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Marketing : comment bien choisir son Mastère Spécialisé ?

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Laure Baron et Tancrède Girard

17/04/2017

Cadre ou jeune diplômé, vous désirez vous former ou vous perfectionner en marketing ? À vous de bien identifier vos objectifs pour choisir le Mastère Spécialisé le plus adapté : BtoB ou BtoC, focalisée sur le digital ou non… Trois experts vous donnent les clés pour trouver chaussure à votre pied !

BtoB ou BtoC ?

C’est la première question à se poser : voulez-vous suivre une formation en marketing BtoB ou BtoC ? Cela devrait déjà vous permettre de réduire sévèrement le nombre de formations parmi lesquelles vous devrez choisir. « Le marché a peu de formations spécifiques en BtoB, explique Nathalie O’Mahony, responsable du MS Stratégie Internationale et Marketing BtoB d’emlyon business school. Si vous êtes sûr que c’est votre objectif, faites bien attention au nombre de cours qui y sont consacrés dans le programme que vous visez ».

Anne Launois, directrice du MS Stratégie Marketing à l’ère digitale d’Audencia Business School, conseille aux éventuels indécis de s’appuyer sur les pré-requis de chaque secteur pour faire son choix : « Si on s’intéresse au BtoC, les cours de psychologie et de sociologie sont essentiels. C’est la connaissance des consommateurs, et c’est fondamental. » Si ce n’est pas votre tasse de thé, mieux vaut vous orienter vers une formation tournée vers le marketing BtoB…



Le marketing : davantage une pratique qu’une science

Au-delà de la théorie, une bonne formation en marketing devrait également proposer à ses participants de travailler sur des cas pratiques réels. « Il ne faut pas juste travailler sur un cas papier trouvé dans un bouquin de Harvard, mais être plongé dans une situation managériale », explique Benoît Heilbrunn, le directeur scientifique du MS Marketing et Communication de l’ESCP Europe. Pour Anne Launois, il faut « 40 % de théorie pour 60 % de pratique ».

Pour être en mesure de faire plancher ses participants sur des données et des problématiques réelles, encore faut-il que l’école soit dotée d’un solide réseau d’entreprises. « L’implication des professionnels dans le programme ne doit pas juste être de l’affichage, prévient la directrice du MS Stratégie Marketing à l’ère digitale d’Audencia Business School. Il faut demander au responsable de la formation si l’entreprise participe vraiment aux projets. »



Le digital comme un outil au service du marketing

Difficile aujourd’hui de concevoir un Mastère Spécialisé en marketing sans modules consacrés au digital. Regardez les noms des formations : l’ESSEC Business School a son MS Marketing Management et Digital, Skema Business School son MSc Digital Marketing, et Audencia Business School son MS Stratégie Marketing à l’Ere Digitale. Des intitulés similaires qui cachent parfois des réalités bien différentes. « Attention, une bonne formation n’est pas qu’une formation aux outils digitaux ! », prévient Anne Launois. « Il faut savoir manipuler ces outils, mais aussi les dissocier de la stratégie marketing », renchérit Nathalie O’Mahony.

« Il faut se méfier des programmes qui glorifient le digital, affirme Benoît Heilbrunn. Vous ne pouvez pas être bon en digital sans comprendre le marketing. Un bon programme en marketing s’y intéresse de différentes manières, sans être mono-axial. »



Diversité des enseignements, diversité des interactions

Si selon nos experts le digital doit être considéré comme un outil, d’autres domaines peuvent aussi être mis au service du marketing. Le design, par exemple. « C’est primordial d’enseigner l’innovation, le design et la créativité, à travers des modules sur le processus d’idéation ou sur le maquettage par exemple » explique Anne Launois. Si le marketing peut se diviser en deux branches, marketing créatif et marketing analytique, un directeur marketing doit maîtriser les deux.

De cette diversité des enseignements doit découler une habileté à interagir avec différentes fonctions métier au sein de l’entreprise. « Le marketing ne peut s’envisager qu’en connexion avec d’autres fonctions. J’ai du mal à imaginer une formation en marketing qui ne fasse pas l’interface », explique Nathalie O’Mahony. « Le candidat doit regarder tout le programme. Il faut un cours sur le rôle des acheteurs, par exemple », conseille Benoît Heilbrunn.



De la précision dans l’intitulé des cours

Examiner le descriptif des cours devrait d’ailleurs devenir un réflexe lors de votre quête du programme idéal. Benoît Heilbrunn conseille de prêter une attention particulière aux intitulés des modules : « Plus les termes sont génériques, plus il faut se poser des questions. Si on ne parle pas du client, du merchandising, du brand management, de big data, c’est problématique. » Bonne nouvelle : cet examen préalable du syllabus vous servira également pour intégrer la formation que vous aurez finalement choisie. C’est une marque de sérieux et de motivation, explique Benoît Heilbrunn : « En entretien, le candidat qui me dit qu’il veut rejoindre notre Mastère parce que tel cours lui plaît, je le prends ! ».

 

>>Audencia Business School, l'emlyon business school et l’ESCP Europe répondent aux questions des internautes de Campus Channel sur leur MS marketing

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