Les rémunérations tiennent bon

21 janvier 2014 Jean-Christophe Magnenet

La crise n’aura eu qu’un léger impact sur le niveau de rémunération des jeunes diplômés. Les entreprises jouent néanmoins de plus en plus sur la part variable des salaires.
  1. Toujours plus de variable
  2. Le point de vue de Michel Lodolo, directeur des VIE à Ubifrance :

Les salaires n’ont pas plongé. Selon la dernière enquête insertion des jeunes diplômés réalisée par la CGE (Conférence des Grandes Ecoles), la promo 2012 sortie des écoles de commerce et de management touche une rémunération brute avec primes de 37 940 € en moyenne contre 36 742 € pour celle issue des formations d’ingénieurs. Cette étude annuelle réalise chaque année une telle photographie au moins de janvier, quel que soit le mois de sortie d’études. Ainsi, leurs prédécesseurs de la promo 2010 gagnaient à leur sortie d’école respectivement 40 443 € en moyenne et 37 729 €. Un « fléchissement (des rémunérations) sans commune mesure avec l’effondrement annoncé», souligne l’enquête. Selon Jérôme Bonnet, directeur exécutif senior de Page Personnel, « la mauvaise conjoncture économique de ces derniers mois n’a en effet que peu impacté le niveau des rémunérations ». Ensuite, tout dépend des secteurs et des entreprises. Côté grande distribution, « les niveaux de salaires n’ont pas baissé chez nous », assure-t-on du côté de carrefour, où ces derniers sont garantis – comme dans bon nombre de grandes entreprises – par des grilles de salaires strictes. Pour les juniors, les niveaux de salaires proposés dans l’informatique et les télécoms « sont toujours très attractifs », selon la dernière étude de rémunération nationale du cabinet de recrutement Hays. «Une vraie stagnation des rémunérations » est également identifiée par cette étude pour le secteur du BTP.

Toujours plus de variable

Face à la conjoncture, « les entreprises sont plus enclines à proposer des packages », souligne également le cabinet Hays. Les systèmes de primes, d’intéressement ou encore le variable individuel sont davantage utilisés par les recruteurs. Particulièrement dans certaines entreprises du secteur high-tech, dont les commerciaux «peuvent espérer doubler leur rémunération globale grâce aux bonus », indique l’étude Hays. À contre-courant, des échelles de salaires ont été instaurées dans le secteur de l’assurance, souligne Hays : « la marge de manœuvre en terme de négociation salariale, notamment pour les jeunes diplômés, est réduite et le salaire moyen en baisse».

  

Le point de vue de Michel Lodolo, directeur des VIE à Ubifrance :

À court ou moyen terme, partir travailler à l’étranger peut rimer avec feuille de paie bien étoffée ! « Ceux qui choisissent le volontariat international en entreprise (VIE) sont payés sur la base d’une indemnité fixe (715€), complétée d’une indemnité géographique variable en fonction de la destination choisie », décrit Michel Lodolo, directeur des VIE à Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises. Cette indemnité géographique peut dépasser les 2 000 euros dans des zones difficiles comme le Congo ou l’Angola, mais aussi là où le coût de la vie est élevé, comme New York ou Tokyo. De belles opportunités seraient à saisir, selon cet expert d’Ubifrance, dans l’aéronautique ou l’industrie, notamment dans la sous-traitance automobile. « Mais c’est surtout à plus long terme, note Michel Lodolo, que le jeune diplômé revenu en France pourra valoriser son expérience hors de nos frontières et négocier un poste à responsabilités ainsi qu’une rémunération plus élevée. » Contact Ubifrance : 0 810 101 828 /www.ubifrance.fr.

 

Jean-Christophe Magnenet
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