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VAE : mode d’emploi

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Benjamin Dusaussoy

06/11/2014

Au total, quelque 10 000 diplômes sont accessibles par la Validation des Acquis de l'Expérience (VAE). Reconnaissance personnelle, évolution professionnelle, possibilité de suivre une formation d'un niveau supérieur… Comment se déroule-t-elle et à qui s'adresse-t-elle ?

Le principe de la VAE est simple : « faire reconnaître officiellement des compétences acquises par l’expérience grâce à l'obtention d'une certification : diplôme d'université comme une licence ou un Master, titre professionnel ou certificat de qualification professionnelle », témoigne Stéphanie Loiseau, chargée de mission au Fongecif Île-de-France. L'appellation dépend de la nature de l’organisme qui délivre la certification. Quoi qu'il en soit, celle-ci doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

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Une VAE pour mieux négocier les conditions d'un job

De manière concrète, ce dispositif a pour objectif de faire coïncider un niveau de responsabilité au diplôme qui lui correspond. Dans quel but ? Permettre à ceux qui l'obtiennent «de pouvoir mieux négocier les conditions du poste, précise Stéphanie Loiseau, comme le salaire par exemple. » Ou encore, « de pouvoir prétendre à une promotion professionnelle en interne ou postuler dans une autre entreprise. »

Certaines personnes se lancent également dans une VAE pour accéder à une formation d’un niveau supérieur : par exemple, ils tentent d’obtenir une licence par la VAE pour ensuite s’inscrire en Master en formation initiale ou continue.

A qui s’adresse la VAE ?

Il n'existe aucune limite d'âge pour entamer une VAE, par ailleurs accessible à n'importe quel moment de l'année. Salariés ou non, demandeurs d'emploi indemnisés ou pas, agents publics, bénévoles… Selon les textes, toute personne qui justifie d’au moins trois ans d’expérience en rapport direct avec la certification visée peut prétendre à la VAE.

« Cadre dirigeant, responsable RH, informaticien... peu importe le poste occupé du moment que le candidat se sent à la hauteur de la certification, concède Liliane Helt, dirigeante du cabinet Carrières Conseils. De nombreux professionnels ont acquis leurs compétences de manière autonome ou en se formant à travers les connaissances de leurs collègues. Un directeur de magasin qui a commencé sa carrière avec un BTS peut vouloir légitimer son statut à un certain moment de sa carrière. »

Quels sont les étapes d’une VAE ?

La définition du projet

La VAE, qui n'est pas une formation, se déroule en cinq phases. La première consiste à définir quelle certification correspond au métier ciblé. « Soit le candidat a déjà une idée précise du diplôme et de l'organisme ‘‘valideur’’ en charge : écoles, CNAM, Education nationale, universités... Soit il s'adresse à une plateforme capable de l'informer sur le sujet et sur les financements possibles en fonction de son statut », relève Stéphanie Loiseau.

La demande de recevabilité

Deuxième étape, le dépôt de la demande de recevabilité auprès de l’organisme valideur. Ce dernier vérifiera le respect des conditions d’éligibilité du candidat : nombre et contenu des années d’expérience, conformité avec le référentiel de la certification ainsi que les différentes pièces justificatives à joindre obligatoirement.

Le dossier de VAE

Si le dossier est accepté, vient l'étape déterminante de la préparation du dossier. « Il ne s'agira pas seulement de décrire son poste et ses activités. Il peut être demandé de présenter les projets mis en place, leurs aboutissements, les compétences sur lesquelles on s’est appuyé... Il faudra également apporter des preuves par des réalisations concrètes », témoigne la chargée de mission au Fongecif Île-de-France.

Le choix de l'accompagnement ou pas

A ce stade, il est possible de choisir de se faire accompagner pendant, ou dehors de son temps de travail. Il peut s'agir de l'organisme valideur, du Fongecif ou d'un organisme de formation spécialisé comme les cabinets de conseils. « Si l'accompagnement assure le recadrage, la correction, il permet surtout de se fixer des objectifs réguliers. Une personne seule va rarement jusqu'au bout de sa VAE », affirme Liliane Helt. Objectif : bénéficier d'une aide méthodologique pour la constitution du dossier et se préparer à la dernière étape : l'entretien avec le jury.

La décision du jury

En bout de course, chaque candidat déposera son dossier auprès de l'organisme valideur et sera convié à un entretien avec le jury. « Celui-ci pourra notamment effectuer des mises en situation professionnelle pour le tester. » Il décidera du refus ou de l’attribution totale ou partielle de la certification. « En cas de validation partielle, il est possible d'acquérir les compétences manquantes par l'expérience ou par le biais d'une formation complémentaire. Un candidat recalé sur son niveau d'anglais par exemple, pourra soit demander à passer un examen sur ce bloc, soit prouver son aptitude grâce à des mises en situation professionnelles. Chaque candidat a alors cinq ans pour obtenir les modules manquants », conclut Jocelyne Fournier, directrice de la formation  à la CCI Rhône Alpes.

Benjamin Dusaussoy © Cadremploi 

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Simple Bénévole = pas de VAE

16/03/2016

à 21:20

C'est bien beau sur le papier.
Il est aussi indiqué que le temps passé en association peut être validé en VAE, sauf qu'il faut avoir été salarié de l'association et pas simplement défrayé ni bénévole complet....
J'ai voulu entamer une VAE accompagnateur montagne du fait de mon expérience, de l'accompagnement de petits groupes depuis plusieurs années y compris d'enfants et d'ados, d'organisation de stages de survie, de découverte nature faune et flore, de géologie, et du fait que je parle couramment l'anglais et correctement l'allemand. Mais je n'ai pas le BAFA, je n'ai pas été rémunéré, j'ai toujours fait cela dans le cadre associatif, "allez venez on organise une sortie" car pour faire ce que je fais en auto-entrepreneur par exemple, il faut justement avoir le titre et être assuré sinon on est en infraction.
1ere question des interlocuteurs pour la VAE : Amenez nous vos bulletins de paye et votre contrat de travail (je n'en ai jamais eu) ainsi qu'un descriptif de vos positons et activités "réelles", avec un CV complet d'évolution de carrière, donc rien à voir. Les deux derniers points ne suffisent pas.
J'ai la fin de 50aine inreclassable en tant que cadre dirigeant côté emploi marchand, en recherche d'emploi (je n'aime pas le terme de chômeur) depuis plusieurs années et depuis un bail non indemnisé (je ne coute rien à la société).
Pour le baratin tout le monde est bon et tout est bien et possible mais dans la réalité c'est tout autre chose.

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