1. Accueil >
  2. Conseils >
  3. Salaire >
  4. Quels avantages en nature demander à l’embauche ?

Quels avantages en nature demander à l’embauche ?

quels-avantages-en-nature-demander-a-lembauche-

Elodie Buzaud

Il y a les classiques : téléphone, voiture, logement de fonction. Et les autres : carte bancaire, chèque emploi service, … Quels avantages en nature peut-on demander au moment de l’embauche ? La réponse, point par point.

Un téléphone ou un ordinateur portable ?

40 % des cadres ont négocié un téléphone portable à l’embauche en 2013, d’après l’Apec. Mais, selon les fonctions, la part des équipés varie. Ils sont plus nombreux à avoir un téléphone portable, un ordinateur ou une tablette dans les postes stratégiques et/ou qui nécessitent des déplacements fréquents. 53 % des salariés à la direction générale des entreprises ont des outils technos, 23 % dans la communication, 21 % dans le marketing, 20 % dans le juridique et dans l’informatique, selon le Guide des salaires 2014-2015.

Avoir un poste stratégique ou des déplacements fréquents semblent donc être les sésames pour négocier un téléphone portable ou un ordinateur. À moins que vous n’ayez déjà un portable pro lors de votre précédent boulot ? Dans ce cas il vous suffit d’en apporter la preuve écrite (ce doit être inscrit sur votre contrat de travail ou bulletin de salaire) pour négocier les mêmes conditions avec votre futur employeur.

Une voiture de fonction ?

Si les employeurs sont obligés par la loi (articles L. 3261-1 à L. 3261-4 du Code du travail) de prendre en charge 50 % des frais de transport du salarié pour se rendre à son travail, ils ne sont pas forcés de lui fournir une voiture de fonction. Le véhicule professionnel a été négocié par 19 % des cadres avant leur embauche, en 2013. La raison ? Leur besoin fréquent de se déplacer. C’est pourquoi  parmi les salariés de la direction de l’entreprise, 71 % en ont. Ils sont 31 % en marketing et 28 % chez les commerciaux.

Pour en négocier une, renseignez-vous sur les fonctions qui en bénéficient dans l’entreprise (en général, soit tous les membres du comité de direction en ont, soit tous les commerciaux, etc.). Si vous n’en faites pas partie, ce n’est pas perdu, vous pouvez prouver que vos frais de déplacement reviendront très chers à l’entreprise et qu’elle a tout intérêt à vous fournir une voiture. Enfin, « vous pouvez produire une copie de votre fiche de paie pour attester que vous en aviez déjà une dans votre ancien poste », conseille Laurent Hurstel, directeur associé au sein de Robert Walters.

Attention : si certaines entreprises restent souples sur le modèle de la voiture de fonction, d’autres ont des grilles auxquelles elles ne dérogent pas. Que vous préfériez une BM à une 206 n’y changera rien. Et n’oubliez pas : en acceptant un avantage assimilé à un complément de salaire, vous payez plus d’impôts.

L’appartement de fonction ?

C’est l’apanage des cadres dirigeants, hauts fonctionnaires ou militaires. Les ministres, juges, maires, gendarmes, enseignants, directeurs d’école, concierges en ont souvent. Les ambassadeurs, de façon systématique. Car, à partir du moment où la personne est obligée de changer de territoire pour occuper ses fonctions, il s’agit d’une « nécessité absolue » et l’employeur doit subvenir à ces besoins. Sur ce même principe, l’employeur qui exige un déplacement d’un salarié doit prendre en charge ses frais d’hébergement.

Pour en bénéficier, vous devez donc prouver qu’il s’agit d’une nécessité absolue ou d’un déplacement exigé. À moins que « vous bénéficiiez d’un appartement ou d’une aide au logement dans votre ancien poste, ce qui peut vous aider à négocier », estime Laurent Hurstel. Mais attention, comme pour la voiture, vous serez imposé dessus.

Les avantages en nature que vous n’oserez pas négocier

La carte bancaire. Certains employeurs en attribuent une gratuitement à leurs salariés, qu’ils peuvent utiliser pour leurs achats persos (lettre-circulaire ACOSS n° 99-21 du 27 janvier 1999).

Les chèques emploi service. Pour faire garder ses enfants, jusqu’à 1 830 euros (art. D. 7233-8 du Code du travail).

Les tickets-restaurant. Si l’employeur ne vous propose pas de cantine interne, ni de repas à tarif préférentiel ou gratuits (dans la restauration par exemple), il doit participer à hauteur de 4,60 euros à vos repas (arrêté du 10 décembre 2002).

Les vêtements. L’employeur peut vous fournir des vêtements dits de ville et non pas de travail, que vous avez le droit de porter en dehors du temps de travail.

Les produits maison. Certaines sociétés vendent, à des tarifs préférentiels leurs produits ou services, à leurs troupes. Pour que cela constitue un avantage en nature, ils doivent être 30 % moins chers que sur le marché (circulaire DIRRES n° 2005-129 du 6 septembre 2005).

Définition des avantages en nature

Les avantages en nature sont constitués par la fourniture de l’employeur à ses salariés de prestations (biens ou services) soit gratuitement, soit moyennant une participation du salarié inférieure à leur valeur réelle. Ils sont définis juridiquement par l’arrêt du 10 décembre 2002 et une circulaire du 7 janvier 2003. Ils diffèrent des frais professionnels car le salarié peut utiliser ces biens et/ou services à titre personnel.

 

Elodie Buzaud © Cadremploi

Il n'y a pas de

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Soyez le premier à commenter cet article.

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte