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Comment choisir le bon métier dans la finance d’entreprise

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Laure Baron

07/11/2017

Il n’y a pas que l’audit, les fusions-acquisitions et le conseil dans la finance d’entreprise. Des experts nous en disent plus sur ces métiers souvent mal identifiés par les jeunes diplômés bac +5 intéressés par la corporate finance.

Des métiers pour faire chauffer vos neurones

Nos experts sont unanimes : la finance d’entreprise est un secteur très stimulant. « C’est un domaine où il est difficile de tout maîtriser, et cette complexité rend l’affaire particulièrement intéressante, analyse Philippe Raimbourg, directeur scientifique de l’Executive MS Ingénierie financière et fiscale de l’ESCP Europe. Par exemple, la question du prix. J’achète une entreprise, oui, mais à quel prix ? Il faut imaginer des paiements en espèces ou en actions, qui peuvent avoir lieu aujourd’hui ou demain… Il faut aussi mettre en œuvre le mécanisme juridique associé à ce prix ». De cette complexité naît la satisfaction intellectuelle : « Ce sont des métiers dans lesquels on n’arrête pas d’apprendre. On se documente, on fréquente d’autres spécialistes, on a l’impression de progresser », poursuit-il.

>>Retrouvez les offres d’emploi Cadremploi en corporate finance

 

Des professions méconnues

« Quand ils pensent à la finance d’entreprise, les jeunes pensent en priorité à l’audit et au conseil », regrette Philippe Raimbourg. Pourtant, le secteur a l’avantage de proposer une grande variété de métiers différents, adaptés à différents types de personnalités. Vous êtes intéressés par la finance ET le contact humain ? À vous le M&A, autrement dit Mergers and Acquisitions ou en français fusions-acquisitions. Plutôt mal à l’aise avec la notion de client ? La corporate finance vous permettra d’exercer votre art en interne, au sein de la direction financière de votre entreprise.

 

Bien plus qu’un métier de chiffres

« Les métiers de la finance impliquent de passer du temps sur Excel, c’est vrai, mais ils impliquent aussi beaucoup de contacts avec les autres », précise Catherine Casamatta, responsable du Master Finance de Toulouse School of Management. Si vous travaillez dans le private equity, en français le capital investissement, en tant que directeur de participation par exemple, vous serez souvent aux côtés du dirigeant de l’entreprise dont vous aidez à faire fructifier le capital. Quant aux métiers de la direction financière ou du contrôle de gestion, ils rendent indispensable le dialogue avec les autres services de l’entreprise. En bref : « Ne faites pas de la finance d’entreprise juste parce que vous aimez les maths ! », sourit Myriam Lyagoubi, responsable du parcours ingénierie financière du MS Finance d’emlyon business school.


M&A = chasse aux clients

Vous vous voyez parfaitement débuter votre carrière dans les fusions-acquisitions ? Avant de vous rêver chez JPMorgan Chase ou Goldman Sachs, pensez aux plus petites structures, comme les cabinets spécialisés chargés de rechercher la bonne cible pour les entreprises de taille moyenne. Ils vous tendent les bras : « Les grandes banques d’investissement sont réservées à l’élite, mais le secteur des fusacs en lui-même est plus vaste », assure Catherine Casamatta.

Sachez que le M&A est l’un des métiers les plus commerciaux de la finance, où vous devrez aller chercher le client. « Ceux qui ont le profil vont s’éclater, mais les autres vont s’épuiser », confie Myriam Lyagoubi. Si l’idée de batailler pour obtenir un mandat ou de partir à la chasse aux investisseurs vous effraie, mieux vaut passer votre chemin.

 

Regarder par-delà le capital investissement

« Parmi les juniors, il y a aujourd’hui une méconnaissance de la largeur des opportunités et des métiers de la finance d’entreprise. Ils se focalisent sur les fusions-acquisitions et le capital investissement, et occultent des métiers qui peuvent être très riches », déplore la co-responsable du MS Finance d’emlyon business school. La corporate finance accompagne différents stades de la croissance d’une entreprise : le capital développement (le financement de la croissance d’une entreprise), le capital transmission (pour des entreprises arrivées à maturité avec des problématiques de changement de dirigeants) ou encore le capital retournement (pour des entreprises en difficultés) présentent, eux-aussi, de belles opportunités pour les jeunes diplômés.

 

Allergiques à la pression ?

Attention : les métiers de la finance d’entreprise ne conviennent pas à tout le monde, et chacun a ses inconvénients.Si vous travaillez dans la direction financière d’une entreprise, vous serez en première ligne en cas de rachat, impliquant le départ de certaines équipes. « Ça paye bien, oui, mais ça peut aussi mal se terminer. On a tous en tête des exemples de carrières écourtées », confie Philippe Raimbourg. Et si vous occupez un poste d’equity analyst (professionnel chargé au sein d’un banque d’investissement de suivre les performances des entreprises d’un secteur donné), préparez-vous à supporter beaucoup de pression : « Vous faites des recommandations tous les jours... Et tous les soirs, le cours a changé : peut-être dans votre sens, mais peut-être pas !, prévient Catherine Casamatta. Si vous ne supportez pas le stress, ce n’est pas un métier pour vous. »

 

Nos experts présentent leur programme

Executive Mastère Spécialisé Ingénierie Financière et Fiscale de l’ESCP Europe

MS Finance de l’emlyon Business School

Et le prochain live du Master in Finance de Toulouse School of Management aura lieu le 29 novembre prochain

 

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commentaires

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Puck

07/11/2017

à 17:27

Bon article... à cela près qu'il y a peu de postes en France en Corporate Finance pour les jeunes débutants. J'enseigne le M&A et le private equity dans plusieurs grandes écoles et le tiers de mes étudiants partent à l'étranger pour cette raison. De plus, ceux qui restent ont souvent un poste moins intéressant (il est vrai avec moins de pression) qu'à Londres ou Francfort. Voyons si le Brexit nous ramène des jobs.

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