Les jobs à plus de 80 000 euros dans le Grand Ouest

Publié le 3 juin 2011 Bruno Askenazi

A un haut niveau hiérarchique, les doubles compétences, techniques et commerciales, sont très recherchées. Les PME de la région sont prêtes à y mettre le prix
  1. Des compétences rares
  2. Des business développeurs en or
  3. Des jobs qui s'inscrivent dans la durée

Avec un tissu économique composé essentiellement de PME (agroalimentaire, nouvelles technologies, industries de pointe... ), la région n'est a priori pas un grand réservoir de postes à plus de 80 000 euros. Néanmoins, les opportunités existent sur le marché local, notamment pour des compétences compliquées à trouver.

Des compétences rares

A un haut niveau, les « doubles compétences » sont extrêmement recherchées et les employeurs du Grand Ouest sont prêts à les payer très cher. Ce sont notamment des responsables commerciaux expérimentés à qui on demande de maîtriser des domaines assez pointus dans un contexte particulier. « Prenez l'exemple d'une entreprise locale, témoigne Patrick Lecq, directeur Grand Ouest chez Hudson. Elle vend de la farine à des boulangers indépendants et les conseille également sur l'acquisition ou la transmission de leur fond de commerce. Son futur manager commercial devra non seulement être expert en vente BtoB dans le secteur alimentaire mais également connaître les arcanes de l'immobilier d'entreprise ».

Des business développeurs en or

Nombreuses dans la région, les PME industrielles sont aussi régulièrement à l'affût de compétences de haut vol, à la fois techniques et commerciales. C'est par exemple cette grosse PME de systèmes filtrants en acier qui recherche un Business Development Manager. Pour atteindre ses objectifs de vente en France et à l'international, ce commercial aguerri devra forcément être armé d'une solide expertise technique. Indispensable pour parler le même langage que ses clients industriels. Un profil évidemment peu répandu dont la rémunération va dépasser les 80 K€ annuels. De la même façon, les postes à responsabilité demandant de fortes compétences techniques alliées à un savoir faire de négociateur ou de juriste (directeur foncier par exemple) sont très bien rémunérées parce que rares sur le marché.

Des jobs qui s'inscrivent dans la durée

« Pour tous ces postes, le critère de l'âge ne compte pas, observe Patrick Lecq chez Hudson. 35 ans ou 50 ans, peu importe, l'employeur demande avant tout un retour sur investissement rapide de la part de ces profils recrutés à grand frais. On attend également d'eux qu'ils s'inscrivent dans la durée pour suivre des projets sur le long terme».

Les postes dans des comités de direction atteignent également un niveau de rémunération supérieur à 80K€. C'est le cas d'un directeur financier expérimenté, capable de gérer des dossiers internationaux. Le fait que les départs à la retraite s'accélèrent dans la région comme ailleurs ne créée pas forcément de nouvelles opportunités pour ces postes là. « Lorsqu'un personnage stratégique comme un DAF quitte une PME, il n'est pas toujours remplacé par un autre DAF, explique Patrick Lecq. Cela déclenche souvent une réorganisation de l'entreprise avec parfois le recrutement de profils différents ».

Bruno Askenazi
Bruno Askenazi

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