Retail, mode et luxe : quel salaire pouvez-vous demander ?

22 mai 2019 Hays

L'expérience est déterminante et les compétences du candidat doivent être en parfaite adéquation avec les missions proposées.
  1. Evolution du marché
  2. Les changements sur les pratiques de recrutement
  3. Evolution des politiques de rémunération
  4. Quelle vision pour l'avenir ?
  5. Profils les plus recherchés
  6. Formations, compétences et critères

Evolution du marché

Le marché du Luxe a connu un redémarrage d'activité avec l'ouverture de boutiques de marques étrangères (américaines notamment). L'arrivée de cette nouvelle concurrence a créé une émulation, les entreprises déjà présentes cherchant à se renforcer en poursuivant leur développement. Nous notons également que nos clients prennent de nouveau des risques et investissent dans des magasins vitrines pour acquérir une adresse et s'assurer une visibilité dans les rues et quartiers incontournables du Luxe.

Le marché du moyen de gamme a été davantage affecté par la crise en termes de chiffre d'affaires. Malgré cela, nous avons constaté que les recrutements des métiers liés à la vente se sont poursuivis à un rythme soutenu.

Le marché de la Couture, quant à lui, connaît une reprise depuis maintenant 6 mois. Ce secteur est aujourd'hui stable mais n'offre que peu de garanties à long terme, la période de gel des embauches n'étant pas si lointaine.

La Grande distribution, enfin, est un marché de première nécessité : elle n'a donc pas été impactée. Et même si nous notons une baisse du volume de recrutements et une réduction des ouvertures de magasins, la pénurie des candidats et le turnover « naturel » de ce secteur ont permis d'assurer un bon niveau de postes à pourvoir.

 

Les changements sur les pratiques de recrutement

La période du « coup de coeur » pour un futur collaborateur est bel et bien derrière nous. Les entreprises du Luxe deviennent de plus en plus pointilleuses et attentives avec leurs futures recrues. En effet, le candidat peut avoir jusqu'à cinq entretiens au cours desquels il devra prouver qu'il connaît les codes du Luxe (sens du service clients, prestance, discrétion) et qu'il dispose d'une culture mode (produits phares de la marque, concurrents). Par ailleurs, le futur collaborateur devra faire preuve de stabilité, d'implication et avoir des expériences significatives.

Les entreprises du moyen de gamme n'ont, quant à elles, pas révolutionné leurs pratiques de recrutement, se basant avant tout sur les précédentes expériences des candidats qui doivent être en phase avec l'enseigne concernée.

Force est de constater que les enseignes confient essentiellement les missions délicates aux cabinets, leur permettant ainsi de tester leurs prestataires. Si cette phase est concluante, les clients n'hésiteront pas à les contacter pour de futurs recrutements.

Nous remarquons, concernant les métiers de la Couture, que les clients sont beaucoup plus exigeants qu'auparavant et que la durée des processus de recrutement s'est allongée. Des critères comme une formation reconnue (Institut français de la Mode) ainsi qu'une expérience solide (5 ans minimum) sont à présent déterminants dans le choix des candidats, les bureaux de style recherchant dorénavant de véritables experts opérationnels immédiatement.

Dans le secteur de la Grande distribution, les enseignes privilégient davantage l'expérience des candidats à leur formation initiale et font de plus en plus appel à des cabinets extérieurs pour gérer leurs recrutements.

 

Evolution des politiques de rémunération

Nous avons observé une tendance à la baisse pour les salaires dans le domaine du Luxe. Les grandes maisons, jouant sur leur notoriété et leur attractivité, proposent des grilles de salaires composées d'une rémunération fixe peu élevée et d'un variable représentant une part de plus en plus importante, jusqu'à 25 % du fixe pour les postes de Vendeurs.

Pour le moyen de gamme, le candidat dispose d'une très faible marge de manoeuvre dans la négociation de sa rémunération. Les enseignes se basent également sur des grilles de salaires bien définies avec des fixes bas et une partie variable représentant en moyenne à peine 10 % de la rémunération globale.

Les salaires ont plutôt diminué dans le secteur de la Couture. Cependant, la reprise des embauches devrait conduire à un rééquilibrage des rémunérations dans les prochains mois. Les candidats font preuve de flexibilité dans un domaine où les maisons se montrent très exigeantes. Ils parient sur l'avenir et la reprise de la demande pour retrouver leurs salaires d'avant crise.

A l'exception de quelques enseignes, les entreprises de la Grande distribution ne se basent pas sur des grilles de rémunération nationales. Les rémunérations sont calculées en fonction des compétences techniques et du chiffre d'affaires susceptible d'être dégagé par la business unit (rayon, univers ou magasin) dont dépend le collaborateur.

 

Quelle vision pour l'avenir ?

L'arrivée sur le marché français de nouvelles maisons dans le domaine du Luxe amène les « anciens » à se remettre en question. Il y a fort à parier que cela va s'accompagner d'une augmentation des postes à pourvoir avec une reprise plus prononcée en 2011.

Tous les types de postes seront concernés et les candidats, conscients de leur potentiel, n'hésiteront pas à changer d'entreprise. Le moyen de gamme connaîtra une évolution plus contrastée. En effet, si nous assistons aujourd'hui à une légère reprise avec des profils en boutique préservés malgré les difficultés économiques, il existe une grande incertitude quant aux projets d'ouvertures de magasins. 2011 devrait donc être l'année de la stabilisation.

Les métiers de la Couture voient leur avenir en demi-teinte. L'état actuel du marché nous laisse entrevoir une reprise inégale d'une marque à une autre, tant les structures n'investissent pas de la même manière dans leurs bureaux de style et leurs créations. 2011 sera donc à cette image : contrastée et atypique. Le marché de la Grande distribution connaît pour sa part une évolution structurelle : l'hypermarché est en réinvention.

Les consommateurs recherchent aujourd'hui de la proximité et des prix bas, les ouvertures de grandes surfaces vont donc être réduites au profit des magasins de quartier. Le 1er semestre 2011 verra à cette occasion le lancement de nouveaux projets qui seront synonymes de nombreuses embauches.

 

Profils les plus recherchés

Les clients du Luxe recherchent principalement des Vendeurs (50 % des recrutements) et des Responsables flagship ou corners (30 % des recrutements). Les autres profils recherchés concernent des Adjoints de boutique, des Démonstrateurs et des Caissiers. L'expérience est déterminante pour les Vendeurs (3 ans minimum) et les profils de managers (7 ans minimum).

A noter que ce sont essentiellement les recrutements de responsables qui sont externalisés et confiés à des cabinets car plus rares et plus difficiles à approcher. Les profils les plus en verve pour la Couture sont les Chefs de produit, les Chefs de projet, les Acheteurs, les Stylistes designers et les profils liés aux métiers de la qualité.

Les acteurs de la Grande distribution recherchent principalement des Directeurs et des Directeurs adjoints de supermarché, postes pour lesquels ils font le plus appel à des cabinets externes. Par ailleurs, le secteur est très demandeur d'ouvriers professionnels pour les métiers de bouche (Bouchers, Boulangers et Pâtissiers entre autres). Pour tous ces métiers, l'expérience est extrêmement importante dans la sélection des candidats.

 

Formations, compétences et critères

Une formation préalable reconnue n'est pas un critère déterminant pour le Luxe. En revanche, une richesse culturelle (expérience à l'international et en boutique) ainsi qu'une bonne culture générale sont fortement souhaitées. De plus, les candidats doivent être totalement en phase avec le monde du Luxe (codes et culture mode).

Les compétences linguistiques peuvent enfin représenter un atout non négligeable pour les candidats : si l'anglais est indispensable (à Paris surtout), d'autres langues comme le russe, le chinois et l'arabe littéraire sont fortement appréciées. Tout comme pour le Luxe, les clients du moyen de gamme n'attachent pas énormément d'importance à la formation initiale des candidats. L'expérience est déterminante et les compétences du candidat doivent être en parfaite adéquation avec les missions proposées. Au moindre doute, les clients ne donnent pas suite au processus de recrutement. La Couture est un domaine où la formation est indispensable.

Les parcours les plus appréciés par les maisons peuvent être une formation Sup de Co suivie d'un Master à l'Institut Français de la Mode (IFM) pour le développement produit, la Central Saint-Martin School of London ou ESMOD pour les Stylistes et enfin l'ESIV pour les métiers liés à la qualité. En plus de ces formations, la sensibilité à la mode et des compétences linguistiques (italien pour le Luxe et chinois pour l'entrée de gamme) représentent de forts atouts pour les candidats.

Concernant la Grande distribution, un CAP est suffisant pour les métiers de bouche. C'est ensuite l'expérience qui fera la différence lors du recrutement. Il est toutefois intéressant de noter qu'en plus de compétences correspondant au coeur de métier, des connaissances complémentaires en management, gestion et commerce sont fortement appréciées.

 

 

 

 

Télécharger l'étude complète sur les rémunérations

Hays
Hays

Vous aimerez aussi :

  1. Accueil
  2. Salaire
  3. Retail, mode et luxe : quel salaire pouvez-vous demander ?
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte