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Quels dispositifs de formation pour faciliter sa reconversion ?

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Morgan Robert

05/10/2018

Pour donner vie à une reconversion, la formation peut être une bonne idée pour être sûr de son choix, acquérir de nouvelles compétences et se donner confiance. Surtout que certains dispositifs restent très abordables financièrement.

Pour faire le point : le bilan de compétences et le CEP

Certes, de multiples solutions existent aujourd’hui pour faciliter sa reconversion professionnelle. Pour autant, ce large éventail de possibilités reste difficilement accessible si l’on s’y frotte seul. Pour Philippe Pillière, PDG du cabinet Morgan Philips Outplacement-Morgan Philips Evolution, « le meilleur moyen d’aborder une réorientation consiste à bien connaître son parcours professionnel, ses compétences et surtout à bien savoir les expliquer. » Le bilan de compétences est certainement l’un des outils les plus adaptés pour mener ce premier travail de réflexion. Il consiste en 24 heures maximum de tests et d’entretiens avec un expert, pour un coût de 1 000 à 3 000 euros. L’autre option est de se tourner vers le Conseil en évolution professionnel (CEP). Ce service, gratuit, est, entre autres, proposé par l’APEC. Il se décompose en plusieurs étapes – entretien individuel, conseils – et se conclut, comme le bilan de compétences, par un récapitulatif du projet envisagé et un accompagnement dans sa mise en route : recherche de formations, financements, interlocuteurs…

« Ces deux dispositifs sont l’occasion de faire le point et de travailler sur soi, explique Moy Taillepied, directeur adjoint à la direction nationale des formations du CNAM. Ils servent notamment à faire la part des choses entre l’envie de s’investir dans une toute nouvelle activité et l’envie de simplement fuir un contexte professionnel difficile. »

 

Pour se former : le CIF et le CPF

Le volet formation est l’autre point essentiel d’une reconversion. Il existe une infinité de cursus à disposition des adultes, pour des durées allant de quelques heures à plusieurs années. Ces parcours sont généralement diplômants mais aussi qualifiants ou certifiants, c'est-à-dire reconnus par des branches professionnelles. Parmi les dispositifs les plus connus figurent le Congé individuel de formation (CIF) et le Compte personnel de formation (CPF). D’une durée de 12 mois maximum pour un temps plein ou de 1 200 heures pour une formation à temps partiel, le CIF est idéal pour les parcours de longue durée visant une reconversion. D’autant qu’il peut se trouver prolongé sous certaines conditions et même renouvelé une fois passé un délai de franchise. Le CPF permet, quant à lui, de financer jusqu’à 150 heures de formation, 400 heures dans certains cas. Un timing idéal pour les formations de courte durée comme celles consacrées, par exemple, à la création d’entreprise. Le CPF peut également s’envisager pour des parcours diplômants plus longs, qu’il sera possible d’effectuer en plusieurs étapes, par blocs de compétences.

À noter que face aux coûts parfois élevés de certaines formations, il n’est pas rare que des montages soient mis en place pour cumuler plusieurs aides financières. Dans bien des cas, une part d’auto-financement est toutefois inévitable, notamment pour les cadres envisageant d’intégrer un MBA ou un Executive MBA.

 

Pour raccourcir ses études : la VAE

La Validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de décrocher un diplôme ou une certification sans devoir en suivre tous les cours. Le moyen ? Faire reconnaître diverses expériences professionnelles et personnelles comme autant d’acquis à même d’être transformés en crédits de formation. La VAE est valable du CAP au Master, le candidat pouvant, selon le parcours, décrocher une partie ou la totalité du diplôme visé. Il est possible de prétendre à ce dispositif à partir d’une année d’expérience dans le secteur du diplôme réclamé. « On estime qu’il y a environ 25 000 VAE chaque année en France », explique David Rivoire, directeur du cabinet VAE les 2 Rives. Attention, le processus est assez contraignant pour le candidat qui doit monter un dossier pour prouver que ses expériences professionnelles méritent reconnaissance et validation. La complexité et la durée estimée de la démarche, de 6 à 18 mois, en rebutent d’ailleurs beaucoup. « Entre la collecte des expériences, la gestion des projets ou encore le déblocage de diverses situations administratives, le facteur temps peut varier de 1 à 5… », précise David Rivoire. 

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