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Qui sont les entrepreneurs en France ?

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Benjamin Dusaussoy

30/01/2017

Des entrepreneurs de plus en plus de jeunes, moins de micro-entreprises, une baisse des défaillances... 2016 a marqué un changement de cap dans le paysage entrepreneurial français. La preuve par les chiffres !

En 2016, 554 000 entreprises ont été créées en France d'après les derniers chiffres de l'Insee. Avec 6 % de plus par rapport à l'année précédente, il s'agit de la plus forte hausse depuis six ans. Autre bonne nouvelle, le nombre de défaillances d'entreprises qui a baissé. « Nous sommes à 57 844 procédures, soit encore au-dessus des 50 000 enregistrées avant la crise, mais la voie est tracée puisqu'il s'agit du meilleur chiffre depuis janvier 2009 », témoigne Thierry Millon, responsable des Études chez Altares.

Parmi les créateurs individuels, la part des femmes se maintient à 40 % alors que l’âge moyen s'élève à 37 ans. Dans le domaine information/communication, les créateurs sont plus jeunes avec 33 ans en moyenne. À l’inverse, ils sont plus âgés dans les activités immobilières ou dans l’industrie (40 ans), la construction ou les activités de services administratifs et de soutien (39 ans). Hors micro-entrepreneurs, seules 7 % des entreprises sont pourvoyeuse d’emplois à la création. Elles démarrent alors en moyenne avec 2,6 salariés.

 

Le bond en avant des SAS

Ce sont surtout les créations d’entreprises individuelles hors micro-entreprises (142 400 inscriptions en 2016 contre 129 700 en 2015) et les créations de sociétés (188 800 inscriptions en 2016 contre 172 000 en 2015) qui augmentent fortement, comptabilisant chacune 10 % de progression. En 2016, plus de la moitié des sociétés nouvellement fondées le sont par actions simplifiées (SAS), confirmant ainsi l'attrait des entrepreneurs pour cette catégorie juridique. À l’opposé, la part des sociétés à responsabilité limitée (SARL) continue de diminuer. L'an dernier, elles ne constituaient plus que 40 % des créations contre 57 % en 2014.

 

La micro-entreprise marque le pas

Les micro-entreprises, qui avaient été jusque-là largement plébiscitées, connaissent quant à elles un léger recul avec 222 800 immatriculations en 2016, plus bas niveau depuis 2009. La part des micro-entrepreneurs dans le nombre total des créations passe de 58 % en 2010 à 40 % en 2016. « Ce régime a vraiment démocratisé l’entrepreneuriat. Tout le monde connaît ce sujet et sait maintenant qu’il est possible de se lancer "facilement" », note Nathalie Carré, chargée de mission Entrepreneuriat à la Chambre de Commerce et d'Industrie. Comme le souligne Sandrine Plana, responsable des études à l'Agence France Entrepreneur : « elles représentent tout de même quatre créations d'entreprises sur dix en raison notamment de la facilité d'inscription, de gestion, des charges... Tous ces arguments continuent à rendre le statut attrayant. »

 

Des secteurs bien identifiés

L'an dernier, les créations d’entreprises ont augmenté dans la plupart des secteurs d’activité. Un constat particulièrement marqué dans les domaines des transports et de l’entreposage ainsi qu'au sein des activités spécialisées, scientifiques et techniques. Tous types d’entreprises confondus, elles s’accroissent aussi dans la très large majorité des régions. « La hausse est particulièrement importante en Île-de-France », constate Sandrine Plana (+ 13 %). Les créations augmentent également nettement en Corse et en Normandie (+ 5 %), dans le Grand Est ou Auvergne-Rhône-Alpes (+ 4 %). Le secteur des soutiens aux entreprises reste le deuxième plus important en nombre de créations, derrière le commerce. À l’opposé, ce nombre recule en 2016 dans la construction, les services aux ménages et le commerce (respectivement - 3 %, - 2 % et - 1 %).

 

+ 208 % de création chez les moins de 30 ans entre 2002 et 2014

Enfin, le nombre d'entreprises créées par les jeunes a considérablement augmenté ces douze dernières années. L'augmentation atteint 208 % entre 2002 et 2014. Une tendance de fond qui a pour effet d'accroître sensiblement la part des moins de 30 ans parmi les créateurs, passée de 20 % en 2002 à 24 % en 2014. Pour Michel Coster, directeur de l'incubateur EM Lyon : « le "do it yourself" et le "do it together", c'est-à-dire le désir d'indépendance et d'accomplissement avec des personnes choisies sont devenus le prisme des générations actuelles, également en rupture avec le monde des grandes entreprises depuis quelques années. » GreenTech, HealthTech, BioTech... Un constat qui se vérifie notamment avec l'émergence croissante du nombre de start-up estimées entre 5 000 et 6 000 aujourd'hui en France. Ce n'est certainement pas l'ouverture en 2017 de la nouvelle Halle Freyssinet à Paris, surface de 34 000 m² dédiée aux entrepreneurs et plus particulièrement aux start-up, qui changera la donne !

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lanceurdalerte

01/02/2017

à 18:08

Désolé mais article peu crédible quand on connaît le monde de l'entrepreneuriat;
On parle que des créations mais quasiment jamais des fermetures et dépôts de bilan. Depuis 2008, il y a autant de fermetures que de créations !!!
Beaucoup de chômeurs en fin de droits ou de licenciés éco créaient leurs sociétés par DEPIT.
Deux chiffres caractéristiques dans cet article: 222000 auto-entrepreneurs soit en gros 50% des créateurs (qui arrêtent en partie dans les 12 mois car ils gagnent une misère) ; + 208% chez les jeunes ( qui représente le + fort taux de chômage avec les seniors depuis longtemps).
Cherchez l'erreur. Messieurs les journalistes, ne validez pas les erreurs de nos institutions qui "vendent" la création d'entreprise pour faire baisser les chiffres du chômage. Bien à vous

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En réponse à lanceurdalerte

JMI42

07/02/2017

à 14:18

oui, sans compter qu'ils mangent le plus souvent à la vite, passent de mauvaises nuits, voient peu leur famille ou amis, engloutissent les kilomètres, sont poursuivis par le stress des délais de paiement, de l'ajustement de la tréso et des salaires, du client qui ne paie pas... qu'ils ont aussi une image souvent dégradée "du patron qui s'engraisse" aux yeux de leurs salariés (alors que les rémunérations de patron de TPE/PME sont bien éloignées des chimères rencontrées...), une solitude parfois pesante et surtout d'une obligation sociale de réussite... il faudra quand même un jour reconnaitre que, n'est pas fait pour être patron qui le veut. (D'ailleurs, les divorces et suicides au travail ne sont pas que l’apanage des salariés).
Après c'est vrai qu'il a une autonomie décisionnelle et organisationnelle, quelques autres avantages comme une réalisation de soi et que la majorité sont contents (heureusement )
Il est aussi nécessaire de ne pas perdre de vue que le "devenez votre patron" est aussi un fond de commerce pour certains,

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