Carrières internationales : ces langues qui vont compter

Publié le 24 novembre 2014 Jeanne Ably

Impossible de faire l’impasse sur l’anglais dans sa vie professionnelle, mais c’est bien la pratique d’une autre langue qui constitue aujourd'hui le critère de sélection décisif quand on veut faire carrière à l’international. Tour d’horizon des langues qu’il fera bon avoir sur son CV dans les années à venir.
  1. Le chinois, incontournable dans le commerce international 
  2. L’arabe gagne du terrain dans le secteur du luxe et du tourisme médical
  3. Le russe : pour saisir des opportunités dans le secteur de la consommation des biens
  4. Le portugais, pour les professionnels de l’industrie et de l’import/export
  5. Les langues européennes à surveiller de près

Le chinois, incontournable dans le commerce international 

Deuxième puissance économique mondiale après les États-Unis, la Chine représente sans aucun doute le nouvel eldorado économique. Que ce soit dans les domaines de l’import/export, de l’industrie, de la distribution, de l’aéronautique, du luxe ou encore de l’automobile, de plus en plus d’entreprises françaises partent à la conquête de l’Empire du Milieu, à l’image de PSA ou de L’Oréal.

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Dans ce contexte, la maîtrise du mandarin se révèle indispensable : « Parler seulement anglais en Chine, c’est risque de se retrouver ‘‘lost in translation’’, dans la mesure où les Chinois ne le parlent que très peu, voire pas du tout. Plus généralement, la concurrence mondiale impose aujourd’hui de parler la langue locale pour gagner des parts de marché », assure Jean-Luc Chevrier, co-fondateur du site Les langues de l’export.  Scheherazade Zekkar, fondatrice du site de carrière Culturedge, insiste : « Même dans l'industrie automobile, les recruteurs recherchent des personnes maîtrisant le mandarin – et non l'allemand – afin de séduire le consommateur chinois. Ce n'est pas l'industrie qui impose la langue, mais l'opportunité du marché. »

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L’arabe gagne du terrain dans le secteur du luxe et du tourisme médical

Leader mondial dans les secteurs du pétrole et du gaz, le monde arabe suscite de plus en plus l’intérêt des multinationales françaises qui sont nombreuses à se tourner vers les pays du Golfe. Mariam Khattab, responsable recrutement de l’agence Mozaïk RH est formelle : «  La maîtrise de l’arabe littéraire constitue à coup sûr une valeur ajoutée, notamment pour les ingénieurs qui grâce à elle pourront postuler sans trop de peine dans les filiales françaises de Total et de GDF-SUEZ .»

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Autre secteur concerné : le luxe, qui a vu apparaître une clientèle de plus en plus friande de produits haut de gamme dans les pays du Moyen-Orient, et le secteur médical, que touchent de plein fouet les habitudes croissantes de "tourisme médical". « Les habitants du Moyen-Orient se font de plus en plus soigner à l’étranger, créant dans les pays visés un besoin notable en personnel médical parlant l’arabe. » indique Scheherazade Zekkar. Le phénomène se répercute dans le secteur hôtelier, témoin la chaîne Fairmont qui propose à ses clients les services d'un personnel arabophone. Les médias, avec la création de France 24 Arabic ou RMC Moyen Orient, et la culture, portée par des projets tels que le Louvre ou la Sorbonne-Abu Dhabi, constituent également des secteurs porteur d’avenir pour les professionnels maitrisant l’arabe.

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Le russe : pour saisir des opportunités dans le secteur de la consommation des biens

Avec plus de 240 millions de consommateurs recensés en 2012, la CEI (qui regroupe neuf des quinze anciennes républiques soviétiques) constitue un marché à forte valeur ajoutée pour les entreprises françaises telles qu'Auchan ou Renault, qui réalisent des profits considérables en son sein. Premiers domaines visés : l’e-commerce, l’automobile ou encore la grande distribution, qui explosent tous azimuts dans les territoires russes.

« On retrouve, dans beaucoup de secteurs touchant à la consommation des biens, le désir de mieux communiquer avec le consommateur. Au-delà des compétences en marketing, la sensibilité à la culture et la capacité à s’adapter à l’environnement sont donc primordiales », affirme Scheherazade Zekkar.

L’industrie du luxe constitue aussi un secteur riche d’opportunités, les Russes raffolent du savoir-faire français, qu’il s’agisse de haute-couture, de cosmétiques ou d’arts de la table. Dans les secteurs de la recherche, de l'aéronautique et de l’aérospatial, l’apprentissage du russe représente un atout non moins grand pour les profils scientifiques. Sans oublier, bien sûr, le champ diplomatique, où la Russie occupe une place de premier plan.

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Le portugais, pour les professionnels de l’industrie et de l’import/export

Avec ses taux de croissance record, le Brésil renforce chaque jour son poids économique sur la scène internationale. Premier partenaire de la France en Amérique latine, il constitue en outre une sorte de terre promise pour les entreprises françaises qui sont d'ores et déjà plus de 450 à avoir franchi ses frontières. « Il est certain que les liens entre les deux pays vont accroître le besoin de professionnels maîtrisant le portugais, notamment dans les secteurs de l'import/export et du commerce international. Idem dans le secteur du tourisme, où l'évolution du pouvoir d'achat des Brésiliens va de plus en plus se faire sentir », explique Luca Sadurny, co-gérant de la société MosaLingua qui développe des applications d'apprentissage des langues.

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Première langue officielle en Angola, pays riche en ressources naturelles, le portugais peut aussi s’avérer très utile pour quiconque se destine à travailler dans le secteur de l’énergie.

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Les langues européennes à surveiller de près

Leur importance ne saute pas aux yeux, pourtant la maîtrise de langues telles que le polonais ou le turc constituera à l’évidence un atout dans les années qui viennent, en raison de l’élargissement de l’Union européenne. Luca Sadurny se fait prophète : « Il s'agit de langues parlées dans des pays qui connaissent une forte croissance et qui pourraient devenir, dans une Europe en crise, des acteurs majeurs dans les secteurs de l'import/export et de l'industrie. »

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Jeanne Ably
Jeanne Ably

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