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Anglais : les médias sociaux augmentent les exigences des entreprises

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Marion Senant

19/02/2014

Les médias sociaux révolutionnent la communication des entreprises, tant en interne qu’avec leurs clients. Le problème, c’est que la langue d’internet, c’est l’anglais… Et qu’à peine un tiers des salariés la maîtrise suffisamment pour ne pas risquer de ruiner l’image de leur entreprise sur les réseaux.

Le bon vieux mail serait-il en train de devenir has-been ? Et oui, l’email est déjà considéré comme un moyen de communication « classique » en entreprise, au même titre que le téléphone et le rendez-vous « en face à face ». D’ailleurs, d’ici trois ans, le recours à ces modes de communication devrait baisser de respectivement 13%, 19% et 18%, d’après une étude menée par Redshift auprès d’un millier de salariés du monde entier.

La communication des entreprises bouleversée

La révolution des moyens de communication est en marche dans les entreprises. « Les médias numériques ne sont pas une mode. Ils induisent un changement radical dans notre façon de travailler, prévient Eric Qualman, professeur en MBA et auteur du best-seller « Socialnomics : How Social Media Transforms the Way We Live and Do Business ». Dans un monde envahi par les médias sociaux, les meilleures entreprises sont celles qui comprennent que communiquer signifie écouter et comprendre, et pas seulement vendre », ajoute-t-il.

80% des salariés interrogés par l’étude utilisent déjà les médias sociaux. Pour les entreprises, ils sont devenus un moyen de mieux se faire connaitre du grand public et de renforcer leur liens avec leurs clients et leurs fournisseurs. « Avec ces nouveaux médias, une nouvelle forme de communication se développe, beaucoup moins formelle », analyse Michael Hulme, directeur du Social Futures Observatory, qui a rédigé le rapport de l’étude.

Pour Cyril Florio Country Manager chez EF Education First, « les médias sociaux ont radicalement modifié la manière de communiquer des entreprises et celles-ci doivent s’assurer de pouvoir compter sur des collaborateurs compétents pour répondre à cette évolution. »

Les médias sociaux exigent un niveau d’anglais très élevé

Le problème, c’est que ces nouveaux modes de communication imposent majoritairement l’anglais comme langue universelle. 41% des sondés considère même l’anglais comme « la langue d’internet ».

Ces nouveaux modes de communication impliquent une rapidité et une fluidité des échanges qui requiert un excellent niveau d’anglais. Il est même parfois difficile pour des anglophones de naissance de s’y aventurer ! Abréviations, second degré, références culturelles… la maîtrise de l’anglais dans le contexte des médias sociaux va bien au-delà des déclinaisons de verbes particuliers.

« Avec les nouveaux médias, les entreprises encourent le risque de ruiner leur image par accident, à cause de simples problèmes de maîtrise de l’anglais. Et comme tout est enregistré sur internet, il y a une trace permanente », analyse Michael Hulme, également professeur émérite à l’université de Lancaster. « Une simple erreur de langage peur porter un grave préjudice à l’image de l’entreprise et même avoir des conséquences sur le plan judiciaire », prévient le professeur.

Les deux tiers des salariés pas au niveau

Michael Hulme utilise le terme de « Linguerati » pour désigner ces salariés capables de gérer ce type d’échange. Plutôt jeunes, ils cumulent d’excellentes compétences en anglais (sans forcément être bilingue) et une parfaite maîtrise des réseaux sociaux. Le problème, c’est qu’ils sont trop peu nombreux. D’après l’étude de Redshift, ils ne représentent que 37% des professionnels interrogés. En France, leur proportion tombe même à 26% !

La bonne nouvelle, c’est que 85% des salariés interrogés veulent améliorer leurs compétences en anglais… mais seulement 46% des entreprises les soutiennent dans cette démarche. Le rapport de Michael Hulme recommande d’ouvrir la formation en anglais à tous les employés et non plus seulement à quelques « happy few » triés sur le volet. Pour Cyril Florio, de EF Education First, « il faut que les entreprises voient la formation en anglais comme un investissement stratégique et que les salariés la considèrent comme un investissement dans leur employabilité ».

Marion Senant © Cadremploi.fr

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