Le MBA, toujours accélérateur de carrière ?

Publié le 05 avril 2013 Aurélie Tachot

Si les MBA se comptaient sur les doigts d’une main il y a encore quelques années, ce n’est plus le cas aujourd’hui. L’offre, devenue pléthorique, a-t-elle enlevé son aura à ce diplôme? La formation permet-elle toujours de faire un bond dans sa carrière ? Éléments de réponse.

« Si les MBA se multiplient comme des petits pains, ils restent une très belle marque », estime Frédéric Schwenck, Business Unit Manager chez Hudson. Considéré comme le Graal depuis le début des années 2000, le Master of Business Administration (MBA) demeure, dans l’ensemble, un diplôme qui ne laisse pas les employeurs indifférents. Et ce malgré l’offre de plus en plus abondante. Pour Bernard Belletante, président du Chapitre des grandes écoles, le positionnement de nouveaux établissements sur le marché fructueux du MBA ne fait pas bouger les lignes. « Les cadres et les dirigeants sont aujourd’hui suffisamment avertis pour s’orienter vers les formations de renom, c’est-à-dire accréditées et tournées vers l’international », précise-t-il.

Reste qu’avec l’arrivée de ces nouveaux acteurs, y compris ceux proposant des MBA « low cost », certains recruteurs n’ont toujours en tête qu’« une dizaine de formations », concède Frédéric Schwenck. Malgré tous les classements chargés d’évaluer les nouveaux programmes, certains professionnels du recrutement ne jurent que par les diplômes émanant du sacro-saint « Top 4 » et dispensés par la London Business School, l’Insead (à Fontainebleau), Harvard et l’IESE Business School (à Barcelone). A leurs yeux, les autres MBA sont considérés comme des Masters, ni plus ni moins.

 

Des compétences monnayables… le plus souvent

Malgré la conjoncture actuelle et l’investissement financier qu’il représente, le MBA séduit un nombre croissant de cadres. Et pour cause : ce précieux sésame tient toujours ses promesses, en l’occurrence celles de s’ouvrir à de nouveaux champs professionnels et d’accéder à des postes calibrés dans le top management.

Gravir les échelons hiérarchiques permet, de facto, d’optimiser son niveau de rémunération. Et sur ce point, la France n’a pas à rougir. Une étude réalisée par QS World MBA et parue il y a un an révèle que les salaires des titulaires d’un MBA figurent parmi les plus élevés d’Europe. L’Hexagone apparaît en quatrième position, avec une moyenne annuelle de 65 992 euros. Si le MBA permet, en moyenne, de prétendre à une rémunération de 30 à 40% supérieure trois ans après l’obtention du diplôme, il ne promet pas monts et merveilles à tous les coups. « La promotion salariale n’est pas automatique », rappelle Bernard Belletante. Et Jean-François Chanlat, directeur de l’Executive MBA de l’Université Paris-Dauphine de conclure : « La priorité du diplôme étant avant tout de changer de territoire professionnel ».

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Aurélie Tachot © Cadremploi

Aurélie Tachot
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Après avoir occupé le poste de rédactrice en chef d’ExclusiveRH.com (entre autres), je travaille désormais à mon compte. Pour Cadremploi, je contribue à la rubrique Actualités via des enquêtes, des interviews ou des analyses sur les évolutions du monde du travail, sans jamais oublier l'angle du digital.

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