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6 clés pour manager une équipe IT décentralisée

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Benjamin Dusaussoy

21/12/2015

Une DSI à Paris dirigeant des centres de services offshore en Province ou à l'étranger, des techniciens répartis sur le territoire... Format de pilotage complexe, le management décentralisé est pourtant une pratique commune dans l'IT. Entre des process adaptés, l'implication des équipes en bureau virtuel et la mise en place d'outils collaboratifs, zoom sur la manière de gérer ses équipes à distance.

Faire confiance et responsabiliser

Après 30 ans passés à côtoyer les entreprises du secteur, Laurence Lefrançois, consultante en performance chez Learning Tree, est formelle : « l'une des plus fortes difficultés dans la gestion à distance reste le manque de confiance des managers en leurs collaborateurs. Or, le management décentralisé est avant tout un état d'esprit. » Organiser et définir clairement les deadlines à respecter, les objectifs à atteindre et une fois rempli, savoir les mesurer, une conduite qui induit de « responsabiliser ses équipes, confie Pascal Dejeux, associé au sein du cabinet XPR-IT. Ce qui s'avère plus compliqué que le management en présentiel car la distance sous-entend une vraie capacité à déléguer. Et voir ensuite quels sont les besoins de ses équipes en accompagnement. »

 

Former ses équipes

Puisque la motivation des collaborateurs passe avant tout par un management implicatif, cela signifie pour Pascal Aubry, directeur général de Teclib’ : « comprendre ce que la personne a vraiment envie de faire, non pas son domaine de confort mais quelle est sa zone de challenge. » Pour Eric Boulard, responsable de la formation managériale chez Global Knowledge : « contribuer à faire monter ses collaborateurs en compétences et développer leurs ressources est la composante d'un super leader. » D'autant que la distance peut aussi avoir un vrai impact en termes de perdition de compétences. « Pour identifier les besoins d'accompagnement, en tant que manager, les premières semaines d'un projet sont très importantes », indique Pascal Dejeux.

 

Des périodes de présentiel indispensables

Passer du temps sur les plateaux, inviter régulièrement les acteurs d'un centre de services ou d'expertises basé en Province...  Pour Pascal Dejeux : « la distance a ses limites, il est primordial de connaître les personnes avec qui l'on travaille. Ce qui implique dès le départ du présentiel pour se faire reconnaître. » Chez Teclib par exemple, « toutes les équipes, françaises ou espagnoles, se retrouvent toutes les six semaines à Paris. Un rassemblement qui engendre des coûts mais représente un gain de productivité », témoigne Pascal Aubry.  La raison ? « Favoriser le travail d'équipe sans réinventer la roue en permanence. Car un des défauts majeurs dans l'IT consiste à reproduire des choses qui existent déjà. »

 

Travailler avec les outils collaboratifs

Échanger régulièrement avec ses collaborateurs sur les objectifs ou les plans d'action est une prérogative essentielle. Logiciels de gestion comme Git, solutions de communication unifiées à l'instar de Jabber ou WebEx, outils de visioconférence, plateforme de partage permettant de consigner un tableau bord… Comme l'indique Pascal Aubry : « Ces outils favorisent le partage d'informations alors que l'empathie contribuera à l'esprit d'équipe. » Autre aspect positif côté manager : « pouvoir se rendre disponible en étant facilement joignable, concède Pascal Dejeux. L'un des travers d'un mauvais manager à distance est de ne se fier qu'aux reportings pour prendre la mesure. » Et de ne communiquer que par emails.

 

Savoir adopter sa communication

Le management décentralisé implique enfin : « une faculté d'organisation professionnelle et personnelle sans faille pour arriver à agencer plusieurs plannings ou réunions à distance », témoigne Eric Boulard. Objectif ensuite : adapter son mode de communication en fonction  des interlocuteurs. Outre les rendez-vous actés une à deux fois par mois, « il convient de fonctionner en entonnoir : certains projets nécessitent de se voir plus, d’autres moins. Et puisque tout le monde ne fonctionne pas de la même façon, de fournir du temps à ceux qui rencontrent des difficultés sans pour autant passer du manager béquille au manager tuteur. » Autant de process pour garder le cap sur l'avancement du projet tant en termes de deadlines que de trajectoire sur le développement technique des opérations.

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