L'autoentrepreneuriat, palliatif d'une frustration salariale ?

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A ce jour, on recense plus de 230 000 autoentrepreneurs dont une grande majorité sont salariés ou chômeurs. Leurs objectifs : "gagner plus" et "s'épanouir" davantage.

Instauré depuis le 1er janvier 2009, le régime de l'autoentrepreneur fait un carton. Selon l'Insee, on dénombre « 230 649 autoentrepneurs sur les neuf premiers mois de l'année » dont un bon tiers de salariés. La motivation première de ses « cumulatifs » : gagner plus ! De bons chiffres à relativiser tout de même : parmi les 70 000 autoentreprises créées au premier trimestre, seules 43 % avaient déclaré un chiffre d'affaires trimestriel.

Globalement, celui-ci s'élève à 4200 euros en moyenne par autoentreprise.

Recherche d'épanouissement

Malgré ce chiffre en demi-teinte, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé des PME, croit dur comme fer à ce nouveau statut qui dope par ailleurs le nombre de créations d'entreprises. Selon lui, « ce résultat s'explique par le fait qu'il faut un certain temps pour générer du chiffre. Certaines sont peut-être aussi en sommeil ou saisonnières. »

« Je me considère mal payé, déclare ce cadre. L'autoentrepreneuriat me permet d'espérer plus de rentrées d'argent mais aussi de m'épanouir via la réalisation de projets concrets. » En avril dernier, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss) estimait que salariés et chômeurs représentaient près de 68% de ses nouveaux patrons. Le régime de l'autoentrepreneuriat démarre fort, certes, mais fait surtout des émules parmi les déçus et les plus précaires.

 

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