Salaires IT : ingénieurs très spécialisés et commerciaux, négociez!

Publié le 23 septembre 2011 Nathalie Alonso

Le secteur des IT propose des niveaux de rémunération stables par rapport à 2010 mais sait se montrer plus généreux envers les profils pénuriques ou hautement spécialisés.
  1. Jouer sur le package
  2. Les compétences qui comptent
  3. Exemples de rémunération

Ils ont beau être très disputés, les cadres informatiques devront plutôt s'attendre à des rémunérations stables par rapport à 2010, dans une logique de rééquilibrage entre les sommets atteints dans les années de boom 2004-2008 et des salaires qui patinent depuis. « La crise a eu pour effet de corriger à la baisse les salaires des nouveaux entrants sur le marché », estime Eric Teston, consultant pour le cabinet spécialisé en recrutement IT

Pour le prévisionniste de l'emploi Cadre, l'Apec, les salaires ne fléchiront donc pas en 2011.« Deux tiers des entreprises IT indiquent que les rémunérations seront supérieures ou égales à 2010 »,rapporte Pierre Lamblin, directeur des Etudes et Recherche de l'Apec.

Jouer sur le package

Dés lors, les marges de négociation sont plutôt limitées avec toutefois des exceptions pour les profils d'ingénieurs et chefs de projets très recherchés dans certaines spécialités tout comme les commerciaux, notamment des ingénieurs baignant dans les IT qui peuvent espérer + 10%, constate le cabinet Omniciel, spécialisé dans le recrutement Informatique et Télécoms.

Et si le salaire proposé n'est pas à la hauteur de vos espérances, vous pouvez toujours tenter votre va-tout en jouant sur le « package ». « La tendance à l'individualisation de la rémunération se confirme en 2011 aussi bien du côté des profils techniques que des commerciaux : de plus en plus d'entreprises acceptent de récompenser leur collaborateurs avec des hausses de variables s'ils remplissent leurs objectifs », observe Samuel Masson, d'Omniciel.

Levier de négociation pour les salariés, ces nouvelles formes de rémunérations dans le secteur des IT répondent dans le même temps aux attentes des entreprises qui veulent rester prudentes dans une conjoncture toujours restée voilée depuis la crise de 2008.

Les compétences qui comptent

Dans un secteur pénurique touché par une crise des vocations, la perle rare sera toujours bien accueillie par les recruteurs IT. À quoi ressemble ce candidat à haute valeur ajoutée ? Il est bilingue anglais-français, maîtrise certaines technologies (java, PHP, sécurité réseau ou Cisco), et sait s'approprier les nouvelles tendances (Green IT, informatique embarquée ou la « mobilité » et le « cloud computing » (informatique dématérialisée), indiquent les recruteurs.

Au-delà de ses compétences techniques, « il est capable de comprendre les enjeux de l'entreprise dans laquelle il déploie son expertise, que ce soit dans la banque ou l'agro-alimentaire, analyse le chasseur de tête Samuel Masson. Lorsqu'il est encadrant, il sait gérer des équipes composées tout à la fois de jeunes de la génération Y, en attente de management horizontal, et de populations de seniors ». Bref, ce candidat est un expert curieux doté d'une vision panoramique.

Exemples de rémunération

(source : cabinet Hudson)

- Chef de projets juniors : 45-60 KE
- Chef de projet en CRM 45-50 KE

- Chef de projet généraliste pour un éditeur 50-60 KE

- Directeur bureautique 80-90 KE

(source : cabinet XPR-IT)

Jeune diplômé : ingénieur informatique = 28-35 KE

Expérimentés :

- Architecte (d'entreprise, fonctionnel) = 60- 110 KE

- Direction projets / programmes : 50 et jusqu'à 120 KE à l'international

- Vente chez éditeurs : 80-180 KE

- Vente dans SSII : 60-120

 

Nathalie Alonso
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