Les jobs en or de l'industrie

Publié le 17 mai 2011 Sylvie Laidet

Focus sur quatre fonctions industrielles qui ont le vent en poupe et qui peuvent rapporter gros.
  1. Fonction achat
  2. Fonction production
  3. Fonction maintenance
  4. Fonction méthode d'industrialisation

Fonction achat

Quels profils ? Des candidats affichant une double formation technique (électronique, mécanique, électrotechnique...) et une spécialisation en achats (MAI Bordeaux, DESMA Grenoble, ESAP). Mais la formation n'est pas un critère suffisant, le côté opérationnel des candidats est également très recherché (5 à 10 ans d'expérience) pour des postes de responsables ou directeurs achats au sein des grands groupes industriels mais également dans les PME, où jusqu'à présent, cette fonction n'était pas vraiment structurée.

Quel salaire ? Pour un candidat ayant entre 3 et 5 ans d'expérience, la rémunération annuelle brute oscille entre 47 000 et 55 000 euros. « C'est une des rares fonctions où le salaire variable peut représenter jusqu'à 20% du salaire brut annuel. Cette part peut être indexée sur la part des économies réalisées sur une famille de produits, sur la qualité du management des fournisseurs, sur la rationalisation ou la diversification (en zone low cost par exemple) du panel fournisseurs », détaille Emmanuel Olive, responsable de la division industrie au sein du bureau Hays à Tours.

Fonction production

Quels profils ? Des ingénieurs ICAM, ENSAM ou des BAC+ 2 réalisés en alternance sont très recherchés. « On attend d'eux qu'ils soient capables de gérer des hommes, d'organiser la production mais aussi de piloter les processus d'amélioration continue », explique Emmanuel Olive. Selon la taille et l'organisation des structures, il s'agit de postes de superviseur de ligne, de responsable ou directeur d'unité autonome de production (UAP) ou de responsable/directeur de production.

 

Quel salaire ? Au bout de 2/3 ans d'expérience, un jeune ingénieur peut prétendre à 35 000/ 40 000 euros bruts annuels. « Dans ces fonctions, les salaires peuvent vite augmenter. Avec au moins 5 ans d'expérience, les candidats à des postes de directeur de production ou de directeur d'UAP (100-200 pers.), peuvent prétendre à 50/ 55 K€ par an », souligne-t-il.

Fonction maintenance

Quels profils ? La maintenance est désormais une fonction stratégique de l'entreprise. Le responsable maintenance doit non seulement analyser et prévenir les pannes mais aussi plancher sur les travaux neufs à savoir la fiabilité technique d'une nouvelle ligne à venir. Il participe donc activement à l'amélioration de la productivité des équipements. Les employeurs apprécient deux profils de candidats : des ingénieurs généralistes ou spécialisés en mécanique et des bac+ 2/3 en maintenance. Ces derniers, passés par des postes de techniciens de maintenance, ont en général développé des aptitudes terrain et techniques très fortes.

Quel salaire ? Tout dépend en fait de la taille de l'équipe gérée, de la dimension du site, du budget maintenance et du budget travaux neufs. En fonction de ces paramètres, le salaire brut annuel varie entre 45 000 et 80 000 euros. « A noter que le niveau de formation initiale tend à s'effacer au profit de l'expérience », insiste notre expert.

Fonction méthode d'industrialisation

Quels profils ? Des ingénieurs généralistes ayant une approche multi métiers, multi techniques et assez proches du terrain. Donc rarement des débutants. En effet, le job d'un responsable méthodes d'industrialisation comprend à la fois la gestion des transferts de ligne (en interne ou à en externe) mais aussi la gestion de l'industrialisation des nouveaux produits. « Concrètement, c'est le garant technico-économique du passage de la phase prototype à la mise en production des premières séries», explique Emmanuel Olive. Un job transversal qui nécessite de travailler avec les services qualité, maintenance, achat, production et bien sûr les fournisseurs.

Quel salaire ? Entre 35 000 et 42 000 euros bruts annuels car tout dépend des expertises techniques maîtrisées. Ces postes impliquent de nombreux déplacements chez les fournisseurs plus ou moins éloignés et une bonne maîtrise de l'anglais.

Sylvie Laidet © Cadremploi.fr

 

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Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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