « confort » n'est pas d'actualité et celui d'anticipation recommence depuis cette fin d'année en Maîtrise d'oeuvre. Fait positif : jusque-là tournées vers la crise, les entreprises se projettent désormais davantage sur l'avenir. L'investissement public est différent selon les régions mais il permet de maintenir une activité de création de projets et les attentes se concentrent aujourd'hui sur les investisseurs privés.

Profils les plus recherchés

Les profils recherchés aujourd'hui par les clients concernent principalement des candidats permettant de générer du chiffre d'affaires. Pour cela, les Chefs de projet sont prisés en Maîtrise d'oeuvre, tout comme les Chargés d'affaires en Installation et Exploitation. Ces profils doivent être aujourd'hui plus que jamais expérimentés (au minimum 6 à 7 années d'expérience sont souvent demandées par les clients) et faire preuve d'un excellent relationnel client qui leur permettra de gagner des affaires. Les profils plus proches du terrain (Chefs de chantier, Conducteurs de travaux, Techniciens de maintenance...) sont toujours demandés mais doivent pour leur part être dotés de solides compétences techniques. D'une manière générale, les intervenants de ces domaines doivent être au fait des évolutions techniques (équipements) et des réglementations.

Formations, compétences et critères

Les clients, selon les métiers, possèdent leurs établissements de référence. Pour les Ingénieurs en électricité, l'HEI, l'ENSAM, l'ESTP, l'ESME, l'ESIGELEC, SUPELEC, Polytech, EPMI et l'Ecole Centrale de Nantes sont particulièrement appréciés. Les formations techniques, telles que les BTS IEE et Electrotechnique ainsi que le DUT GEII (Génie Electrique et Informatique Industrielle), sont également recommandées pour les candidats. Pour les Ingénieurs en CVC, l'INSA, l'ISITEM et l'Ecole d'Ingénieurs Polytechnique de l'Université de Nantes (spécialité Thermique- Energétique en option Froid et Climatisation) sont les références.

Les formations techniques, telles que l'école Maximilien Perret, les BTS Génie Thermique, Froid et Climatisation, le DUT Génie Thermique, l'UTC, le BTS/ DUT Fluides et Energies et enfin l'IUT de Marne-la-Vallée, sont également reconnues. Les compétences personnelles sont également des éléments primordiaux dans le recrutement d'un candidat, notamment sa capacité d'adaptation aux situations et aux personnes, son implication et ses compétences rédactionnelles.

 

 

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